Vendredi 5 décembre 2008

Cela se passait il y a bien longtemps, aux portes de la bonne ville de Toulouse en Occitanie. Un soleil radieux illuminait le ciel, faisant chanter les briques de la ville rose, et un cortège haut en couleur faisait son entrée par la grande porte; Le Roi René venant présenter à ses sujets la belle Aude, sa future épouse.

 

Le cortège était arrivé sur la Place du Capitole, noire d'un peuple en liesse, lorsque, levant les yeux, la jeune princesse pousse un cri ! Au gibet patibulaire trônant dans un coin de la place, le bourreau s'apprête à passer la corde au cou d'un homme à la pauvre mine, quelque gueux sans doute qui devait bien un jour en arriver là...

 

- Oh ! supplie la belle Aude, ne peut-on lui faire grâce un jour comme celui-ci ?
- Nous ne le pouvons, Princesse, répondent les capitouls. Il a commis un crime pour lequel il n'y a pas de pardon !
- Mais un tel crime peut-il exister ? N'y a-t-il pas quelque moyen de l'absoudre que je puisse mettre en oeuvre ?
- Princesse, il est prévu par notre loi qu'on peut le racheter moyennant une somme de mille ducats !
- Mais comment ce pauvre hère peut-il réunir une telle somme ! plaide la jeune épousée.

 

Elle se tourne alors vers le cortège et ses suivants. De son escarcelle, le roi tire 500 ducats. La reine en sort 200. Les seigneurs fouillent dans leur poches et font tinter les pièces dans l'aumônière: victoire ! 997 ducats !

 

- Messires, pour 997 ducats, vous allez bien faire grâce ?
- Hélas non Princesse. La loi est la loi... Il manque encore trois ducats...
- Pour trois ducats, vous allez le pendre ! Mais fouillez donc ce pauvre homme, peut-être les a-t-il sur lui ?

 

Et dans la poche du condamné, on trouve les trois ducats manquants ! Il est sauvé !

 

 

Ainsi au moment ultime, lors du Jugement final, pourrons-nous, pécheurs, implorer la Vierge Marie. Elle sera notre intermédiaire puissante auprès de son Fils et de toute la Cour céleste. Mais rien n'y pourra faire si nous n'avons au fond de notre coeur... trois sous de bonne volonté.

 

Mystère du Moyen-Age

par Caroline publié dans : Méditations
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Mercredi 26 novembre 2008

Il avait été annoncé que le diable allait se retirer des affaires et mettre ses outils en vente. 
Le jour de la vente, les outils étaient exposés d’une manière attrayante : 

– Malice
– H
aine
– Envie
– Jalousie
– Sensualité
– Fourberie 

Tous les instruments du mal étaient là, chacun marqué à son prix. 
Il y avait aussi un outil en apparence inoffensif, très usé, mais dont le prix était supérieur à tous les autres. Quelqu’un demanda au diable ce que c’était. 

 
– C’est le découragement, répondit-il. 
 
– Pourquoi le vendez-vous aussi cher ?
- Parce qu’il est plus utile que n’importe quel autre. Avec ça, je puis entrer dans n’importe quel homme, et une fois à l’intérieur, le manœuvrer de la manière qui me convienne le mieux.
 
- Pourquoi est-il si usé ?
 
- Parce que je l’emploie avec presque tout le monde. Mais très peu de gens savent qu’il m’appartient.

Le prix fixé pour le découragement était si élevé que l’instrument n’a jamais été vendu. Le diable en est toujours possesseur, et il continue à l’utiliser.

par Caroline publié dans : Méditations
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Vendredi 21 novembre 2008

Il manque dans le monde 3 millions de médecins : devenez des médecins.
Plus dun milliard d'êtres humains ne savent ni lire, ni écrire : devenez des enseignants.
Deux hommes sur trois ne mangent pas à leur faim : devenez des semeurs et, des terres incultes, faites surgir les récoltes qui les rassasieront.

Vos frères ont besoin de vous : dans n'importe quelle discipline,
devenez très simplement, très noblement, des "ouvriers".
Car tout travail est noblesse lorsqu'on l'accroche à une étoile.
Devenez quelqu'un pour faire quelque chose.
Raoul Follereau

par Caroline publié dans : Méditations
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Lundi 17 novembre 2008

Ne vous imaginez pas que l’Amour, pour être vrai, doit être extraordinaire.
Ce dont on a besoin, c’est de continuer à aimer.
Comment une lampe brille-t-elle, si ce n’est pas par l’apport continuel de petites gouttes d’huile ?
Qu’il n’y ait plus de gouttes d’huile, il n’y aura plus de lumière, et l’époux dira :
«Je ne te connais pas.»

Mes amis, que sont ces gouttes d’huile dans nos lampes ?

 Elles sont les petites choses de la vie de tous les jours :
la joie,
la générosité,
les petites paroles de bonté,
l’humilité et la patience,
 simplement aussi une pensée pour les autres,
notre manière de faire silence,
 d‘écouter,
de regarder,
de pardonner,
de parler et d’agir.

Voilà les véritables gouttes d’Amour qui font brûler toute une vie d’une vive flamme.
Ne cherchez donc pas Jésus au loin .
Il n’est pas que là-bas,
il est en vous.
Entretenez bien la lampe et vous le verrez.
Mère Teresa

par Caroline publié dans : Méditations
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Lundi 3 novembre 2008

"Voici que je me tiens à la porte et que je frappe." C’est vrai !
 Je me tiens à la porte de ton cœur, jour et nuit.
Même quand tu ne m’écoutes pas, même quand tu doutes que ce puisse être moi, c’est moi qui suis là.
J’attends le moindre petit signe de réponse de ta part, le plus léger murmure d’invitation, qui me permettra d’entrer en toi.
Je veux que tu saches que chaque fois que tu m’inviteras, je vais réellement venir.
Je serai toujours là, sans faute.
Silencieux et invisible, je viens, mais avec l’infini pouvoir de mon amour.
Je viens, apportant tous les dons de l’Esprit-Saint.
Je viens avec ma miséricorde, avec mon désir de te pardonner, de te guérir, avec tout l’amour que j’ai pour toi ; un amour au-delà de toute compréhension, un amour où chaque battement du cœur est celui que j’ai reçu du Père même.
Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés.
Je viens, assoiffé de te consoler, de te donner ma force, de te relever, de t’unir à moi, dans toutes mes blessures.
Je vais t’apporter ma lumière.
Je viens écarter les ténèbres et tous les doutes de ton cœur.
Je viens avec mon pouvoir capable de te porter toi-même et de porter tous tes fardeaux.
Je viens avec ma grâce pour toucher ton cœur et transformer ta vie.
Je viens avec ma paix, qui va apporter le calme et la sérénité à ton âme.
Je te connais de part en part.
Je connais tout de toi.
Même les cheveux de ta tête, je les ai tous comptés.
Rien de ta vie n’est sans importance à mes yeux.
Je t’ai suivi à travers toutes ces années et je t’ai toujours aimé, même lorsque tu étais sur les chemins de traverse.
Je connais chacun de tes problèmes.
Je connais tes besoins et tes soucis.
Oui, je connais – je connais tous tes péchés, mais je te le redis une fois encore : Je t’aime, non pas pour ce que tu as fait, non pas pour ce que tu n’as pas fait.
Je t’aime pour toi-même, pour ta beauté et la dignité que mon Père t’a données en te créant à son image et à sa ressemblance.
C’est une dignité que tu as peut-être souvent oubliée, une beauté que tu as souvent ternie par le péché, mais je t’aime tel que tu es.
J’ai versé mon sang pour te ramener à Dieu.
Si seulement, tu me le demandais avec foi, ma grâce viendrait te toucher et combler tous tes besoins.
Je vais te donner la force pour te libérer toi-même du péché et de tous les pouvoirs destructeurs de ta vie.
Je connais ce qu’il y a dans ton cœur.
Je connais ta solitude.
Je connais les blessures de ton cœur, les rejets que tu as du subir, les jugements et les humiliations.
Tout cela, je l’ai porté avant toi, afin de pouvoir te partager ma force et ma victoire. Je connais tout spécialement ton besoin d’être aimé.
Je connais combien tu as soif d’être aimé et d’être chéri et combien tu as cherché en vain d’assouvir cette soif, dans un amour égoïste, accourant pour remplir le vide de ton cœur dans les plaisirs qui passent - avec un vide encore plus grand ; celui du péché. Est-ce que tu as soif ?
Venez à moi, vous tous qui avez soif, je vais vous combler.
Est-ce que tu as soif d’être aimé ?
Je t’aimerai plus que tout ce que tu peux imaginer.
Je t’ai aimé jusqu’à ce point de mourir sur la Croix pour toi.
J’ai soif de toi.
Moi aussi, j’ai soif de toi.
C’est la seule manière avec laquelle je pourrai décrire mon amour pour toi.
J’ai soif de toi.
J’ai soif de ton amour.
J’ai soif d’être aimé par toi.
Cela te dit combien tu es précieux à mes yeux.
J’ai soif de toi.
Viens à moi.
Je vais remplir ton cœur.
Je vais soigner tes blessures.
Je vais faire de toi une nouvelle créature.
Je vais te donner la paix, au cœur même de toutes tes épreuves.
Mais j’ai soif de toi.
Ne doute jamais de ma miséricorde, du fait que je t’accepte sans cesse, de mon désir de te pardonner, de ma soif ardente de bénir, de vivre en toi ma propre vie.
J’ai soif de toi !
Si tu te crois sans importance aux yeux du monde, cela ne m’importe pas du tout.
Pour moi, il n’y a qu’une chose qui importe ; il n’y a rien de plus important dans le monde entier que toi.
J’ai soif de toi !
Peu importe tes errements.
Peu importe combien tu m’as oublié.
Peu importe toutes les croix que tu as dû porter toute ta vie.
Il n’y a qu’une seule chose dont je veux que tu te souviennes tout le temps, une seule chose qui ne changera jamais : J’ai soif de toi, tel que tu es.
Tu n’as pas besoin de changer pour croire en mon amour qui va te changer.
Tu m’as oublié, et maintenant je te cherche à chaque instant de ta vie, me tenant debout, à la porte de ton cœur et frappant.
Tu pense que c’est dur à croire ?
Alors, regarde vers la Croix, regarde vers mon Cœur transpercé pour toi.
Regarde vers mon Eucharistie.
Tu n’as pas compris ma Croix ?
Alors, écoute encore une fois ce que j’ai dit sur la Croix : J’ai soif !
Oui, j’ai soif de toi.
J’ai soif de toi.
J’ai cherché quelqu’un pour combler mon amour et je n’ai trouvé personne.
Sois celui-ci.
J’ai soif de toi, de ton amour.

