Vendredi 14 novembre 2008

Fils spirituel de Sainte Thérèse de Lisieux
1928 - 1959
Fête le 10 juillet


C'est dans un petit village du Nord Vietnam que Joachim Nguyên Tan Van voit le jour en mars 1928, au cœur d'une famille profondément chrétienne qui comte alors trois enfants. Une petite sœur viendra plus tard l'aggrandir. Les premières années de la vie de Van s'écoulent paisiblement et joyeusement entre un papa tailleur et très attentionné pour sa famille, et une maman gratifiée d'une grande foi. Il reçoit de sa maman le meilleur de son éducation. espiègle, hypersensible, entêté, attentif à la douceur, tel est le portrait que sa maman fait de Van. En grandissant, d'immenses désirs naissent dans son cœur et déjà à 4 ans, il veut être un saint. Il saisit au passage tout ce qui peut le faire grandir humainement et spirituellement. Il se passionne pour les récits de la vie des saints. A l'âge de 6 ans, il fait sa première communion et demande alors deux grâces à Jésus : la pureté, pour L'aimer de tout son cœur, et d'accorder à tous les hommes une fois solide et parfaite.

Dès le début de sa scolarité arrivent les années de douleurs , marquées par l'injustice, l'humiliation, la souffrance, d'autant plus révoltantes et blessantes qu'elles viennent d'instituteurs catholiques, de catéchistes et de prêtres attiédis et mal intentionnés. Sa candeur et sa nature confiante en sont profondément marquées. Seule la récitation du Chapelet lui permet de goûter un peu de joie puisée dans  le Cœur de Marie. Van a dix ans . Loin de se révolter, il va offrir ses souffrances. Naît en lui un amour profond pour le sacerdoce.

Les mauvais traitements qu'il reçoit le forcent à s'enfuit du présbytère où il demeurait. Une vie d'errance commence pour lui : il mendie, vagabonde, dort à la belle étoile et manque même d'être vendu comme esclave. Il décide de retourner dans sa famille où il ne reçoit pas un accueil très chaleureux. Ses parents sont mécontents de sa fuite. Cette série d'épreuves le fait désespérer. Il en vient à se considérer comme un être méprisable et à se demander comment Dieu peut l'aimer. C'est en Marie qu'il retrouve la confiance.

Le jour de Noel 1940, il reçoit le « cadeau de l'amour » : pendant la messe, il comprend que, en puisant sa force dans l'amour, il peut changer la souffrance en bonheur. Van est transformé par cette révélation. 1942, il est accueilli chez les Rédemptoristes à Saigon où il trouve enfin sa place. Il reçoit le nom de Frère Marcel. A la lecture de « L'Histoire d'une Ame » de Sainte Thérèse de l'Enfant – Jésus et de la Sainte Face, il découvre un nouveau chemin de sainteté. Tout ce qu'il pressentait d'une relation intime avec Dieu, il le retrouve dans les lignes de l'ouvrage.

Il est alors gratifié de toute une série de rencontres avec Sainte Thérèse de Lisieux qui lui apparaîtra à plusieurs reprises. Sa « Grande Sœur » l'invite à devenir comme elle, un apôtre caché de l'amour indestructible de Dieu : « Avec mes mains qui nettoient les marmites, j'ai le pouvoir de sanctifier le monde. » Le Christ lui confie ce qu'il attend de lui : « Au Ciel, Je te donnerai pour mission d'aider ta Grande Sœur Thérèse à inspirer au monde sa confiance en Mon Amour. »

Septembre 1954, Van est envoyé à Hanoï-Nord Vietnam – dans une autre communauté Rédemptoriste : des fidèles ont choisi de rester au nord, malgré l'exode forcé par la venue du régime communiste. Après quelques semaines, il écrit à sa petite sœur : « Il faut qu'il y ait quelqu'un qui aime le Bon Dieu au milieu des communistes... Je me tiens toujours prêt à être emmené dans un endroit secret pour y être mis à mort… Prie beaucoup pour m'obtenir le courage de tout endurer jusqu'à la fin … »

En mai 1954, Van est arrêté et accusé de propagande pour le Sud Vietnam. Vont s'ensuivre des mois d'emprisonnement, de tortures et de souffrances, de cachots en prisons et de prisons en camps. Malgré cela, il continue à transmettre le « bonheur indestructible » dont il vit, à tous ceux qui l'entourent. Il demande dans ses lettres des médailles, chapelets et hosties consacrées : « Nous avons faim de l'Amour Divin… » Ainsi l'apôtre caché de l'amour répand l'amour à profusion.

Après une escapade pour aller chercher des hosties consacrées dans un village voisin, Van est pris, battu et enfermé dans un cachot malsain pendant deux ans. En juin 1959, il sort rongé par la tuberculose. On le relègue dans un dortoir où parmi ses voisins de lit, se trouve le Vicaire Général du Diocèse d'Hanoi. Croyants et incroyants sont bouleversés par le courage de Van face à la souffrance. Après trois semaines d'agonie, le Vicaire l'accompagne dans ses derniers instants et lui donne l'absolution. Le 10 juillet 1959, le « Petit apôtre caché de l'Amour » finit sa course dans les bras du Père. Il avait 31 ans. Aujourd'hui son procès de béatification est en cours.


http://www.amisdevan.org/

par Caroline publié dans : Le Témoin du mois
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 1 novembre 2008

 Né en 1900, Lucien Bunel est devenu à 25 ans Jacques de Jésus, lors de ses voeux perpétuels au Monastère des Carmes déchaussés d'Avon. Supérieur du Petit-Collège des Carmes durant la guerre, le Père Jacques est arrêté début 1944 pour avoir abrité dans son éta­blissement des enfants juifs. Un lugubre matin de janvier, les enfants dénoncés quit­tent le collège, suivis par le Père Jacques. Un court instant, il s'immobilise, contem­plant encore ses autres élèves : « Au revoir, les enfants ! A bientôt... » s'écrie-t-il d'une voix alerte. Cette histoire, vous l'aurez deviné, a été porté à l'écran avec le magnifique film « Au revoir les enfants ».

