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Où sommes-nous ?
Maison des Jeunes
 de la Paroisse Saint François de Sales
28, rue Daubigny
75017 - Paris
01 46 22 35 14
email :
polejeunesdaubigny@yahoo.fr
Métro : Malesherbes ou Wagram (ligne 3)

Mercredi 5 novembre 2008

Mon neveu,

 

Je suis furieux ! Ce fichu canard de « Famille Chrét… » (beurk, ce mot me fait horreur) vient de distribuer dans toutes les paroisses un supplément gratuit sur le pardon. Damned ! Nous avions réussi à vider les confessionnaux et à éloigner les cathos du sacrement de réconciliation grâce à quelques trouvailles comme « le péché, c’est dépassé », « une invention de curé », « arrêtons de culpabiliser », etc. Or voilà que ces minables journaleux nous glissent des peaux de bananes. 

 

Car tu le sais : ma plus belle ruse est de faire croire que je n’existe pas ; ou que j’existe là où je ne suis pas. Ce qui fait que les gens s’accusent de ce dont ils ne sont pas coupables, et s’excusent de ce dont ils sont pécheurs. Bref, c’est la confusion générale, et notre époque s’enfonce dans une culpabilité gluante et un désespoir noir – j’adôôôre le désespoir, c’est un joker d’enfer !

 

Permets-moi donc, afin de contrer ces insolents, de te prodiguer quelques conseils d’urgence : souffle à ton client que tout ne va pas trop mal dans sa vie, il continuera à se satisfaire de sa médiocrité.

 

Cultive en lui les tiédeurs, le relâchement et surtout l’indifférence.

 

Si jamais le désir d’aller se confesser le démange, susurre-lui : « Tu iras demain ! » Ta première victoire, c’est de retarder ce moment de vérité. Inspire-lui des « ça sert à rien, je répète les mêmes choses », ou « j’ai trop honte », ou « ça fait si longtemps », ou « je n’arrive pas à regretter », ou bien « je ne sais plus comment faire »…

 

Mets-lui le nez dans son péché. Grossis, exagère, déforme. Dramatise aussi. Dégoûte ton client de lui-même. Qu’il s’assimile à sa faute. Il en oubliera qu’un homme ne se réduit jamais à son acte, aussi abominable soit-il. Et il se croira condamné au mal pour toujours, hip, hip, pourrira !

 

Si jamais il se décide à se rendre à l’église, utilise les embouteillages, les intempéries, les grèves de métro. Ridiculise-le aussi : qu’il rencontre, en chemin, un ami chrétien qui s’exclame : « Tu te crois au Moyen-Âge ? Moi je demande pardon directement à Dieu ! » Car il faut beaucoup d’humilité pour se mettre à nu devant un autre homme ; or je hais l’humilité, c’est l’humus, le terreau de la sainteté.

 

Joue enfin sur la peur de D.– enfin, celui dont je ne peux prononcer le nom sans me brûler la langue et que je préfère surnommer CQFD (Celui Qu’il Faut Détruire) – : cette peur est l’un des plus beaux héritages de ce péché premier et magnifique qui fut mon chef d’œuvre.

 

Si ton client finit par entrer dans cette fichue boîte à contrition, fais en sorte qu’il tombe sur un prêtre grognon, colérique, ou qui lui fait la morale au lieu de l’accueillir comme un père très aimant. Que son aveu reste général, et que le prêtre évite les conseils concrets – comme ça, pas de résolutions précises, c’est ce qui permet de progresser.

 

Le but de la lutte, c’est qu’il se dise : « Dieu ne pourra jamais me pardonner ». Oui, s’il désespère de la miséricorde, son compte d’enfer sera dans le rouge pour toujours.

 

Mais ne sous-estime pas CQFD : il est vraiment fort (en fait, il a déjà gagné, mais je ne vais pas te le dire, tu désespèrerais). Il profite même du péché pour sauver les pécheurs. De la misère à la miséricorde, il n’y a qu’une corde. En effet, le péché coupe la corde qui unit l’homme à D., mais la grâce du pardon renoue les deux bouts ; et grâce à ce nœud, la corde est moins longue. D. et l’homme plus proches ? C’est mon supplice éternel…

 

Mon neveu, au boulot, au fourneau !

Je te hais de tout mon cœur et je t’encrasse très fort.