Mère Teresa Testament spirituel

par Caroline publié dans : Méditations
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Dimanche 26 octobre 2008

Celui qui veut ressembler à Dieu, doit mettre de l'ordre dans sa vie. Commençons par l'aspect extérieur. L'ordre signifie que chaque chose a sa place et que toutes choses se trouvent à leur place. Il est difficile de prier dans une pièce où tout est en désordre. On ne devrait jamais se coucher le soir avant d'avoir mis de l'ordre sur son bureau. A celui qui considère son sommeil comme un exercice de la mort (« Père, en tes mains, Je remets mon esprit »), il paraît normal de mettre de l'ordre dans ses affaires avant de s'endormir. On clôture ainsi la vie de cette journée. Le réveil du matin devient alors une véritable résurrection.

À un niveau plus profond l'ordre signifie accorder une plus grande place dans notre vie à ce qui est indispensable et important. Nous prévoyons du temps pour toutes sortes de choses inutiles, mais pas pour ce qui nous manque le plus. Nous avons tendance à toujours remettre à plus tard les choses essentielles, tandis que nous employons le moment présent pour ce qui est accessoire. Nous n'avons pas le temps de prier maintenant, peut-être ce soir... Mais, le soir nous sommes fatigués et nous remettons au samedi ou au dimanche. Mais, le samedi, nous devons nous reposer, faire des emplettes et entretenir notre maison; quant au dimanche nous sortons en famille.

Parmi ceux qui passent pour être de bons chrétiens, nombreux sont ceux qui envisagent une vie de prière plus profonde lorsqu'ils seront retraités. Quelle naïveté ! Qui sait si nous atteindrons l'âge de la retraite et, même si c'est le cas, si nous aurons encore la vitalité de commencer une vie nouvelle? C'est maintenant, tandis que nous en avons encore le temps et la force, que nous devons accorder la première place à l'essentiel. Beaucoup de personnes meurent sans avoir jamais eu le temps de faire ce qui est le plus important. Leur vie est passée avant d'avoir vraiment commencé.

Nous ne pouvons laisser tout cela au destin, ou à notre «bonne volonté». Les bonnes habitudes représentent un gain d'énergie, ce qui est intéressant et... moderne ! Il est relativement facile de faire sa méditation matinale quotidiennement si elle s'insère dans un programme journalier précis, tout comme l'hygiène matinale et le petit-déjeuner. On n'a pas besoin dès lors de se poser chaque fois la question: «méditerais-je aujourd'hui ou pas?» Car cela va de soi, la décision ayant été prise une fois pour toutes.

Un besoin surgit peu à peu : il n'est plus possible de se passer de méditation, tout comme il est impossible de se passer de gymnastique matinale. Lorsqu'on en est là, tout devient beaucoup plus facile. Au lieu de lutter laborieusement contre un tas de besoins superficiels, nous pouvons "céder" à notre besoin primordial, la soif de Dieu. Ce besoin primordial nous appelle à présent bien plus fort que tous les besoins périphériques. Au début nous devions faire effort, nous devions vraiment le décider. Maintenant, notre vie devient beaucoup plus simple. Celui qui expérimente la force de l'amour n'a plus qu'à se laisser entraîner. Mais la plupart des gens n'en font pas directement l'expérience. Il faut une ascèse résolue avant que le besoin primordial et essentiel apparaisse clairement.

par Caroline publié dans : Méditations
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Dimanche 19 octobre 2008

1)° - Considère que Dieu t'a créé à son image et t'a donné ce corps et cette âme sans aucun mérite de ta part.

Au baptême il t'a fait son fils. Il t'a aimé et t'aime comme un tendre père, et t'a créé pour cette fin ultime : le connaître, l'aimer et le servir en cette vie et, de cette manière, te rendre heureux au Paradis.

Par conséquent, tu n'es pas dans le monde seulement pour te divertir, pour devenir riche, pour manger et boire comme les bêtes ; ta fin est infiniment plus noble et sublime : c'est d'aimer et servir Dieu et sauver ton âme.

Si, durant ta vie, tu gardes toujours devant les yeux cette grande fin, quelle grande consolation en tireras-tu à l'heure de la mort ! Au contraire, si tu ne cherches pas à servir Dieu, quels remords tu auras à la fin de te jours, de découvrir que les richesses et les plaisirs que tu as cherchés avec tant d'avidité n'ont servi qu'à t'empoisonner le coeur et à te révéler le mal que tu as causé à ton âme.

Mon fils, garde-toi bien d'être de ceux qui pensent seulement à satisfaire leur propre corps par des actions, des discours et des divertissements mauvais. Quand viendra l'heure de leur mort, ils se trouveront en grand danger d'être perdus éternellement

Un secrétaire du roi d'Angleterre disait en mourant :
"Malheureux que je suis ! J'ai dépensé de grandes quantités de papier à écrire les lettres de mon prince, et je n'ai pas dépensé une seule heure pour noter mes péchés et faire une bonne confession."

2° ) Découvre l'importance de cette fin, réfléchis que ton salut ou ta perte dépend d'elle : si tu sauves ton âme, tout aura bien été et tu seras éternellement heureux, mais si tu la perds, tu perds ton âme et ton corps, Dieu et le paradis, et tu es condamné pour toujours.

N'imite pas la folie de ceux qui disent : "Aujourd'hui je commets ce péché, mais ensuite je m'en confesserai" parce que Dieu maudit celui qui pèche dans l'espoir du pardon : "Maudit l'homme qui pèche avec l'espérance (de se sauver) !" Rappelle-toi que tous ceux qui sont maintenant en enfer, avaient l'espoir de se repentir à temps, mais les voilà malheureux sans rémission. qui te dit que tu auras le temps de te confesser ? Qui t'assure que tu ne mourras pas subitement après le péché pour te retrouver en enfer en un instant ? N'est-ce pas une folie que de se faire une blessure dansl'espérance qu'ensuite le médecin la guérira ? Par conséquent ne tombe pas dans l'illusion menteuse que tu pourras donner à Dieu plus tard, mais en ce moment même déteste et abandonne le péché qui est le pire de tous les maux et qui, en t'empêchant d'atteindre la fin pour laquelle tu as été créé, te prive de tous les biens.