Durant son incarcération, le Père Jacques
écrit : « Je n'ai pas peur de mourir,
bien au contraire. Ce sera pour moi la plus grande joie. Et plutôt que de tuer des pères de famille, de faire des veuves et des orphe­lins, prenez-moi et fusillez-moi. La mort ne peut être amère à l'âme qui aime Dieu parce que celle-ci y trouve toutes les dou­ceurs de l'amour. » Sourd aux propositions d'évasion (« Il faut des prêtres dans les prisons, si vous saviez » répond-il), il organise des cau­series entre détenus et n'a qu'un souci : celui de conserver sa bure et son autel.
Au camp de Compiègne, il célèbre en effet la Messe chaque jour. Un témoin raconte ainsi : « Je vois  encore le Père Jacques agenouillé sur le plancher de cette pauvre baraque, sans aucun prie-Dieu, sans aucun appui, toute son âme concentrée et unie à Dieu. Rien que cette vision du Père en réconfortait beaucoup. Je vois encore fixés sur l'autel, ses yeux où brillait une flamme douce comme la lampe des sanctuaires ». Tous veulent l'écouter, même ceux qui ne croient pas. Quelles leçons ! Quels argu­ments ! Son langage simple, direct plaît à tous : les communistes composent la majorité de son auditoire. L'un d'eux dira : « Un prêtre, véritablement prêtre.
Apôtre du Christ, sans parti pris. Une intelligence vive et très ouverte, un jugement très sûr. Et quelle fierté françai­se ! ».

Le Père Jacques, se donnant à tous, s'oblige à ne jamais rester dans le même groupe car les prisonniers se l'ar­rachent. II brûle d'amour pour ses com­pagnons.
Ses conférences sont bientôt interdites, assimilées à de l'activisme politique et le Père Jacques part pour le camp discipli­naire de Sarrebruck : « C'est là que les hommes ont le plus besoin de mon secours » écrit-il. Au camp de Sarrebruck, le Père en robe de bure est le premier à subir les coups et les injures. II reste au garde à vous des heures durant et endure avec les autres prisonniers une vie horrible, impensable. On fait courir les prisonniers pendant des heures et on frappe ceux qui tombent. Ceux qui ne peuvent pas se relever sont frappés jusqu'à la mort. Au bout de trois semaines, sur les cinquante-deux hommes venus de Compiègne, il en restait sept. Le Père Jacques accepte cet enfer, sa sou­tane étant un fanion pour tous : les SS le harcèlent, les prisonniers recherchent sa rayonnante charité.

Au camp, il réussit à obtenir la charge de l'infirmerie, d'une saleté repoussante : il nettoie, réorganise et réus­sit même à se procurer des médicaments. II est ensuite envoyé à Mauthausen où il cherche à faire descendre le Christ par la célébration du Saint Sacrifice, au risque de la pendaison : avec son costu­me rayé pour vêtements liturgiques, il prononce les paroles rituelles sur du pain noir, caché au milieu d'autres bagnards qui chantent des chansons triviales pour donner un alibi au rassemblement. « Il faut avoir le courage de ses opinions. Quand on a quelque chose dont on est sûr, il suffit d'entrer dans la bagarre. II n'y a qu'à aller de l'avant. Vous verrez plus tard combien il y a peu d'hommes qui savent risquer quelque chose"soutient-il.

Début 1945, alors qu'il est question de réunir les prêtres prisonniers à Weimar, il se déclare professeur afin de rester avec
les détenus. Mais la tuberculose finira par rattraper le bon prêtre qui, se sachant condamné, demande à la libération du camp à mourir sur le sol national où il rejoint la demeure du Père le 2 juin 1945.

Souvenez-vous de celui qui par amour du Christ et des hommes, s'est donné à eux jusqu'au bout : « Si je suis fusillé, réjouissez-vous, car j'aurai réalisé mon idéal : donner ma vie pour ceux qui souffrent ! ».

par Caroline publié dans : Le Témoin du mois
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 19 octobre 2008
 « Un seul Ave bien dit fait trembler tout l'enfer » (Saint Curé d’Ars)


Né à Dardilly, non loin de Lyon, trois ans avant la Révolution française, de simples cultivateurs profondément chrétiens, il est d'abord berger et occupé aux travaux des champs. Dès ses premières années, il se distingue par sa candeur, sa piété, son amour pour la Sainte Vierge, et sa charité pour les pauvres. Il parvient au sacerdoce grâce à sa piété plus qu'à ses talents. Après quelques années de vicariat, il est appelé à la cure d'Ars, ville particulièrement déchristianisée par la Révolution et, en apercevant le clocher de sa paroisse, il se met à genoux pour prier Dieu et lui recommander son ministère. Son premier soin est de visiter ses paroissiens. Il s'occupe des plus pauvres et fonde un orphelinat. Sa bonté, sa vie ascétique des plus rigoureuses et la simplicité de ses prédications suscitent peu à peu le respect de ses paroissiens. Il les concquiert vite par sa vertu, et l'on voit succéder aux abus de toutes sortes et à l'indifférence, grâce à son zèle, un esprit profondément chrétien, une parfaite observance du dimanche : la paroisse, sous l'impulsion d'un Saint, est devenue une communauté religieuse. Mais c'est au confessionnal, où il passe plus de 15 heures par jour, qu'il se révèle aux yeux de tous comme un éminent canal de la miséricorde divine et comme un guide spirituel.
 