 

Cette chronique est inspirée du livre La tactique du diable de l’écrivain C.S. LEWIS. Elle a été rédigée par LUC ADRIAN, avec le père PASCAL IDE, auteur de Les sept péchés capitaux


LA CONFESSION - Entretien avec M. L'Abbé Christian Laffargue
http://docs.leforumcatholique.org/src/DOCUFCNUM9.html

par Caroline publié dans : Lu pour vous
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Mercredi 5 novembre 2008

"Comporte-toi bien "maintenant",
sans te souvenir d'"hier", déjà passé,
ni te préoccuper de "demain",
dont tu ignores s'il arrivera pour toi."
José Maria Escriva

par Caroline publié dans : Une pensée par jour
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Mardi 4 novembre 2008

 



par Caroline publié dans : Le temps spi
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Mardi 4 novembre 2008

"Le Christ a tellement choisi la dernière place qu'au mieux on ne peut choisir que l'avant-dernière."
Abbé Henri Huvelin

par Caroline publié dans : Une pensée par jour
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Lundi 3 novembre 2008

"Voici que je me tiens à la porte et que je frappe." C’est vrai !
 Je me tiens à la porte de ton cœur, jour et nuit.
Même quand tu ne m’écoutes pas, même quand tu doutes que ce puisse être moi, c’est moi qui suis là.
J’attends le moindre petit signe de réponse de ta part, le plus léger murmure d’invitation, qui me permettra d’entrer en toi.
Je veux que tu saches que chaque fois que tu m’inviteras, je vais réellement venir.
Je serai toujours là, sans faute.
Silencieux et invisible, je viens, mais avec l’infini pouvoir de mon amour.
Je viens, apportant tous les dons de l’Esprit-Saint.
Je viens avec ma miséricorde, avec mon désir de te pardonner, de te guérir, avec tout l’amour que j’ai pour toi ; un amour au-delà de toute compréhension, un amour où chaque battement du cœur est celui que j’ai reçu du Père même.
Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés.
Je viens, assoiffé de te consoler, de te donner ma force, de te relever, de t’unir à moi, dans toutes mes blessures.
Je vais t’apporter ma lumière.
Je viens écarter les ténèbres et tous les doutes de ton cœur.
Je viens avec mon pouvoir capable de te porter toi-même et de porter tous tes fardeaux.
Je viens avec ma grâce pour toucher ton cœur et transformer ta vie.
Je viens avec ma paix, qui va apporter le calme et la sérénité à ton âme.
Je te connais de part en part.
Je connais tout de toi.
Même les cheveux de ta tête, je les ai tous comptés.
Rien de ta vie n’est sans importance à mes yeux.
Je t’ai suivi à travers toutes ces années et je t’ai toujours aimé, même lorsque tu étais sur les chemins de traverse.
Je connais chacun de tes problèmes.
Je connais tes besoins et tes soucis.
Oui, je connais – je connais tous tes péchés, mais je te le redis une fois encore : Je t’aime, non pas pour ce que tu as fait, non pas pour ce que tu n’as pas fait.
Je t’aime pour toi-même, pour ta beauté et la dignité que mon Père t’a données en te créant à son image et à sa ressemblance.
C’est une dignité que tu as peut-être souvent oubliée, une beauté que tu as souvent ternie par le péché, mais je t’aime tel que tu es.
J’ai versé mon sang pour te ramener à Dieu.
Si seulement, tu me le demandais avec foi, ma grâce viendrait te toucher et combler tous tes besoins.
Je vais te donner la force pour te libérer toi-même du péché et de tous les pouvoirs destructeurs de ta vie.
Je connais ce qu’il y a dans ton cœur.
Je connais ta solitude.
Je connais les blessures de ton cœur, les rejets que tu as du subir, les jugements et les humiliations.
Tout cela, je l’ai porté avant toi, afin de pouvoir te partager ma force et ma victoire. Je connais tout spécialement ton besoin d’être aimé.
Je connais combien tu as soif d’être aimé et d’être chéri et combien tu as cherché en vain d’assouvir cette soif, dans un amour égoïste, accourant pour remplir le vide de ton cœur dans les plaisirs qui passent - avec un vide encore plus grand ; celui du péché. Est-ce que tu as soif ?
Venez à moi, vous tous qui avez soif, je vais vous combler.
Est-ce que tu as soif d’être aimé ?
Je t’aimerai plus que tout ce que tu peux imaginer.
Je t’ai aimé jusqu’à ce point de mourir sur la Croix pour toi.
J’ai soif de toi.
Moi aussi, j’ai soif de toi.
C’est la seule manière avec laquelle je pourrai décrire mon amour pour toi.
J’ai soif de toi.
J’ai soif de ton amour.
J’ai soif d’être aimé par toi.
Cela te dit combien tu es précieux à mes yeux.
J’ai soif de toi.
Viens à moi.
Je vais remplir ton cœur.
Je vais soigner tes blessures.
Je vais faire de toi une nouvelle créature.
Je vais te donner la paix, au cœur même de toutes tes épreuves.
Mais j’ai soif de toi.
Ne doute jamais de ma miséricorde, du fait que je t’accepte sans cesse, de mon désir de te pardonner, de ma soif ardente de bénir, de vivre en toi ma propre vie.
J’ai soif de toi !
Si tu te crois sans importance aux yeux du monde, cela ne m’importe pas du tout.
Pour moi, il n’y a qu’une chose qui importe ; il n’y a rien de plus important dans le monde entier que toi.
J’ai soif de toi !
Peu importe tes errements.
Peu importe combien tu m’as oublié.
Peu importe toutes les croix que tu as dû porter toute ta vie.
Il n’y a qu’une seule chose dont je veux que tu te souviennes tout le temps, une seule chose qui ne changera jamais : J’ai soif de toi, tel que tu es.
Tu n’as pas besoin de changer pour croire en mon amour qui va te changer.
Tu m’as oublié, et maintenant je te cherche à chaque instant de ta vie, me tenant debout, à la porte de ton cœur et frappant.
Tu pense que c’est dur à croire ?
Alors, regarde vers la Croix, regarde vers mon Cœur transpercé pour toi.
Regarde vers mon Eucharistie.
Tu n’as pas compris ma Croix ?
Alors, écoute encore une fois ce que j’ai dit sur la Croix : J’ai soif !
Oui, j’ai soif de toi.
J’ai soif de toi.
J’ai cherché quelqu’un pour combler mon amour et je n’ai trouvé personne.
Sois celui-ci.
J’ai soif de toi, de ton amour.