3°) Ici je veux attirer ton attention sur un piège terrible avec lequel le démon attrape et mène à la perdition beaucoup de chrétiens : c'est d'apprendre les choses de la religion, mais sans les mettre en pratique. Ces chrétiens savent qu'ils ont été créés par Dieu pour l'aimer et le servir et, cependant, ils donnent l'impression de chercher uniquement leur perdition éternelle. de fait, combien y-a-t-il de personnes dans le monde qui ne pensent en aucune manière à se sauver ? Si je suggère à un jeune de fréquenter les sacrements, de faire un peu d'oraison chaque jour, il répond : "j'ai d'autres choses à faire, j'ai à travailler, j'ai à me divertir". Malheureux ! N'as-tu donc pas une âme à sauver ?

C'est pourquoi, jeune chrétien qui lit ces réflexions, fais attention à ne pas te laisser tromper si facilement par le démon, et promets à notre Seigneur que tout ce que tu feras, diras ou penseras désormais, sera tout pour ton âme. Ce serait en effet la plus grande folie de te donner sérieusement à ce qui doit se terminer si vite et de penser si peu à ce qui ne cesse jamais.

Saint Louis de Gonzague qui, appartenant à une famille noble et riche, pouvait jouir des plaisirs, des richesses et des honneurs, renonça à tout en disant : "à quoi ces choses me sont-elles utiles pour l'éternité ?"

Toi aussi parle de même : "J'ai une âme; si je la perds, j'ai tout perdu. Si je gagne le monde entier et que je condamne mon âme à quoi cela me servira-t-il ? "A quoi sert à l'homme de gagner le monde entier s'il vient à perdre son âme ?" Si j'arrive à devenir un grand personnage, ou si j'arrive à devenir riche, ou si j'obtiens une réputation de sagesse en connaissant tous les arts et toutes les sciences, la mécanique et la musique, mais que je perde mon âme, à quoi cela me sert-il ?" Toute la sagesse de Salomon ne te servirait à rien si, en définitive, tu te condamnais.

Grave donc bien cette conclusion dans ton esprit : "J'ai été créé par Dieu pour sauver mon âme et je veux la sauver à quelque prix que ce soit ! Donc à partir de maintenant aimer Dieu et sauver mon âme sera l'unique but de toutes mes actions ! Il s'agit d'être ou toujours bienheureux ou damné pour toujours? Rien ne compte tant que de sauver mon âme."

"Mon Dieu, pardonnez mes péchés et faites que je ne n'aie jamais le malheur de Vous offenser. Faites au contraire que je puisse Vous aimer et Vous servir fidèlement désormais. Marie, mon espérance, intercédez pour moi."

Une des 7 médtations de St Jean Bosco sur les fin dernières

par Caroline publié dans : Méditations
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Lundi 13 octobre 2008

Conférence sur le thème : « Le flirt »

Par M. l’abbé Pierre Hervé Grosjean

....Alors moi j’aime toujours commencer- vous connaissez le sujet, c’est le flirt - j’aime toujours commencer d’abord par casser les idées préconçues, les fausses idées qu’on a dans la tête. Et il se trouve que le petit milieu catho, il en a pas mal, de fausses idées dans la tête. La première, c’est celle-ci : même chez vous, même chez nous, quand, dans le domaine de la vie affective, quand on s’apprête à entendre ce que dit l’Eglise, on a, même inconsciemment, la peur de se faire engueuler. La preuve, c’est que un garçon ou une fille qui est folle amoureuse ou fou amoureux, eh bien il a quand même un peu la trouille d’en parler avec un abbé, avec son père spi, avec je sais pas qui, parce qu’il a peur de s’en prendre une ; ou alors que l’abbé, avec toute sa finesse, casse tout, tout de suite, bulldozer, il rentre dedans. (Rires) Et ça c’est dommage parce que ça veut dire que même pour nous, on n’a pas une vision positive du message de l’Eglise. Et trop souvent, trop souvent, je vois chez les jeunes cathos une vision de la morale chrétienne, ou de ce que peut dire l’Eglise là-dessus, uniquement comme une suite, une série, une liste d’interdictions : « ça c’est péché, ça c’est péché, ça c’est péché, ça c’est péché, ça c’est pas péché, ça c’est péché…etc. ». Quand je fais un topo là dessus, souvent la question qui arrive, quand je fais un topo aux scouts, par exemple, la première question qui sort, c’est « M. l’abbé, jusqu’où on peut aller sans que ce soit péché ? » (Rires). Et alors, c’est un peu nul, parce que ça montre justement que la seule référence, c’est d’éviter, en gros, le péché un peu embêtant, un peu gros quand même, qui serait pénible à accuser en confession, mais voilà, c’est tout. Et le problème de ça, c’est que ça ne tient pas longtemps. Ça tient pas longtemps parce que, Guy de Larigaudie, je sais pas si vous connaissez, disait : « Une chasteté qui n’est pas joyeuse et positive, elle est chiante. » …enfin il disait : « Elle est ennuyeuse », mais c’est ça (rires). Et c’est vrai ! C’est vrai qu’elle tient pas longtemps : le jour où vous êtes fou amoureux ou folle amoureuse, que vous avez vraiment la fille, le garçon de votre vie devant vous, et bien concrètement, la liste d’interdiction, si c’est uniquement ça, ça va pas tenir très longtemps, vous savez. « M. l’abbé, je connais mes limites, ne vous inquiétez pas ». Tu parles ! (Rires). Et du coup, voyez, on ne vit que simplement pour éviter les gros trucs, et alors on la ligne jaune, donc qu’on a tracée, et puis on flirte avec la ligne jaune - c’est le cas de le dire - et puis la ligne jaune, elle recule de plus en plus, bon...et c’est un peu foireux. Donc première truc, première chose à comprendre, il faut que mon désir d’aimer en vérité soit quelque chose de positif, et tout ce que l’Eglise va pouvoir me dire c’est positif dessus, c’est pas un carcan moral dont il va falloir me débarrasser quand je serai un peu plus grand. C’est positif parce que c’est au service, justement, d’aimer. Ce qu’il y a de plus beau en vous, c’est cette capacité à aimer. Donc l’Eglise n’a pas peur de ça, l’Eglise n’a pas peur de la sexualité, je peux vous dire que j’en ai vraiment pas peur, personne ne me choquera là-dessus ; l’Eglise n’a pas peur de gens qui s’aiment, de jeunes qui s’aiment ! Mais au contraire, l’Eglise trouve ça tellement beau, tellement grand, qu’elle veut le protéger. Parce que c’est à la fois ce qu’il y a de plus beau en vous, et en même temps ce qu’il y a de plus fragile. La preuve, c’est que c’est là-dessus où vous pouvez être le plus heureux, et en même temps, c’est là-dessus que vous pouvez vous blesser le plus, et blesser l’autre, voyez. Donc l’Eglise, Elle ne met pas un écran entre vous et l’amour, mais au contraire, toute sa morale, tout son enseignement est comme un écrin, c’est à dire qu’il met en relief la beauté, et qu’il protège la beauté de l’amour vrai. Premier truc.