Bientôt, des pays voisins, on accourt pour l'entendre, pour se confesser à lui et obtenir des miracles, qu'il attribut à Sainte Philomène, dont le culte tout nouveau croit chaque jour en popularité. Aussi l'appele-t-il sa chère petite Sainte. Des heures durant, le saint homme écoute, conseille, apaise ou au contraire, bouscule les consciences. Doué de clairvoyance, il adapte son langage et le ton de sa voix selon la demande profonde de l'âme qui le sollicite. Lorsque la souffrance d'une personne provient de la négativité qu'elle a « choisi » de détourner sur elle par Amour d'autrui ou pour sa propre élévation, il l'encourage de tout son Amour. « On ne doit pas enlever la croix à des épaules qui savent si bien la porter » dira-t-il simplement, démontrant ainsi que l'Amour divin est indissociable du respect du libre arbitre. En revanche, si la souffrance résulte de la négativité de la personne, il l'exhorte avec vigueur à s'ouvrir à la miséricorde divine toute puissante et libératrice. « J'ai vu Dieu dans un homme » dira un des milliers de pèlerins de France et d'ailleurs qui viennent désormais chercher le soulagement de l'âme et la guérison du corps. On ne compte plus les prodiges et conversions spirituelles ainsi accomplis par le saint ! Hommes d'église, politiciens… tous font appel aux prières, aux conseils et aux prophéties du saint curé.

Un maître spirituel dont le portrait serait incomplet si nous omettions de mentionner ses deux âmes sœurs qui vivaient en lui. Celle de Saint Jean-le-Baptiste qui l'avait inondé de sa présence dès sa petite enfance et avec lequel il n'a cessé de converser, et celle de Sainte Philomène, martyre des premiers siècles de l'Église avec laquelle il vécut un mariage mystique.Dix ans plus tard, la réputation du saint curé s'est étendue au-delà de la France, et l'on ne tarde pas à venir de plus loin. La paroisse d'Ars, jadis inconnue et solitaire, est devenue un centre d'attraction universelle, aux personnes pieuses se joignent des impies, des incrédules, des débauchés. Les conversions se multiplient par milliers. Il passe régulièrement jusqu'à seize et dix-huit heures par jour au confessionnal, et le reste du temps en prédications, catéchisme et prières. Complètement donné à sa tâche pastorale, épuisé, il a ce mot vers la fin de sa vie : « Qu'il fait bon de mourir quand on a vécu sur la croix. ». Il est exaucé le 4 août 1859 quand il meurt à l'âge de 74 ans.
 
Le décret de l'inscription au procès de béatification est signé en 1904 par PieX. Il est canonisé en 1925. Il est proclamé en 1929 « patron de tous les curés de l'univers » ce qui signifie qu'il est recommandé à ceux-ci de s'inspirer de son exemple. Sa vie pastorale exemplaire peut en effet être un foyer de ressourcement pour tous les prêtres de l'Église catholique. Mais, bien sûr, tous les habitants de la terre peuvent trouver en lui un modèle de charité, tournée vers Dieu et les frères. Saint Jean-Marie-Baptiste Vianney est le témoin vivant de l'Amour divin, celui qui s'adapte et se donne sans limite pour l'accomplissement et la gloire de ses créatures.
par Caroline publié dans : Le Témoin du mois
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 21 septembre 2008



C'est à Lévis, dans la province de Québec, que naît Alfred Pampalon, le 24 novembre 1867.

Très tôt, le jeune Alfred révèle la pureté de son âme, l'esprit de prière et la serviabilité sans calcul. Une grande tristesse se mêle un jour à sa joie enfantine. Sa maman, celle qu'il aime le plus sur terre, va mourir. Près du lit, le jeune Alfred, qui n'a que cinq ans, a les larmes aux yeux. Il regarde une image de Marie. C'est elle qui sera sa maman.

Il étudie au Collège de Lévis. Il ne respire que bonté. Il aime rire et répand la joie. C'est un sportif de première force, un champion dans tous les jeux. Il est le modèle de tous les étudiants qui lui portent beaucoup d'estime.

À 17 ans et demi, il est terrassé par la maladie. C'est une inflammation des poumons. Il reçoit les derniers sacrements. Toute sa famille est alarmée. Personne n'oublie que, près de là, au sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré, règne la sainte de la tendresse, la bonne sainte Anne. On la supplie d'obtenir de son Petit-Fils Jésus la guérison d'Alfred.

Il guérit... Dès que les forces sont revenues, Alfred s'engage à pied sur la route qui le mène de Québec è la basilique de Sainte Anne. C'est en fils de saint Alphonse, en Rédemptoriste, qu'Alfred veut vivre désormais. Il devra se rendre en Belgique pour étudier et devenir prêtre.

Le 2 octobre 1892, il devient prêtre. Le jeune Alfred Pampalon révèle un coeur d'apôtre. Il imite le Rédempteur. Il va d'instinct vers les petits et les souffrants. Il les attire vers Dieu et pacifie les coeurs.

D'humeur très douce, il se montre toujours aimable, d'une amabilité qui jaillit de son amour pour le Seigneur. Il prend sa force dans l'Eucharistie.

Mais voilà que les symptômes de la tuberculose commencent à se révéler. Alfred va souffrir et mourir. Le 4 septembre 1895, Alfred Pampalon quitte la Belgique et revient au Canada. La sainteté du père Alfred atteint sa maturité dans le creuset de la souffrance.

Il peut encore, pendant quelques mois, exercer du ministère à la basilique. Il prêche, entend des confessions, dirige les âmes, réconforte les pauvres, baptise.