Mère Teresa Testament spirituel

par Caroline publié dans : Méditations
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Lundi 3 novembre 2008

"Le mal ne consiste pas dans "l'avoir" en tant que tel, mais dans le fait de posséder d'une façon qui ne respecte pas la qualité, ni l'ordre des valeurs des biens que l'on a."
Jean-Paul II

par Caroline publié dans : Une pensée par jour
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Dimanche 2 novembre 2008

Il y a des silences de lâcheté,

D’étourderie,

De somnolence,

De lassitude.

 

Il y a des silences de bouderies,

De rancune et

D’orgueil.

 

Il y a des silences égoïstes

D’amertume et

De haine.

 

Il y a des silences pesants,

Le silence qui divise,

Le silence qui nie ou qui juge.

 

Il y a des silences qui sont des refuges,

Voire des prisons.

 

Et il y a des silences transparents,

Des silences d’attention et de communion,

Des silences de vigilance et d’ouverture,

Des silences d’adoration.

 

Non seulement les bruits extérieurs ont été rejetés,

Mais même les bruits intérieurs, les pensées ou les sentiments qui nous encombrent.

 

C’est dans ce silence-là que parle le Seigneur.

Jean Sauvenay


par Caroline publié dans : Le billet d'humeur
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Dimanche 2 novembre 2008

"Celui qui croit pouvoir trouver en soi-même de quoi se passer des autres se trompe fort; mais celui qui croit qu'on ne peut se passer de lui se trompe davantage encore."
La Rochefoucauld

par Caroline publié dans : Une pensée par jour
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Samedi 1 novembre 2008

Relisez cette histoire malheureusement si réaliste !  Faites-en ce que vous pouvez.

La convention mondiale des démons

Dans son discours d'ouverture adressé à tous les anges déchus, le Diable a déclaré : Nous ne pouvons pas empêcher les chrétiens d'aller à l'église, nous ne pouvons pas les empêcher de lire leur Bible et de connaître la vérité, nous ne pouvons même pas les empêcher de faire l'expérience d'une relation avec Jésus-Christ. Mais s'ils réussissent à maintenir cette relation avec Jésus, notre pouvoir sur eux est brisé. Laissons-les conserver leur style de vie, mais volons leur temps pour les empêcher de conserver vivante cette relation intime avec Jésus-Christ.