Deuxième chose. Pour moi - je ne pourrai pas tout vous dire donc je vous donne quelques points - un point hyper important qui peut servir de référence pour vous, c’est justement le fait que le Seigneur vous appelle à aimer en vérité. Et là je vais en exploser certains qui me parlent de sincérité. Je m’en fous, éperdument. « M. l’abbé, on sort ensemble, mais on est sincères, je l’aime beaucoup, il m’aime beaucoup. » Je m’en fiche ! Parce qu’on peut sincèrement se planter, vous comprenez ! (Rires) … et j’en récupère tous les jours. Et aujourd’hui, c’est vrai qu’on est même chez nous, vraiment le milieu catho, on est dans le règne de la sincérité, de l’affectivité. « Mais M. l’abbé, je ressens vraiment que c’est le garçon qu’il me faut. » Mais on s’en fiche, c’est pas objectif, ça, très bien, ça c’est du sentiment ! Et ensuite ? Ce n’est pas là-dessus que tu vas construire quelque chose. « Mais M. l’abbé, c’est bien, puisqu’on est sincère ! » Et ça, mais je l’entends des centaines de fois ! Des personnes cathos ! Parce qu’on a du mal, voyez, à accepter qu’il y ait des vérités objectives, que les actes qu’on pose sont bien ou mal, et ça c’est objectif, c’est pas l’intention que j’y mets dedans qui fait que c’est bien ou mal, c’est l’acte en lui-même, sa signification. « M. l’abbé, on…- je suis direct - M. l’abbé on couche ensemble mais c’est sincère parce qu’on aimerait un jour se marier. » Mais, j’espère que c’est sincère, au moins, et que ce n’est pas pour jouer ! Mais ça ne suffit pas ! L’acte n’est pas vrai parce qu’il est sincère ! Il est vrai parce qu’il signifie réellement ce qu’il doit signifier. Il est vrai parce qu’il est vécu selon le projet de Dieu. Et c’est là-dessus, c’est sur des choses objectives qu’il faut s’appuyer, si vous voulez bâtir un bonheur vrai, un bonheur durable et un bonheur solide.

Alors on passe au concret. La première chose pour être vrai, c’est de faire la distinction, qui est un peu difficile, entre « être amoureux » et « aimer ». On a du vous le dire dix fois, je vous le répète une onzième fois, « être amoureux », la passion, qui suit la séduction, c’est un sentiment. Un sentiment c’est fluctuant. Un sentiment je ne décide pas quand est-ce qu’il se pointe. Vous ne décidez pas de qui vous tombez amoureux, vous ne décidez pas quand est-ce que vous tombez amoureux. C’est ce qui explique très bien que, marié depuis trois semaines, vous pouvez très bien tomber amoureux de la voisine d’à côté. C’est ce qui explique qu’un prêtre peut très bien tomber amoureux !…de sa secrétaire, les dames sacristie, il y a moins de chance souvent. (Rires) C’est vrai, on les choisit pour ça, mais c’est vrai, vous comprenez ! Et alors, si je n’ai que pour unique référence ce que je ressens, même sincèrement, eh bien ça ne va pas être simple ! Parce que je peux tomber amoureux de dix mille personnes différentes ! Et ce n’est pas être marié qui va m’empêcher de tomber amoureux. Donc ça ne suffit pas. Ce sentiment, il se pointe, bon bah très bien, l’important, c’est qu’est- ce que j’en fais maintenant. Et c’est là où on va commencer à être vrai. Si je veux être vrai, je vais prendre le temps, prendre le temps c’est tout un programme, je vais prendre le temps de discerner ce sentiment. Si je suis marié depuis trois semaines, et bien ce sentiment amoureux que j’ai pour ma voisine, je peux d'ores et déjà dire qu’il est mauvais. Et donc je vais le couper par ma volonté, je vais arrêter de le nourrir, je vais arrêter de jouer à la patience avec elle en tête à tête, je vais arrêter de la voir, … voilà. Au dessus du sentiment, il y a la volonté libre que Dieu nous a donné, pour être fidèle. Donc le temps de discerner, le temps de laisser mûrir, combien de fois, combien de fois si on avait attendu, ne serait-ce que six mois, avant d’engager un truc, on aurait vu que le sentiment, finalement, disparaît comme il est arrivé. Et je vais prendre le temps de mûrir moi-même dans cette façon, dans cet amour que je sens naître, peut-être, naître en moi. Pourquoi ? Parce qu’au début, il y a forcément une part d’égoïsme qui est très importante. C’est plus le besoin d’être aimé que je ressens, que le besoin d’aimer. « - M. l’abbé, on sort ensemble. - Ah bon, pourquoi ? - Et bien parce que… parce que je l’aime. - Comment tu vois ça ? - Eh bien… Eh bien quand elle est là, je suis hyper heureux, euh… vraiment elle m’apporte énormément…euh, je me sens vraiment reconstruit, euh… et depuis la semaine dernière où j’avais cassé avec Unetelle, et bien c’est beaucoup mieux. » (Rires). C’est un petit peu égoïste ! C’est peut-être vrai, c’est peut-être sincère ! Voyez ce gars-là il est sincère ! Mais c’est très égoïste ! C’est très égoïste ! Il remplit avec les autres ce besoin d’aimer qu’on a tous, d’ailleurs ! Or il va falloir prendre le temps, et prendre les moyens, de passer un jour peut-être, à « aimer », d’« être amoureux » à « aimer ». Et « aimer », c’est quoi ? C’est un choix, libre, que je pose, et que je pose pour toujours, en tout cas avec l’intention que ça dure toujours, et du coup avec l’intention de construire quelque chose pour toujours, voyez, parce qu’on ne peut pas aimer pour un temps, on n’est pas des CDD (contrat à durée déterminée) dans l’amour. La difficulté qu’on a souvent, la question qu’on me pose souvent c’est de dire « Ben voilà. On est amoureux, et puis c’est un sentiment sincère, et puis on a le désir de pas faire n’importe quoi…et en même temps on est jeunes, les fiançailles c’est pas pour toute suite, qu’est-ce qu’on fait ? » Et bien c’est là… où il va falloir être un peu exigeant. Pourquoi ? Parce que justement dans toutes les paroles que vous allez dire, dans tous les gestes que vous allez poser, il va falloir être vrai …pour que ce soit beau, et constructif. Ça le sera si tout ce que vous dites, tout ce que vous faîtes, est vrai, c’est à dire si ça signifie vraiment ce qu’il y a dans votre cœur, là où vous en êtes. On ne dit pas à une jeune fille ou à un garçon : « Je t’aime » si on n’est pas capable de lui dire en même temps : « Je m’engage avec toi pour toute ma vie ». Pourquoi ? Parce que sinon, ce « Je t’aime » qui est peut-être sincère, il n’est pas vrai. Pourquoi ? Parce que vous ne pouvez pas dire à quelqu’un que vous l’aimez si vous ne la connaissez pas en vérité, et ça, ça demande du temps. Quand on aime quelqu’un, ça veut dire qu’on le choisit pour ce qu’il est, et non pas pour ce qu’il m’apporte, on le choisit pour ce qu’il est, vraiment, et non pas pour ce dont je rêve de lui ou d’elle. Et ça, ça demande du temps, d’apprendre à connaître l’autre. Ça demande du temps de dire à l’autre : « Je t’aime », non pas parce que j’ai besoin d’être aimé, mais parce que je veux ton bonheur, et je comprends que je t’aime parce que je veux ton bonheur au point de construire toute ma vie avec toi. Je ne mets pas une question d’âge, une question de période, de durée à attendre, mais je mets une question d’exigence de vérité dans votre cœur. Ne vous habituez jamais, je vous en supplie, à dire « Je t’aime » facilement. Ce n’est pas possible. Parce que sinon, comment et qu’est-ce que cela voudra-t-il dire, quand vous le direz à votre époux ou à votre épouse ? Dire « Je t’aime », c’est hyper dur, c’est hyper exigeant. On n’embrasse pas quelqu’un quand on n’est pas capable de se donner, de construire quelque chose pour toute la vie, pour toujours, quand on n’a pas l’intention que ça dure pour toujours et qu’on n’en prend pas les moyens, qu’on n’a pas un projet commun. Pourquoi ? Parce qu'embrasser quelqu’un, c’est quelque chose de beau, de magnifique, j’ai rien contre ! Je trouve ça génial. (Rires) Je vous envie. (Rires). Mais c’est beau et c’est magnifique si c’est vrai là encore. Quand vous embrassez quelqu’un, vous vous donnez déjà. Pas complètement, peut-être, mais vous vous donnez déjà. Et vous ne pouvez pas vous donner facilement. Vous ne pouvez pas embrasser facilement, sinon, qu’est-ce que cela voudra-t-il dire quand vous embrasserez votre époux et votre épouse ? Vous comprenez ? Alors vous allez me dire : « Mais maintenant, ça veut pas dire ça quand on s’embrasse, tout le monde se le fait et… » Et c’est là où je vous invite à être exigeant. C’est clair que, je vais être très franc, 99 % des cathos ne vivent pas ce que je dis. Autant être clair. Et il suffit même d’aller voir à la sortie de nos églises ! Euh, je ne suis pas naïf ! (Rires) Euh, en tout cas dans notre diocèse de Versailles, je peux vous dire que (rires)… enfin voilà ! Je ne vous donnerai pas le nom des églises, mais c’est assez tordant de rire quand même ! C’est le petit couple à foisons, c’est tout mignon, c’est tout catho, on va aux veillées de prières ensemble, on se tient par la main, on prie ensemble… C’est du sincère, c’est de l’affectif à 300%, … est-ce que c’est vrai ? Je n’en suis pas sûr.