Le mal gagne du terrain. En août 1896, l'hydropisie affecte les jambes, le corps, même le visage. Les forces déclinent. En septembre, le malade n'est plus qu'une plaie. Tout son corps est atteint. Le soir du 29 septembre 1896, le moribond, très lucide, prie sans cesse. Il soupire de sa voix éteinte: "Ô mort..., ô sainte mort..., viens..., viens!" Il ajoute: "Qu'on est heureux... de souffrir pour Jésus ! Je veux... aller au ciel... voir Jésus et Marie..."

Voilà que, soudainement, il se dresse sur son fauteuil et, d'une voix forte, comme s'il était en pleine santé, entonne le Magnificat. Il le chante en entier. Comme Marie, il chante son merci au Seigneur. Il chante, car il est au seuil de la patrie. Il verra Jésus! Il verra Marie! Puis, toujours à voix haute, il s'écrie: "Vive Jésus, Marie et la bonne sainte Anne!"

Le 30 septembre, un peu avant huit heures du matin, le bon père Alfred ouvre les yeux, comme dans une vision. Il rend le dernier soupir. La Vierge elle-même est venue le chercher.

Que de ressemblance entre lui, la fleur de Lévis, et Thérèse, la fleur de Lisieux ! Les deux partent pour le ciel à l'aube de leur existence.

À une année d'intervalle, jour pour jour, un 30 septembre. Tous deux ont tellement souffert ! Pour Dieu, pour les missions, pour les pêcheurs !

L'héroïcité des vertus d'Alfred fut proclamée officiellement par le pape Jean-Paul II le 14 mai 1991. Alfred Pampalon est Vénérable. 

Le connaître, c'est l'aimer. Un homme écrivait: "Comme je fus édifié par sa vie! J'en fus ému jusqu'aux larmes".

Le bon père Alfred demeure accessible à tous; il se penche sur toutes les misères. Il se fait l'intercesseur de ceux qui s'approchent de son tombeau; il se fait le protecteur des personnes qui, au loin, le supplient avec confiance, le coeur lourd de leurs souffrances.

S'accumulent très tôt les témoignages de guérisons spirituelles et physiques attribuées à l'intercession du bon père Alfred Pampalon. Tout en se préoccupant de nos misère humaines, il se montre particulièrement attentif aux personnes qui souffrent d'intoxications, d'alcool et de drogue. Alfred Pampalon, un jeune "saint' se révèle un modèle et un protecteur.

 

par Caroline publié dans : Le Témoin du mois
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 17 juin 2008

Une très grande âme pour une toute petite fille. Toutes les familles d’Annecy-le-Vieux savent ce que signifie la visite des officiers d'état civil dans les maisons des femmes de soldats. Voilà un an que la guerre dure, voilà plus de six mois qu'elle s'est enlisée dans les tranchées. Dans la boue de l'Est, loin de leurs montagnes, les hommes tombent. Alors, en ce mois de juillet 1915, lorsque la jeune femme voit arriver les deux officiers, lorsqu'elle les voit monter les marches du perron, déjà, elle a compris.

« Le lieutenant Guigné est tombé au champ d'honneur à la tête de sa compagnie de chasseurs alpins, sur le front d'Alsace... » Toute la nuit, ces mots terribles résonnent dans la tête de la jeune veuve. Ses enfants, ses quatre enfants, sont des enfants sans père. Le lendemain, dans la pièce où la jeune femme s'est réfugiée pour pleurer, Anne, sa fille née dans cette maison le 25 avril 1911, s'approche timidement. Dans la tête de Mme de Guigné, tout s'entrechoque. La mort du héros, les soucis domestiques, et cette gamine si vive, si intelligente, mais tellement désobéissante, orgueilleuse, jalouse et capricieuse… Si, au moins, ses colères pouvaient cesser. La maman caresse les cheveux de la fillette et murmure : « Anne, si tu veux me consoler, il faut être bonne. Et Anne va tout faire pour être bonne ».

À partir de cet instant, elle s'y efforce sans répit, avec l'acharnement d'une gamine de quatre ans et demi, s’appliquant à d’innombrables sacrifices, à table, au travail, dans les jeux… La petite fille répète sans cesse : « Je suis heureuse. » Elle s'obstine et sollicite l'aide de Dieu. Au milieu de sa détresse, Mme de Guigné assiste au surprenant combat spirituel d'une enfant passionnée qui ne veut plus rien refuser à Dieu. Par moments, pour quelques broutilles -- un jeu auquel Anne ne peut participer, une sucrerie qu'on lui refuse --, la mère voit la petite fille devenir subitement rouge de colère, serrer les poings. Mais Anne maîtrise toujours son caractère emporté. Elle l'a promis. Peu à peu, les crises s'espacent et, bientôt, son entourage a l'impression que tout lui est agréable. Son institutrice constate elle aussi cet irréversible et radical changement: « Je n 'ai jamais vu Anne revenir en arrière. »

Les mois passent. Au début de 1917, Mgr Chapon évêque de Nice, découvre sur la liste des candidates à la première communion, une enfant qui n a pas encore six ans. Stupéfait, il refuse qu’on l’admette. On insiste, on supplie. Il se laisse alors fléchir, mais exige un « examen sévère ». Lorsqu'on amène Anne de Guigné au père Perroy, le supérieur des jésuites chargé de l’interroger, il commence par s’y refuser. « Elle est beaucoup trop petite. C’est un bébé ! Que Madame de Guigné vienne me parler, je m’arrangerai avec elle. Bientôt les mamans voudront faire communier les enfants avant qu’ils sachent marcher ! » II cède enfin. Et, pendant une demi-heure, il l'interroge. Les questions du catéchisme d’abord, puis, comme l'enfant ne commet aucune erreur, il entame un dialogue plus libre. Saisi par les réponses de l'enfant, le jésuite se rend à l'évidence : « Madame, dit-il à sa mère, non seulement elle est prête, mais je souhaite que vous et moi soyons toujours au degré d’instruction religieuse de cette enfant-là.»