Voilà donc ce que je veux que vous fassiez, anges déchus :
Distrayez-les, empêchez-les de s'emparer de leur Sauveur et de maintenir cette relation vitale quotidienne.

(Un murmure interrogatif parcourt la foule des démons, alors le Diable précise ainsi sa pensée) :

1° Gardez-les occupés aux choses non essentielles de la vie et inventez des machinations pour occuper leurs esprits.

2° Poussez-les à dépenser, dépenser, dépenser, emprunter, emprunter, emprunter.

3° Persuadez les femmes d'aller travailler de longues heures et les maris de travailler six, sept jours par semaines, 12h par jour pour pouvoir s'offrir ce qu'ils désirent.

Empêchez-les de passer du temps avec leurs enfants et leurs familles, bientôt leur maison n'offrira plus aucune échappatoire à la tension de leur travail.

5° Stimulez de plus en plus leur esprit au point qu'ils ne puissent plus entendre cette douce voix (le Saint-Esprit).

Poussez-les à mettre la radio, les cassettes ou les CD quand ils sont au volant et les télévisions, vidéos, Cd et ordinateurs en permanence dans leurs foyers.

7° Veillez à ce que chaque magasin et restaurant dans le monde joue de la musique non chrétienne sans interruption ; cela va remplir leurs esprits et casser leur union avec Jésus-Christ.

8° Couvrez les tables basses de magazines et de journaux pour qu'ils soient envahis de nouvelles du monde 24h/24, qu'il y ait plein de panneaux publicitaires le long des routes qui les attirent quand ils conduisent.

9° Inondez les boîtes aux lettres de courrier non intéressants, catalogues, concours de toutes sortes et toutes sortes de lettres promotionnelles offrant des produits gratuits et des services publicitaires vantant de faux espoirs.

10° Mettez beaucoup de mannequins maigres et magnifiques sur la 1ère page des magazines pour que les hommes croient que la beauté extérieure est plus importante que la beauté intérieure, et à ce moment là ils seront mécontents de leurs femmes et cela brisera très vite les familles.

11° Dans leur moment de récréation ou de détente, poussez-les à être excessifs, qu'ils reviennent de ce moment complètement épuisés, pas du tout en paix et pas préparés pour la semaine à venir.

12° Ne les laissez pas aller dans la nature pour méditer les merveilles de Dieu.

13° Envoyez-les dans des parcs d'attraction, voir des évènements sportifs, assister à des concerts, aller au cinéma.

14° Gardez-les occupés, occupés, occupés et quand ils se rencontrent pour des rencontres spirituelles, entraînez-les au commérages, au bavardage, qu'ils s'en aillent après ces rencontres avec l'esprit troublé et les émotions en ébullition.

15° Allez-y, laissez-les s'engager pour gagner des âmes mais remplissez leur vie de tellement de bonnes causes qu'ils n'aient pas le temps de chercher la puissance venant de Jésus. Très bientôt, ils travailleront et feront tout cela de leur propre force en faisant le sacrifice de leur santé et de leur famille pour la bonne cause et ça va marcher ! Oui ça va marcher !


Les démons exultèrent ! C'était vraiment une très bonne convention ! Alors les anges déchus partirent très vite mettre en pratique les leçons apprises : occuper les chrétiens, les stresser et les pousser à courir de ci de là...

Le Diable a-t-il réussi sa mission ? ... Agissons-nous pour l'en empêcher ?

par Caroline publié dans : Pour Vous
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Samedi 1 novembre 2008

 Né en 1900, Lucien Bunel est devenu à 25 ans Jacques de Jésus, lors de ses voeux perpétuels au Monastère des Carmes déchaussés d'Avon. Supérieur du Petit-Collège des Carmes durant la guerre, le Père Jacques est arrêté début 1944 pour avoir abrité dans son éta­blissement des enfants juifs. Un lugubre matin de janvier, les enfants dénoncés quit­tent le collège, suivis par le Père Jacques. Un court instant, il s'immobilise, contem­plant encore ses autres élèves : « Au revoir, les enfants ! A bientôt... » s'écrie-t-il d'une voix alerte. Cette histoire, vous l'aurez deviné, a été porté à l'écran avec le magnifique film « Au revoir les enfants ».