C’est clair que c’est exigeant ce que je vous dis là, parce qu’on sent bien qu’en nous-même on a un besoin immense d’être aimé et qu’on est souvent tenté d’aller au plus court, parce que c’est plus facile, et parce qu’on a besoin d’exprimer tout de suite notre tendresse, notre besoin d’affection, etc. Mais l’enjeu c’est quoi ? L’enjeu pour vous aujourd’hui, c’est pas simplement d’éviter le péché. L’enjeu aujourd’hui, c’est clairement de vous préparer à fonder un foyer, ou à vous consacrer à Dieu. On ne se prépare pas à 25 ans à se marier, c’est à 15 ans qu’on commence. La façon dont vous vivez vos dix années entre 15 et 25 ans prépare la solidité de votre couple. Aujourd’hui, il y a moins d’1% des cathos qui vivent de vraies fiançailles. Pourquoi ils en sont incapables, les autres ? Parce qu’ils arrivent déjà abîmés, parce qu’ils arrivent déjà blasés, parce qu’ils arrivent déjà blessés. Si vous voulez vivre un jour des vraies fiançailles, si vous voulez offrir ça à votre fiancé(e), cette force et ce courage de vivre des vraies fiançailles, pour le bonheur et la solidité de votre couple, c’est maintenant que ça se prépare. Si vous dites facilement « Je t’aime » aujourd’hui, si vous embrassez facilement, si vous sortez ensemble facilement aujourd’hui, je peux vous promettre que vous serez incapables, ou ce sera en tout cas très dur de vivre des vraies fiançailles, et d’être fidèle dans votre couple ensuite et de vivre une vie de couple rayonnante, profonde, joyeuse, solide. C’est maintenant que ça se prépare. Et c’est ça qui est génial : c’est que vos 10 ans, vos 10 années, 15-25 ans, c’est excellent parce que à la fois c’est les années les plus sympas, les plus enthousiasmantes, c’est la vie étudiante, c’est la vie lycéenne, on s’amuse bien ; et en même temps, c’est les années les plus exigeantes. Parce que tout se prépare, tout se fait, toutes les grandes décisions intérieures se prennent maintenant dans votre cœur. C’est maintenant que vous décidez comment vous vivez votre vie affective. C’est maintenant que vous décidez quels sont vos principes et vos exigences là-dessus. Et ce sera beaucoup plus motivant pour vous de dire : « Je ne sors pas avec une fille ou avec un garçon, non pas parce que l’abbé va m’engueuler ensuite, mais parce que je veux pouvoir dire à celle avec qui je construirai mon foyer, je veux pouvoir dire : « J’en ai peut-être bavé, mais j’ai tout fait pour te mériter, j’ai tout fait pour me préparer à te dire un jour « Je t’aime » »».

Vous allez me dire : « C’est hyper dur ». C’est vrai. C’est vrai, mais aujourd’hui, on ne peut plus être tiède là-dessus. Il y a beaucoup de curés, et je le regrette profondément, qui ferment les yeux là-dessus, et qui par facilité, vous disent : « C’est pas grave ». Moi, je ne me sens pas le droit de vous le dire. Je préfère vous dire que c’est grave. Parce que j’en vois trop, de gars bien, de filles bien, qui ont un bon fond, etc. s’abîmer là-dessus… et ça me fait trop souffrir. Donc c’est vraiment une motivation bien plus profonde pour votre bonheur vrai qu’il faut être exigeant aujourd’hui, et qu’il faut accepter d’aller à contre-courant. Sachant - je finirai ensuite par les moyens concrets pour y arriver- mais sachant que si vous, vous n’essayez pas de vivre un vrai temps d’amitié ; aujourd’hui on le zappe, « on s’entend bien donc on sort ensemble ». Vivez un vrai temps d’amitié, un vrai temps d’amitié dans lesquels peuvent naître des sentiments qui sont plus que de l’amitié. Mais restez en à l’amitié pour l’instant. Ça permet justement d’apprendre à connaître les autres en leur laissant leur liberté, en respectant leur liberté, sans les forcer à se décider tout de suite, et en gardant la vôtre. Du coup en vous aidant à, peu à peu, à purifier ce sentiment amoureux qui naît, à le rendre plus généreux, plus offert, plus donné à l’autre. Si vous, vous n’acceptez pas d’essayer, qui le fera ? Qui le fera ? Si dans vos rallyes, si dans vos groupes d’amis, si dans vos troupes scoutes, compagnies, clans, etc. vous, vous n’essayez pas de vivre une vraie pureté joyeuse, qui le fera ?

Je vais vous raconter une histoire vraie qui m’a beaucoup marqué, pour vous montrer comment le Bon Dieu peut agir à travers vous là-dessus. Un garçon que je connaissais bien, qui n’est pas dans cette salle, je précise tout de suite, avait ce désir de vivre un truc bien, d’être un garçon droit, avec un bel idéal, bon mais comme nous tous, on est assez faibles ; c’est pas ça le plus grave, parce que la Miséricorde du Bon Dieu fait des merveilles, vous allez le voir, et ce garçon me téléphone un dimanche matin en me disant : « Vous savez, j’ai fait une connerie hier soir : à une soirée je suis sorti avec une fille au bout d’une heure, c’était nul, je me rends compte que c’est nul, lamentable, je trouve ça trop dommage, etc. Il part se confesser le jour même -bon réflexe- et puis il me dit : « Je veux la revoir, il faut qu’on parle en vérité parce que je ne veux pas la laisser, enfin je veux arrêter tout de suite le truc et je veux pas la laisser s’imaginer quoi que ce soit, et j’ai été nul et je veux réparer ça. » Il se trouve que la fille en question je la connaissais. (Rires). C’est quand même curieux vous savez, on est un peu à la croisée des chemins souvent. Et c’est une fille qui n’avait pas du tout le même idéal, pourquoi, parce qu’elle n’avait jamais entendu de topo là-dessus. Et que, voilà, c’est le milieu parisien, un peu facile, on se laisse facilement avoir, et puis il n’y avait pas eu un Padre sur sa route qui lui avait proposé autre chose un peu d’exigeant. Cette fille-là, je la revois une semaine plus tard et elle me dit : « Vous savez, Untel est venu me voir, et il m’a demandé pardon. Il m’a demandé pardon - un garçon de 20 ans, fille de 17 - il m’a demandé pardon de pas m’avoir respecté, et d’avoir posé des gestes avec moi qui n’étaient pas vrais, et de l’avoir fait simplement par désir physique et par désir d’affection. Vous savez M. l’abbé jusqu’à présent, les flirts, je les enchaînais les uns après les autres - la fille plutôt mignonne, plutôt bien, elle avait tout ce qu’elle veut… (Rires), aucun problème pour elle - et elle dit : « Voilà. J’avais une liste qui est déjà longue derrière moi - que des gars bon milieu, bon cathos - je n’ai jamais rencontré un garçon qui m’ait respecté à ce point là. Le fait qu’un garçon vienne me voir pour me demander pardon de m’avoir entraîné - elle-même était consentante - dans une relation qui est fausse, je ne peux plus vivre désormais ce que j’ai vécu avant. Je ne peux plus me contenter de relations à 3 francs, maintenant que je sais que ça existe des garçons qui sont capables de ça ; et j’aimerais beaucoup que mon mari un jour puisse ressembler à ce gars-là et je veux le mériter maintenant, je veux être à la hauteur de ça. »