L'examen est réussi, mais, toujours, demeure la blessure initiale. La veille de la première communion, alors qu’elle n’a eu de cesse de connaître ce moment, Anne est infiniment triste. Son père ne sera pas présent. Mais elle retrouve le sourire lorsqu'elle comprend qu'il assistera, du Ciel, à la cérémonie. En ce lundi 26 mars 1917, où elle communie pour la première fois, elle fait déposer sur l'autel un billet : « Mon Petit Jésus, je vous aime et, pour vous plaire, je prends la résolution d'obéir toujours ! »

Mais déjà le combat d'Anne touche à sa fin. Frappée d'une maladie cérébrale, sans doute une méningite, en décembre 1921, elle est forcée de s'aliter. Elle répète sans cesse : « Mon Bon Jésus, je veux tout ce que vous voulez. »

Et, aux invocations que l'on fait pour son rétablissement, elle ajoute systématiquement : « Guérissez aussi les autres malades. »

Anne de Guigné meurt à l'aube du 14 janvier 1922, à Cannes. Elle n'a pas onze ans. Pendant longtemps, ses proches voulurent garder pour eux l'étonnant parcours spirituel de cette petite fille obstinée qui ne voulait qu'une seule chose, « être bonne ». Mais la renommée de la fillette dépassa bien vite le cadre familial et, le 3 mars 1990, le décret reconnaissant «l' héroïcité des vertus » d'Anne de Guigné et la proclamant « vénérable » était promulgué.

Quelques phrases de la petite Anne

- "Mon bon Jésus, vous ne pouvez pas me refuser, puisque c'est pour vous"

- "Quand je suis toute recueillie, le Petit Jésus me parle : il me dit qu'il m'aime beaucoup plus que je ne l'aime"

- Mon Bon Jésus, je veux tout ce que vous voulez"

- "Tu n'as qu'à invoquer ton Ange Gardien; il t'aidera"

- Ô Marie, donnez-moi la grâce de pleurer avec vous... Nous pouvons bien souffrir pour Jésus, puisque Jésus souffrit pour nous"

Quelques sites à visiter :
http://www.annedeguigne.fr/
http://agse.nice.temp.free.fr/groupes/grasse/2grasse/annedeguigne.htm
http://agse.nice.free.fr/liens/guigne-nddesneiges.htm

par Caroline publié dans : Le Témoin du mois
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 3 juin 2008

Fondateur de l'oratoire - 1515 - 1595

Philippe naquit à Florence le 22 juillet 1515. Dès son enfance, on l’appelait le bon petit Philippe, tant il était bon, doux et aimable. Vers l’âge de dix-huit ans, il renonça à la fortune d’un de ses oncles pour aller à Rome étudier les sciences ecclésiastiques. Rien de plus édifiant que sa vie d’étudiant : pauvreté, mortification, prière, travail, silence, vie cachée, habitaient sa modeste cellule.


Après plusieurs années d’étude opiniâtre dans les universités, il travailla seul, quelques années encore, dans le silence et la solitude, et quand, devenu prêtre par obéissance, il commença à se livrer au ministère des âmes, son esprit facile et profond avait acquis une science fort remarquable. Son angélique pureté eut à subir les plus rudes assauts ; mais il sortit toujours vainqueur de tous les pièges, et reçut comme récompense la grâce de ne jamais ressentir, le reste de sa vie, aucun mouvement, même involontaire, de la concupiscence charnelle.

Un jour, Philippe fut tellement embrasé de l’amour de Dieu, que deux de ses côtes se rompirent pour donner plus de liberté à ses élans séraphiques. Souvent ses entretiens avec Notre-Seigneur étaient si suaves, qu’il n’y pouvait tenir et se mourait de joie, ce qui lui faisait pousser ce cri : "Assez, Seigneur, assez !"

Philippe visitait les hôpitaux, soignait les malades, assistait et instruisait les pauvres, passait de longues nuits dans la prière, aux catacombes, sur les tombeaux des martyrs. Partout et à toute occasion, il cherchait à gagner des âmes à Dieu. Il aimait surtout les jeunes gens ; il les attendait à la sortie des écoles, se mêlait à leurs rangs et conversait avec eux ; il les abordait sur les places publiques, les cherchait jusque dans les ateliers et les magasins, en confessait une multitude, en retirait un grand nombre du vice. "Amusez-vous bien, leur disait-il souvent ; mais n’offensez pas le bon Dieu !" Aussi Philippe exerçait-il sur l’enfance et la jeunesse un ascendant irrésistible, et nul mieux que lui ne mérite d’être regardé comme le Patron des Oeuvres de jeunesse. Le Saint fonda la Société des Prêtres de l’Oratoire.

Philippe jouait pour ainsi dire avec les miracles, et les résurrections de morts ne coûtaient rien à cet homme extraordinaire. Il se regardait, malgré tout, comme le plus grand des pécheurs, et disait souvent à Dieu : "Seigneur, défiez-Vous de moi, car j’ai peur de Vous trahir !" Philippe mourut à l’âge de quatre-vingt ans, le 26 mai 1595.