Durant son incarcération, le Père Jacques
écrit : « Je n'ai pas peur de mourir,
bien au contraire. Ce sera pour moi la plus grande joie. Et plutôt que de tuer des pères de famille, de faire des veuves et des orphe­lins, prenez-moi et fusillez-moi. La mort ne peut être amère à l'âme qui aime Dieu parce que celle-ci y trouve toutes les dou­ceurs de l'amour. » Sourd aux propositions d'évasion (« Il faut des prêtres dans les prisons, si vous saviez » répond-il), il organise des cau­series entre détenus et n'a qu'un souci : celui de conserver sa bure et son autel.
Au camp de Compiègne, il célèbre en effet la Messe chaque jour. Un témoin raconte ainsi : « Je vois  encore le Père Jacques agenouillé sur le plancher de cette pauvre baraque, sans aucun prie-Dieu, sans aucun appui, toute son âme concentrée et unie à Dieu. Rien que cette vision du Père en réconfortait beaucoup. Je vois encore fixés sur l'autel, ses yeux où brillait une flamme douce comme la lampe des sanctuaires ». Tous veulent l'écouter, même ceux qui ne croient pas. Quelles leçons ! Quels argu­ments ! Son langage simple, direct plaît à tous : les communistes composent la majorité de son auditoire. L'un d'eux dira : « Un prêtre, véritablement prêtre.
Apôtre du Christ, sans parti pris. Une intelligence vive et très ouverte, un jugement très sûr. Et quelle fierté françai­se ! ».

Le Père Jacques, se donnant à tous, s'oblige à ne jamais rester dans le même groupe car les prisonniers se l'ar­rachent. II brûle d'amour pour ses com­pagnons.
Ses conférences sont bientôt interdites, assimilées à de l'activisme politique et le Père Jacques part pour le camp discipli­naire de Sarrebruck : « C'est là que les hommes ont le plus besoin de mon secours » écrit-il. Au camp de Sarrebruck, le Père en robe de bure est le premier à subir les coups et les injures. II reste au garde à vous des heures durant et endure avec les autres prisonniers une vie horrible, impensable. On fait courir les prisonniers pendant des heures et on frappe ceux qui tombent. Ceux qui ne peuvent pas se relever sont frappés jusqu'à la mort. Au bout de trois semaines, sur les cinquante-deux hommes venus de Compiègne, il en restait sept. Le Père Jacques accepte cet enfer, sa sou­tane étant un fanion pour tous : les SS le harcèlent, les prisonniers recherchent sa rayonnante charité.

Au camp, il réussit à obtenir la charge de l'infirmerie, d'une saleté repoussante : il nettoie, réorganise et réus­sit même à se procurer des médicaments. II est ensuite envoyé à Mauthausen où il cherche à faire descendre le Christ par la célébration du Saint Sacrifice, au risque de la pendaison : avec son costu­me rayé pour vêtements liturgiques, il prononce les paroles rituelles sur du pain noir, caché au milieu d'autres bagnards qui chantent des chansons triviales pour donner un alibi au rassemblement. « Il faut avoir le courage de ses opinions. Quand on a quelque chose dont on est sûr, il suffit d'entrer dans la bagarre. II n'y a qu'à aller de l'avant. Vous verrez plus tard combien il y a peu d'hommes qui savent risquer quelque chose"soutient-il.

Début 1945, alors qu'il est question de réunir les prêtres prisonniers à Weimar, il se déclare professeur afin de rester avec
les détenus. Mais la tuberculose finira par rattraper le bon prêtre qui, se sachant condamné, demande à la libération du camp à mourir sur le sol national où il rejoint la demeure du Père le 2 juin 1945.

Souvenez-vous de celui qui par amour du Christ et des hommes, s'est donné à eux jusqu'au bout : « Si je suis fusillé, réjouissez-vous, car j'aurai réalisé mon idéal : donner ma vie pour ceux qui souffrent ! ».

par Caroline publié dans : Le Témoin du mois
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  • : aumonerie catholiques Religions
  • : ce blog s'adresse à tous les jeunes de 14 à 20 ans ayant envie de connaître Dieu ou en recherche sur le sens de leur vie. Il présente les activités du PJD : camps de ski, d'été, pélerinage, activités dans l'année et tous les bons moments partagés dans une ambiance chaleureuse de fraternité.
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