Voyez comme un garçon qui s’est planté une fois, est capable parce qu’il prend les moyens, non seulement de la miséricorde du Bon Dieu, mais de retrouver cet idéal, est capable de faire partager cet idéal. Et cette fille-là, au fond de son cœur, elle n’était pas satisfaite de ce qu’elle vivait. Si il en a un d’entre vous qui est satisfait des flirts à 3 francs, il vient me voir perso juste après et… (Rires) si il arrive à me convaincre, je lui paye le resto… (Rires) mais ça m’étonnerait beaucoup. Elle n’était pas satisfaite mais elle ne pensait pas que c’était possible de faire autrement, et que tout le monde le fait aujourd’hui. Tout le monde le fait, autant dans nos troupes scoutes, dans nos clans que dans nos sorties d'églises. Tout le monde le fait. Et le fait qu’il y en ait un qui ait osé lui dire : « Je te demande pardon parce que c’est pas ça que je veux vivre, et je te supplie de ne pas vivre ça ». Elle m’a dit : « Il m’a fait promettre de ne plus jamais me laisser embrasser aussi facilement, parce qu’on est trop précieux aux yeux du Bon Dieu pour que ce soit trop facile comme ça, pour s’abîmer comme ça. » Voilà ce que vous êtes appelés à vivre, et voilà le bien que vous pouvez faire si vous-mêmes, avec vos faiblesses, avec vos défauts, mais en même temps avec votre idéal, vous voulez essayer d’être exigeant. Et ça je vous en supplie, dans vos groupes d’amis etc., il faut que ça vous entraîne au bien, il faut vous entraidiez mutuellement. Si dans une soirée, il y en a 10 qui se tiennent bien - un jour il faudra que je revienne faire un topo sur l’alcool, d’ailleurs (rires) - mais si dans une soirée, il y en a 10 qui se tiennent bien, je peux vous promettre que c’est contagieux. Pourquoi ? Parce qu’il y en a plein autour de vous qui n’y arrivent peut-être pas, mais qui y aspirent. Le cœur de l’Homme est fait pour la vérité. Si vous essayez de la vivre, d’en témoigner, je peux vous promettre que derrière les deux trois petits cons qui diront : « Elle est coincé, il est coincé », qui se sont en fait que des jaloux, parce que eux se sont trop abîmés, trop brûlés ; d’ailleurs ceux-là et beaucoup vous envieront, vous regarderont avec envie, et peut-être un jour viendront vous demander de les aider à vivre ce que vous vivez.

Je parle rapidement des moyens, parce qu’effectivement tout ça c’est dur, et quand des fois on est amoureux de quelqu’un, de se dire : « Je lui dis rien et j’attends ». Je me souviens d’une amie, dans mon groupe d’amis, qui avait déjà 20 ans, donc c’est pas l’âge lycée, c’est plus tard, qui aimait beaucoup un autre garçon de notre groupe d’amis, et elle m’avait dit : « Avec mon père spi, on a décidé, je vais attendre un an, sans rien lui dire, sans rien lui dire, sans me déclarer, parce que si je me déclare, je l’oblige à choisir ; et pendant un an je vais mûrir. Je vais mûrir cet amour, je vais le présenter au Seigneur, je vais demander au Seigneur de le purifier de tout égoïsme. Je vais demander, je vais essayer d’apprendre à connaître l’autre en toute liberté, tel qu’il est - et les groupes d’amis sont précieux pour ça - et puis on verra au bout d’un an. » Ils se sont fiancés, ils sont mariés. (Rires). Mais vous allez me dire : « Mais moi j’aurais trop peur qu’elle parte, l’autre ; ou qu’il parte ». Eh bien c’est que vous n’aimez pas encore. Quand il y a peur de perdre l’autre, c’est qu’on n'aime pas encore, on n’aime pas encore assez, parce que c’est une peur qui est encore centrée sur soi, on se regarde le nombril. Et vous allez me dire : « Mais c’est aller vraiment contre soi ». Et bien non, et c’est peut-être même la plus belle preuve d’amour que vous pouvez faire à quelqu’un, c’est de dire, par exemple, si quelqu’un vous demande, qui un garçon ou une fille vous demande de sortir avec lui ou avec elle, eh bien pareil, la plus belle preuve d’amour que vous pouvez donner à ce moment-là, c’est de dire : « Je te respecte trop pour risquer de t’abîmer. Alors écoute, ce que je te propose, c’est qu’on attende un an ». Si l’autre vous dit : « T’es complètement fou, t’es complètement folle » et se casse, eh bien c’est un bon critère de discernement… (Rires) il n’est pas fait pour vous. Si il n’est pas capable de comprendre ça, c’est qu’il n’est pas prêt à aimer. Il n’y a pas une durée, je veux dire, on s’en fout, mais voilà, être capable de dire : « Je préfère prendre sur moi pour l’instant et vraiment me préparer à être sûr que je suis capable de t’aimer avant de poser des gestes qui nous engagent déjà ». Parce que le risque, c’est que quand vous posez des gestes de tendresse, même s’ils sont sincères, ils vous engagent déjà, il y a déjà des liens très forts qui se font, c’est difficile de les arrêter ensuite, et même on a envie de progresser. Et donc on est déjà peut-être plus totalement libre pour discerner. On a peur de perdre l’autre, on reste scotchés ensemble, voilà. On est un peu aveuglés.

Alors quels sont les moyens pour être capable de ça ? C’est ça qui est génial, c’est que le Bon Dieu vous dit un truc, ça je le promets en Son Nom, on est faibles, on est tous faibles, on est tous pécheurs. Si on accepte de prendre les moyens, de son mieux, le Bon Dieu fera le reste. Il sera capable de vous préparer à fonder un foyer solide, ou à vous consacrer à Dieu. Mais pour ça il faut avoir le cœur libre, c’est clair. Il y a les moyens spirituels et les moyens humains. Je commence par les moyens spirituels, vous les connaissez tous : le premier, c’est la prière. Si vous ne priez pas, vous vous plantez, je vous le promets. (Rires). Au moins c’est clair. C’est pas la prière à 3 francs : je prie quand j’en ai envie, quand je le ressens, quand ça fait "pouêt-pouêt" dans mon cœur (rires)…etc. Là encore, on s’en fout, du sentiment. Tant mieux s’il est là, mais c’est pas suffisant. On ne prie pas parce qu’on en a envie. On n’est pas fidèle à sa femme parce qu’on en a envie. On prie parce que Dieu en a envie, parce que c’est la joie de Dieu, parce que c’est le désir de Dieu que je prie. Et que quand je prie, ce n'est pas simplement pour obtenir la bonne note au partiel qui arrive, mais c’est d’abord pour donner à Dieu la possibilité d’agir dans mon cœur. Voilà pourquoi on prie quand on en n'a pas envie ; et je peux vous promettre qu’après 8 ans de séminaire, quand je dis ce cher bréviaire, je prends pas mon pied à chaque fois !… (Rires) je peux vous le promettre. Je ne dis pas que c’est rare, mais ce n’est pas toujours. Je vais à la messe tous les jours, je n’en ai pas une envie débordante ! Quand vous êtes dans une paroisse où les gens sont un peu cucu, la bonne dame ne sait pas faire chanter, (rires), le curé est chiant au sermon… (Rires), ce n’est pas une envie folle d’y aller ! On n’y va pas pour soi ! Arrêtez de vous regarder le nombril dans votre vie spirituelle, c’est insupportable ! On aime le Bon Dieu pour Lui d’abord. Et c’est exactement comme dans un couple - c’est ça qui est beau quand on prépare des fiancés au mariage parce qu’on les voit évoluer - et peu à peu on voit le cœur se convertir. Et que le fiancé, il arrête de se dire : « Qu’est ce que j’ai envie de faire, qu’est ce que j’ai pas envie de faire ? Qu’est-ce que je ressens, qu’est ce que je ne ressens pas ? » Et qu’il choisit « qu’est-ce qu’elle a envie de faire, elle ? Qu’est-ce qui peut faire son bonheur à elle ? » Et sa joie, il la trouve dans la joie qu’il procure à l’autre. Et bien c’est pareil dans la vie spirituelle.

Une fois que vous avez compris ça, je peux vous promettre que ça révolutionne tout, parce que le Bon Dieu à toujours envie qu’on prie. Alors vous vous posez plus de questions, vous vous dites plus : « Est-ce que je sors de mon lit ou pas ? Est ce que je prends ce temps de prière ou pas ? » Vous le prenez, pour Sa joie. Tant pis si vous ressentez rien on s’en fout. C’est gratuit : c’est ça l’amour. On fait ça pour la joie du Bon Dieu, et je peux vous promettre que dès que vous donnez ne serait-ce que 5 minutes par jour au Bon Dieu, Lui agit. Lui agit ! Il se suffit de peu pour agir dans votre cœur, et pour rendre votre cœur peu à peu capable d’aimer comme Lui aime. C’est Lui qui vient préparer votre cœur à se donner un jour totalement. Mais laissez Le ! Donnez Lui les moyens d’agir dans votre vie, concrètement.