Liens :
http://www.chiesanuova.net/fr/philippe-neri.html
http://www.oratoire-nancy.org/
http://saintphilippeneri.free.fr/groupe/

(surprise ... Frère Paul Valentin était chef scout dans ce groupe scout de france)

par Caroline publié dans : Le Témoin du mois
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 12 mai 2008

1 - Enfance de Raymond
     Raymond Kolbe est né le 8 janvier 1894 à Zdunska Wola en Pologne, et baptisé le même jour à l'église Notre Dame de l'Assomption. Ses parents, ouvriers tisserands sont de fervents catholiques. Ils habitent une modeste maison où ils ont installés un petit autel à Notre Dame. Les enfants reçoivent une solide éducation. Raymond, délicat et chétif avait un tempérament vif et obéissant. Très doué pour les études, il va à l'école de Pabianice.

2 - Les deux couronnes
     Un événement marque l'enfance de Raymond. En 1904-1905, sa maman le gronde, il prie Marie et se trouvant à l'église, la Vierge lui apparaît tenant dans ses mains deux couronnes : une blanche signe de la pureté, et une rouge signe du martyr. Il les accepte toutes les deux. Toute sa vie se réalisa selon ce dessein. Dès ce moment, il se confie totalement à Marie. La prière devient pour lui source de grâces et de conversion.

3 - Vocation franciscaine
     Les franciscains conventuels prêchent une mission pour le Carême 1907. Cela suscite chez Raymond l'appel à la vocation. A l'automne 1907, il entre au Séminaire des Frères Mineurs Conventuels de Leopoli, fasciné par l'idéal franciscain. Le 4 septembre 1910, Raymond revêt l'habit franciscain et prend le nom de Frère Maximilien. Le 5 septembre 1911, il prononce les premiers vœux religieux. De 1912 à 1919, il suit à Rome les cours de philosophie et de théologie.
     Il fait la profession solennelle le 1er novembre 1914. Il est ordonné prêtre le 28 avril 1918.

4 - Fondation de la Mission de l'Immaculée
     Etudiant à Rome, il fonde avec six jeunes frères la Mission de l'Immaculée pour convertir et sanctifier le monde avec l'aide de Marie. C'est un mouvement spirituel, missionnaire et marial : " Rendre au Christ le monde entier par l'Immaculée. " Les conditions sont la consécration totale à l'Immaculée et le port de la Médaille Miraculeuse. " Par Elle, avec Elle et en Elle, nous serons les instruments de son amour et de sa miséricorde ". Les moyens sont la prière, l'invocation à l'Esprit Saint et la diffusion de la Médaille Miraculeuse.

5 - Niepokalanów
     De 1919 à 1927, il organise l'apostolat en Pologne à l'aide de la revue " Le Chevalier de l'Immaculée ", s'adressant à tous les milieux sociaux. En 1929, il fonde à Niepokalanów la Cité de l'Immaculée. C'est un centre de spiritualité franciscaine très actif et une maison d'édition : pauvreté franciscaine pour les frères, machines perfectionnées pour l'apostolat. Il est un précurseur dans les média. " L'amour ne se repose jamais, mais se propage comme un feu dévorant. "

6 - Japon : Missionnaire infatigable
     En 1930, Il vient en pèlerin à Lourdes, à la Rue du Bac et à Lisieux, confier à Marie la mission du Japon. Il est professeur au séminaire et fonde à Nagasaki, la Cité " Mugenzai non sono ".
     Peu de temps après son arrivée, il fait paraître en japonais " le Chevalier de l'Immaculée " : événement exceptionnel en ce pays où les catholiques sont minoritaires. L'idéal franciscain séduit les jeunes japonais. De nombreuses vocations sont attirées par cet apostolat missionnaire et marial.

7 - Auschwitz : l'heure du sacrifice


     De retour en Pologne en 1936, il développe la Mission dans le but de conquérir le monde pour étendre le règne du Christ. Dès le début de la guerre, il est arrêté puis libéré le 8 décembre 1939. Finalement, il est arrêté le 17 février 1941 et emmené à la prison Pawiak de Varsovie.
     Le 28 mai 1941, il est transféré au camp d'Auschwitz. Malgré les privations, les persécutions et les souffrances, il demeure dans la paix et l'espérance. Le 30 juillet, il offre sa vie pour mourir dans le " bunker de la faim " à la place d'un père de famille, François Gajowniczek. Après une agonie de 15 jours et avoir aidé ses compagnons jusqu'au bout, il meurt le 14 août 1941. Son corps est brûlé au four crématoire le 15 août 1941, fête de l'Assomption.

 

 

 8 - Martyr de la charité
     Le Père Kolbe est béatifié par le pape Paul VI le 17 octobre 1971. Il est canonisé par le pape Jean-Paul II le 10 octobre 1982 et prié comme martyr.
par Caroline publié dans : Le Témoin du mois
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 21 avril 2008

2 Janvier 1873 - 30 Septembre 1897

Marie-Françoise-Thérèse Martin naît à Alençon le 2 janvier 1873, dernière d'une famille exceptionnellement chrétienne, puisqu'avant leur mariage, ses parents avaient envisagé la vie religieuse, et que les cinq filles qui survivront de leur neuf enfants seront religieuses.

Thérèse, qui est vive, espiègle, volontaire et facilement coléreuse, reçoit une éducation ferme et aimante, dans une ambiance familiale chaleureuse et joyeuse.

Mais sa mère meurt alors qu'elle n'a que 4 ans, et, sous le choc, elle devient timide et hypersensible. Elle se choisit sa soeur Pauline comme seconde maman. Leur père installe sa famille à Lisieux, dans la maison des Buissonnets, et il entoure particulièrement Thérèse de tendresse.

Lorsque celle-ci a 9 ans, nouveau choc : Pauline entre au Carmel. Thérèse prend alors conscience qu'elle-même est appelée à suivre cette voie. Mais l'année suivante, elle subit une grave maladie nerveuse. Elle en sera guérie par la Vierge, qu'elle voit lui sourire.