Deuxième moyen, la Messe, je viens d’en parler, c’est même logique. A la Messe, Jésus Lui-même vient demeurer, vient régner dans votre cœur, et donc dans votre vie affective, et vient vous apprendre à aimer en vérité, parce que Lui nous a aimé le premier.

Troisième chose : la Confession. Là aussi on va arrêter de faire le SMIC là-dessus, on se confesse pas simplement, c’est pas le minimum syndical, quand on a fait des horreurs, ou une fois par an ! C’est : « Plus je me confesse - c’est à dire tous les 15 jours en gros, voyez… (Rires) - plus je me confesse, et plus je donne à Dieu toute liberté pour agir dans mon cœur, parce que j’enlève tous les obstacles à Son Action. Et là encore arrêtons les confessions à 3 francs où on magouille, on tourne autour du pot, vous savez : « J’ai tiré les cheveux de ma petite sœur, j’ai pas mis le couvert à table, j’ai répondu un peu vertement aux parents… » (Rires). On s’en fout… vous ne le regrettez même pas, de toute façon donc… (Rires). Ce que le Bon Dieu veut, ce sont des confessions franches, directes, loyales, sincères, parce que là il veut agir, parce que là il veut justement purifier façon d’aimer, parce que là il veut soigner vos blessures, toutes les conneries que vous avez pu faire, et il veut vous apprendre à aimer en vérité. Quand vous vous confessez, Dieu non seulement pardonne vos péchés, mais en plus il vous donne la grâce de progresser là où vous en avez besoin. Et quand vous avez un peu de mal à aimer en vérité, quand vous avez un peu de mal sur la pureté, et bien quand vous confessez des péchés dans ce domaine, Dieu non seulement pardonne, mais Dieu répare, voilà ce qui est génial. C’est ça qui est génial, c’est que où que vous en soyez aujourd’hui, quoi que vous ayez fait avant, il est toujours possible de repartir à zéro. Dieu répare, Dieu fortifie, Dieu vous donne la grâce d’être des saints là-dessus, et ça c’est la confession.
Et dernier moyen spirituel, le père spi, le père spirituel. S’il y a quelques guides aînées, elles en ont forcément parce que c’est obligatoire, je vous le rappelle, pour l’engagement pilote ; et quand aux autres, quand on veut atteindre un sommet, on en prend les moyens, on prend un guide de haute-montagne, un guide de haute-montagne, c’est pas quelqu’un qui marche à ma place ; quand on a un père spi, on garde toute sa liberté, surtout si c’est un bon père spi, il vous laisse encore plus libre ; mais c’est quoi ? C’est le guide de haute-montagne qui vous aide à choisir les bons chemins en vous donnant des critères objectifs, voilà pourquoi tout à l’heure je vous disais, c’est pas un an, c’est pas 6 mois, ça on s’en fout, c’est pas l’âge qui compte, mais c’est justement avec votre père spi qui lui, a du recul, qui vous connaît bien, et qui va pouvoir vous donner des critères de discernement objectifs, qui vont vous aider à prendre les bons chemins, à pas vous planter. Et c’est génial de pouvoir parler avec un Padre que vous avez choisi librement, que vous aimez, et à qui vous faites confiance, de pouvoir parler librement de ces choses-là, de votre vie affective, de votre vie spirituelle, de votre façon d’aimer. C’est urgent. Le père spi, c’est aussi celui qui est capable de vous relever 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Pourquoi, parce que un bon père spi, il n’est pas là pour être déçu, et vous savez que c’est souvent ça qui nous embête dans ce domaine - là, c’est qu’on a peur de décevoir. Quand on a fait une connerie, on n’ose pas le dire parce qu’on a peur de décevoir le prêtre, on a peur de décevoir nos parents, on a peur de décevoir nos amis. Le père spi, il n’est pas là pour être déçu. Il est là pour vous aider à progresser. Et le père spi enfin, c’est celui qui va vous dire : « - Ce sommet mon vieux, tu es capable de l’atteindre. Tu es fait pour ça, tu es fait pour aimer en vérité, alors ne te contentes pas de trucs à 3 F. - Mais j’en ai envie, c’est dur, je ne vais pas résister. - Eh bien… résiste. Eh je suis là pour toi. Je suis là pour t’aider, on va trouver les moyens, je te relèverai le nombre de fois qu’il faut, on s’en fout. On a tout le temps mais je suis là pour que tu ne te contentes pas de peu. » On a tous besoin, on a tous besoin ; et moi le premier ; les prêtres ont un père spi ; on a tous besoin d’avoir un père qui nous dise souvent, souvent : « Tu vaux plus ; t’es bien plus précieux aux yeux du Bon Dieu que toutes les conneries que t’es capable de faire ; tu es capable de ce sommet, tu es fait un jour pour fonder un foyer chrétien, solide, profond, qui va te combler ; ou tu es fait pour donner ta vie au Seigneur qui va te combler. Ne gâche pas ça. Et ne te contente pas d’un truc moyen, médiocre. » Et ça on a besoin, parce qu’on est faible, donc on a besoin de l’entendre souvent, de le redire, même si on le sait. On a besoin d’avoir un Padre qui nous soutient et qui est là pour nous, quoi qu’on ait fait, qui nous rendra capable de ce sommet. Ca c’est les moyens spirituels ; et les moyens humains, je vous l’ai déjà dit, c’est le groupe d’amis. Ayez des amitiés vraies, et là aussi discernez. Des amis qui vous entraînent au mal, eh bien il faut arrêter, il faut avoir le courage d’arrêter. Vous êtes dans une soirée, ça commence à déraper, cassez-vous. Ras le bol de ces cathos qui se plantent parce qu’ils n’ont pas osé être différents ! Vous ne pouvez pas risquer de foutre en l’air votre idéal parce que vous avez peur de passer pour un coincé. Je vous en supplie. Vos amis doivent vous aider à être des saints. Et là aussi la chasteté, je vous promets qu’on a tous besoin de s’entraider mutuellement. Si vous jouez mesdemoiselles - je vais parler aux garçons après - si vous jouez mesdemoiselles, aux séductrices, parce ce que c’est quand même plaisant de se rendre compte qu’on plaît, si vous n’incitez pas les garçons à vous respecter et à construire quelque chose de solide ; c’est clair, c’est clair. Et messieurs quand même,…c’est vrai qu’on est hyper faibles. (Rires) C’est vrai qu’on est un peu porté sur le physique, quand même ; et qu’on a besoin nous, très vite de passer au concret. Et bien soyez virils là dedans aussi. Et prenez les moyens virilement d’être des saints et de tenir bon. Parce que vous savez que vous êtes faibles. Parce que vous savez que voilà, qu’on a besoin d’affection et que c’est tout de même bien sympa d’avoir une fille qui nous dit qu’on est le plus beau à côté de nous, eh bien prenons les moyens avec force, générosité et courage de construire quelque chose de bien plus solide. Parce que celle qui deviendra la mère de vos enfants, il faut que vous puissiez la mériter. Souvent les garçons me disent : « Moi je ne veux pas d’une fille facile comme femme…par contre, d’ici là je me permets pas mal de choses. » Je veux dire c’est dégueulasse, ça. Si vous voulez une fille bien, soyez un garçon bien. Et aidez-vous mutuellement, entre amis. Voilà.