En 1884, lors de sa première communion, elle se donne à Dieu pour toujours. Sa soeur Marie entre au Carmel, et elle-même est prise d'une grave crise de scrupules, tandis que redouble son hypersensibilité.

C'est la nuit de Noël 1886 que le Seigneur lui donne une grâce de force qui la transforme complètement. Elle décide alors d'entrer au Carmel pour Noël 1887 et va, avec son père, jusqu'à Rome, en demander l'autorisation au pape Léon XIII. Finalement, c'est l'évêque de Bayeux, Monseigneur Hugonin, qui permet son entrée, le 9 avril 1888 : elle a 15 ans et trois mois.

Dès les débuts de sa vie religieuse, Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Saint Face fait preuve d'une étonnante maturité, au milieu d'une vie en apparence toute simple où rien ne la distingue, mais qui est déjà marquée par la souffrance : maladie de son père, aridité intérieure, solitude spirituelle.

Sous la conduire de l'Esprit, elle découvre la "petite voie de la confiance et de l'amour", qui est l'abandon du petit enfant à l'Amour miséricordieux du Père. Et le 9 juin 1895, elle rédige son Acte d'offrande à l'Amour miséricordieux.

En 1896, elle se voit confier la responsabilité de la formation des novices, à qui, se révélant une remarquable pédagogue, elle enseigne sa petite voie d'enfance.

C 'est aussi l'époque où ses premières hémoptysies dévoilent la tuberculose dont elle souffre déjà depuis deux ans, et celle où elle entre dans une douloureuse nuit de la foi.

En 1897, elle s'alite définitivement. Après une longue et douloureuse agonie, elle meurt le 30 septembre, en disant: "Mon Dieu, je Vous aime".

Publiée un an après sa mort, l'Histoire d'une âme, composée des écrits qu'elle avait rédigés à la demande de ses supérieures, se répand avec une incroyable rapidité, et les miracles dus à son intercession se multiplient.

En 1925, Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus est canonisée par Pie XI. En 1927, elle est proclamée patronne des missions. En 1944, Pie XII en fait la patronne secondaire de la France et, en 1997, Jean-Paul II l'a proclamée Docteur de l'Eglise.

Je vous recommande ces quelques sites pour mieux découvrir cette grande âme :

"Sainte Thérèse touche les coeurs profondément et durablement !"  Sr Anne-Elisabeth, membre de la Communauté de la Croix Glorieuse, met son talent au service de la diffusion du message thérèsien. En composant de la musique sur les poésies de Sainte Thérèse, Sr Anne-Elisabeth fait connaître tout un pan de la littérature thérésienne encore inconnue du grand public.
Ecoutez sa voix d'or sur une poésie de Sainte Thérèse !




D'autres extraits sonores et l'actualité de ses concerts sur le site de son association http://www.laharpededavid.com/

Pour en savoir plus sur la vocation de Ste Thérèse de l'EJ, lire l'article des Pères de Dinechin et Guilbert : http://www.mavocation.org/vies-de-saints/saintete/sainte-therese-de-lisieux-comment-a-t-elle-decouvert-sa-vocation/

Enfin, pour découvrir la spiritualité carmélitaine : http://www.carmel.asso.fr/

 
par Caroline publié dans : Le Témoin du mois
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 29 mars 2008

2 avril 1842 - 9 mars 1857


Apôtre par la joie et la douceur, apôtre par la souffrance qu'il acceptait généreusement, apôtre par la prière, Dominique Savio sera proclamé Saint et Patron de tous les jeunes du monde par le Pape Pie XII en 1954.

Retenons cette parole de lui :
"Je ne suis bon qu'à peu de choses, j'espère que Dieu aura pitié de moi et qu'Il se contentera de ce peu de choses, puisque je le fais pour son amour."

Il est en Occident le plus jeune saint, non martyr.

par Caroline publié dans : Le Témoin du mois
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 14 mars 2008

undefined

29 octobre 1971 - 7 octobre 1990

 

C’est à Sassello, pays riant de l’Apennin Ligure appartenant au diocèse d’Acqui, que le 29 octobre 1971 est née Chiara Badano, après que ses parents aient attendu sa naissance pendant onze années. Sa venue est une grâce obtenue par l’intercession de la Madone des Roches (Madonna delle Rocche) à laquelle le père avait recouru dans une prière humble et confiante.

Chiara porte bien son nom, avec ses grands yeux limpides et son sourire doux et communicatif. Intelligente et volontaire, vive, joyeuse et sportive, elle participe à la vie de la paroisse et a beaucoup d’amis.

Saine, elle aime la nature et les jeux, mais se distingue depuis toute petite par son amour pour Jésus et pour la Vierge Marie. Elle est particulièrement attirée par les « derniers » qu’elle couvre d’attentions et de services, renonçant souvent à des moments de détente. Elle songe à partir pour l’Afrique, et verse ses quelques économies dans une petite boîte pour « ses » petits Noirs.

C’est une petite fille normale, mais avec quelque chose en plus : elle est passionnément Jésus, et dans son amour, elle aime également ses parents et tous ceux qui l’approchent. La seule différence d’avec les autres enfants, c’est qu’elle est docile à la grâce et au dessein de Dieu sur elle, qui se révélera peu à peu. Dans ses cahiers transparaît sa joie et sa fascination de découvrir la vie : elle est heureuse. À neuf ans elle entre dans le Mouvement Gen, et à partir de ce moment, de façon particulière, sa vie devient plus ascétique ; elle cherche à « mettre Dieu à la première place ».