Je finis en vous redisant vraiment ce que…vous savez le Saint Père aux JMJ de Rome, il m’a dit - enfin il nous a dit, parce que j’étais parmi vous quand même (rires), on était 2 millions mais je l’ai pris pour moi aussi - il nous a dit un truc impressionnant ; il pourrait être démago, le Saint Père, mais il l’est pas, il n’a pas besoin de ça. Il a dit ça - je vous le rappelle : deux millions de jeunes devant lui - au lieu de dire « Le Christianisme c’est gentil, c’est mignon, c’est joli, Jésus vous aime » Il dit quoi : « Vous avez tous une vocation au martyre ; ça ne sera plus le martyre sanglant des premiers chrétiens, ce sera le martyre de la fidélité à contre-courant. » Le martyre de la fidélité à contre-courant. Et là il donne trois exemples : « Je pense en particulier aux jeunes et à la difficulté de rester pur dans les relations amicales - le flirt, je traduis (rires) - je pense aux fiancés, et à la difficulté de vivre de vraies fiançailles, je pense aux jeunes consacrés et à la difficulté de persévérer dans leur vocation. » Aujourd’hui c’est clair, et je ne joue pas le démago, je ne vous mens pas, si vous voulez vivre cet idéal, vous allez en baver. C’est clair. Mais l’enjeu est trop important. L’enjeu, c’est votre bonheur profond, votre bonheur vrai, un bonheur en plénitude que Dieu vous prépare, dès maintenant, que Dieu prévoit déjà dans Son Cœur. L’enjeu, c’est votre bonheur, et c’est aussi le bonheur de tous ceux qui vous regardent et de tous ceux qui pourraient - grâce à vous - comprendre qu’il est possible de vivre autre chose, qu’il est possible de vivre un amour vrai, un amour qui rend vraiment heureux. Voilà.

Je crois qu’il y a les collégiens qui m’attendent. Je vais être un peu moins… un peu plus soft quand même parce qu’ils sont plus jeunes, mais… (Rires) mais voilà, je vous demande vraiment... c’est ça qu’est bien parce qu’on est en plein Carême. Il faut qu’à la fin du Carême, vous ayez tous un père spi, confession tous les 15 jours… (Rires), prière quotidienne. Et là encore ne dites pas : « Ouais, c’était beau ce qu’il a dit l’abbé, mais alors, ouais je vais le faire, j’aimerais bien le faire, etc ». On s’en fout, là encore du « j’aimerais, c’est sincère, machin… ». Vivez au présent, pas au conditionnel. Et donc prenez les moyens concrètement, dès maintenant, urgents - c’est urgent - prenez les moyens d’être des saints. Voilà.

par Caroline publié dans : Méditations
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Lundi 13 octobre 2008

"Toute vertu est, chez les jeunes, un ornement précieux qui les rend aimables à Dieu et aux hommes. Mais la vertu reine, la vertu angélique, la sainte pureté, est un trésor de tel prix que les jeunes qui la possèdent sont semblables aux anges de Dieu, bien qu'ils ne soient que des hommes mortels sur la terre. « Ils seront comme les anges de Dieu », ce sont les propres paroles du Sauveur.

Cette vertu est comme le centre autour duquel se réunissent et se conservent tous les biens et si, par malheur, on la perd, toutes les autres vertus sont perdues avec elle. « Avec elle me viendront tous les biens », dit le Seigneur. Mais cette vertu qui fait de vous, chers jeunes, d'autres anges du Ciel, cette vertu qui plaît tellement à Jésus et Marie, est souverainement enviée par l'ennemi des âmes. C'est pour cela qu'il a l'habitude de vous livrer de terribles assauts afin que vous la perdiez ou, au moins, que vous la tachiez. C'est pourquoi je vous suggère quelques règles ou armes avec lesquelles vous réussirez certainement à la conserver et à chasser l'ennemi tentateur.

L'arme principale consiste à s'éloigner des dangers. …Saint Grégoire te Grand déclara que « celui qui porte son trésor à la vue de tout le monde, désire bien être volé ».

En plus de la fuite des dangers, pratiquez la confession fréquente, faite avec sincérité, et la communion pieuse. Evitez également toutes les personnes qui, en actions ou en paroles, déprécient cette vertu.

Pour prévenir les assauts du démon, rappelez-vous l'avis de Jésus : « cette sorte de démon », c'est à dire la tentation contre la pureté, « ne se chasse que par le jeûne et la prière ». Par le jeûne c'est-à-dire par la mortification des sens, en mettant un frein à nos yeux et à notre gourmandise, en fuyant l'oisiveté. Jésus-Christ nous recommande de recourir à la prière, mais il s'agit d'une prière faite avec foi et ferveur, qu'il faut continuer jusqu'à ce que la tentation soit vaincue.

Vous aurez enfin une arme formidable avec les oraisons, en invoquant les noms de Jésus, Joseph et Marie. C'est pourquoi, dites souvent : « Mon Jésus, miséricorde ». « Jésus, sauvez-moi ». «O Marie conçue sans péché, priez pour moi qui ai recours à vous ». « Marie, secours des chrétiens, priez pour moi ». « Cœur sacré de Marie, soyez le salut de mon âme ». « Cœur de mon Jésus, je ne veux plus vous offenser ».

Enfin, si toutes ces armes ne suffisent pas à chasser cette sale tentation, recourez alors à l'arme invincible de la présence de Dieu. Nous sommes dans les mains de Dieu qui, comme maître absolu de notre vie, peut nous envoyer la mort n'importe quand. Comment oserons-nous alors l'offenser en sa présence ?

Le patriarche Joseph, tandis qu'il était esclave en Égypte, fut provoqué à commettre une action infâme. Mais il répondit aussitôt à celle qui le tentait : « comment puis-je commettre une telle chose en présence de mon Seigneur ? » Ajoutez pour votre compte : comment puis-je me laisser pousser à commettre ce péché en présence de Dieu, le Dieu créateur, le Dieu sauveur, ce Dieu qui peut me priver instantanément de la vie ? Vais-je faire ceci en la présence de Dieu qui, pendant que je l'offense, peut m'envoyer aux peines éternelles de l'enfer ? » Il est impossible d'être vaincu durant les tentations si, tout le temps que dure le danger, on recourt à la présence de Dieu."

Saint Jean Bosco 

par Caroline publié dans : Méditations
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Vendredi 10 octobre 2008

"Le premier piège que le démon a l'habitude de tendre à votre âme consiste à vous faire miroiter l'impossibilité de vous maintenir sur le difficile chemin de la vertu, l'impossibilité de vous éloigner de tout plaisir pendant les quarante, cinquante ou soixante ans que vous promet la vie.


A cette suggestion du démon, répondez : "qui m'assure que j'arriverai à cet âge ? Ma vie est entre les mains du Seigneur et aujourd'hui peut être mon dernier jour. Combien de jeunes de mon âge étaient hier allègres, en bonne santé et de bonne humeur, et sont aujourd'hui conduits au sépulcre. Combien de mes compagnons ont disparu de ce monde à la fleur de l'âge ! Pourquoi cela ne pourrait-il pas m'arriver à moi-même ? "

 

Et si nous devions supporter des fatigues pendant plusieurs années pour le Seigneur, ne seraient-elles pas surabondamment compensées par la gloire et le bonheur éternel du paradis ? En outre, nous voyons que ceux qui vivent dans la grâce de Dieu sont toujours joyeux et ont le cœur heureux, y compris dans les afflictions. Au contraire, ceux qui se livrent aux plaisirs, vivent insatisfaits et inquiets. Ils s'efforcent de trouver la paix dans leurs distractions, mais sont de jour en jour plus malheureux : « Il n’y a pas de paix pour les méchants », dit le Seigneur.

 

Peut-être quelqu'un insistera : « nous sommes jeunes ; si nous commençons à penser à l'éternité et à l'enfer, nous deviendrons mélancoliques, et nous nous casserons la tête ».

 

Je ne nie pas que la pensée de l'éternité, surtout celle malheureuse d'un supplice sans fin, soit tragique et épouvantable, mais, dites-moi, si cela vous casse la tête rien que de penser à l’enfer, que sera-ce d'y tomber réellement ? Mieux vaut donc y réfléchir maintenant pour ne pas y tomber plus tard, car il est clair que si nous y réfléchissons souvent, nous arriverons à l'éviter.

 

Comprenez bien d'autre part que, s'il est triste de penser à l'enfer, l'espérance du paradis où l'on jouit de tous les biens, nous emplit de consolation. C'est pour cela que les saints vivent très heureux en pensant sérieusement à l'éternité des peines : ils ont la ferme confiance que Dieu les aidera à les éviter et à obtenir, enfin, la possession des biens infinis qu'il a préparée à ceux qui le servent.

Courage, donc, mes biens aimés ! Faites l'expérience de servir le Seigneur et vous verrez combien son service est doux et suave et combien la joie inondera votre cœur, ici-bas et dans l'éternité."

Saint Jean Bosco

par Caroline publié dans : Méditations
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