Elle poursuit ses études au lycée classique, quand, à dix-sept ans, tout à coup, un spasme lancinant à l’épaule gauche révèle, après de douloureux examens et d’inutiles interventions, un ostéosarcome, qui n’est que le début d’un calvaire qui durera près de trois ans.

Chiara ne pleure pas et ne se révolte pas : tout d’abord elle reste silencieuse, puis après vingt-cinq minutes, sur ses lèvres retentit le « oui » à la volonté de Dieu, dans l’amour à son « Jésus abandonné ». Elle ne perdra jamais son lumineux sourire, et, main dans la main avec ses parents, elle affronte les douloureux traitements, dans ce même Amour qui l’approche.

Elle refuse la morphine afin de pouvoir garder toute sa lucidité, et offre tout pour l’Église, le diocèse, le Mouvement, les missions…, en restant sereine et forte, convaincue que « l’acceptation de la douleur rend libre ». Elle répète : « Je n’ai plus rien, mais j’ai encore mon cœur, et grâce à lui je peux toujours aimer ».

Sa petite chambre, chez elle, et à l’hôpital Regina Margherita de Turin, est un lieu de rencontre, d’apostolat, d’unité : c’est son église. Les médecins, parfois non pratiquants, restent bouleversés par la paix qui règne autour d’elle, et certains se rapprochent de Dieu. Encore aujourd’hui ils se souviennent d’elle, ils parlent d’elle et ils l’invoquent.

Elle disait à ses amis : « Vous ne pouvez imaginer quelle est, en ce moment, ma relation avec Jésus. Je ressens que Dieu m’appelle à autre chose, à quelque chose de plus grand. Peut-être que je resterai sur ce lit pour des années, je ne le sais. La seule chose qui me préoccupe c’est la volonté de Dieu, bien l’accomplir dans l’instant présent : rester au bon vouloir de Dieu ». Et aussi : « J’étais trop absorbée par toutes les ambitions, les projets, et qui soit encore quoi. À présent tout cela me paraît un tas de choses insignifiantes, futiles et passagères… Je me sens entraînée dans un splendide dessein qui peu à peu se révèle à moi. Si maintenant on me demandait si je désire marcher, je répondrais non, parce qu’ainsi je suis plus proche de Jésus » (l’intervention l’avait laissée paralysée avec de douloureuses et continuelles contractions aux jambes).

À sa maman préoccupée, elle continuer de répéter : « Aie confiance en Dieu, et tu auras tout fait » et « Quand je ne serai plus là, suis Dieu et tu trouveras la force pour aller de l’avant ».

À ceux qui viennent la trouver, elle exprime ses idéaux, en mettent toujours les autres à la première place. Envers « son » évêque, Mgr Livio Maritano, elle fait preuve d’une affection particulière ; dans leurs dernières rencontres, brèves mais intenses, une atmosphère surnaturelle les enveloppe : dans l’Amour ils deviennent une seule chose ; ils sont Église !

Mais le mal avance et les douleurs augmentent. Pas une plainte sur ses lèvres. « Si tu le veux, Jésus, je le veux aussi ».

Chiara se prépare à la rencontre : « C’est mon Époux qui vient me chercher ». Elle choisit son habit d’épouse, les chants et les prières pour sa Messe ; l’office devra être une fête.

En recevant Jésus Eucharistie pour la dernière fois, elle apparaît totalement plongée en Lui et elle supplie que l’on récite cette prière : « Viens, Esprit Saint, envoie-nous du Ciel un rayon de Ta lumière ».

Surnommée « Luce » (lumière) par Chiara Lubich, avec laquelle elle entretient un échange épistolaire filial et intense depuis qu’elle est petite, elle est vraiment à présent lumière pour tous, et elle sera vite dans la Lumière. Elle n’a pas peur de mourir et n’a jamais été effrayée par cela. Elle avait dit à sa mère : « Je ne demande plus à Jésus de venir me prendre pour me porter au Paradis, parce que je veux encore offrir ma douleur, pour partager avec lui la Croix pour encore un peu de temps ».

Son Époux est venu la prendre à l’aube du 7 octobre, après une nuit très éprouvante. C’est la fête de Notre-Dame du Rosaire. Voici ses dernières paroles : « Maman, sois heureuse, parce que je le suis. Au revoir ». Son dernier don, ses cornées ; dernier message à la jeunesse : « Les jeunes sont le futur. Je ne peux plus courir, mais je voudrais leur passer le flambeau comme aux Jeux Olympiques. Les jeunes ont une seule vie, et elle vaut la peine d’être bien utilisée ».
par Caroline publié dans : Le Témoin du mois
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

  • : Pôle Jeunes Daubigny
  • pjd17
  • : aumonerie catholiques Religions
  • : ce blog s'adresse à tous les jeunes de 14 à 20 ans ayant envie de connaître Dieu ou en recherche sur le sens de leur vie. Il présente les activités du PJD : camps de ski, d'été, pélerinage, activités dans l'année et tous les bons moments partagés dans une ambiance chaleureuse de fraternité.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Rendez-vous hebdo

undefined

Vendredi 5 décembre

Activités

18h00-20h00

 

Dimanche 7 décembre
 Messe des Jeunes
18h15
crypte, rue Ampère
 

Mercredi 10 décembre
Jérusalem Céleste
Temps de louange et de prière
19h15
crypte, rue Ampère


Samedi 13 décembre
Groupe St Paul
18h00 - 22h15


 

Evènements 2008-2009

Février 2009
Camp ski/spi

Avril 2009

Pélerinage à Rome

Mai 2009
FRAT Jambville

Juillet 2009

Camp d'été Hautes Alpes

Juillet-Août 2009

Pélerinage en Italie 

Calendrier

Décembre 2008
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>