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Dimanche 9 novembre 2008

"Si, en toutes circonstances, tu ne t'arrêtes pas aux apparences, à ce qu'on peut voir et entendre à l'extérieur, mais si tu fais plutôt un effort de recueillement pour consulter le Seigneur, tu recevras parfois sa réponse et tu en retireras de précieux enseignements pour le présent et le futur...
... dans le secret de ton coeur, demande avec plus d'insistance le secours de Dieu."
l'Imitation de Jésus-Christ

par Caroline publié dans : Une pensée par jour
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Samedi 8 novembre 2008

L’évocation de la Vierge Marie a beaucoup évoluée au fil des siècles. Par les Catholiques, les Protestants et les Orthodoxes, elle est perçue différemment de l’Orient à l’Occident.
Emission enregistrée sur Canal Académiepar Sylvie Barnay, maître de conférences en histoire des religions

Marie, la mère de Jésus, fut perçue, à travers les âges, comme jeune fille juive, femme décrite par les Évangiles qui est définie comme « mère de Dieu » en 431, vénérée comme une impératrice en Orient et bientôt comme une souveraine en Occident où elle trône, le diadème sur la tête, son fils sur les genoux. Elle est devenue la reine du ciel et de la terre. Elle accomplit des miracles. La chrétienté la prie à Chartres et dans de célèbres lieux de pèlerinage. Voici qu’elle est devenue mère des moines et des laïcs.

Au XVIe siècle, les Protestants s’insurgent contre les Catholiques qu’ils suspectent d’avoir idolâtré Marie. À la Révolution, la déesse Raison la remplace à Notre-Dame. Puis au XIXe siècle elle redevient la femme modèle, la mère exemplaire. Elle multiplie ses apparitions (Lourdes, 1858), elle est proclamée Immaculée Conception (1858) et, un siècle plus tard, élevée dans l’éternité par le dogme de l’Assomption.

Elle a pour nom la Mère de Dieu. Les siècles la saluent comme la Reine des cieux... Les Evangiles l’appellent Marie. La voici Notre-Dame au Moyen Age, Madone aux temps modernes, Immaculée aux époques contemporaines. La Reine du Ciel traverse le temps au fil des regards qui lui donnent un visage d’éternité pour la contempler. Ce parcours raconte comment la femme de l’histoire est devenue la Vierge Marie de la croyance...

Femme des Évangiles

Le personnage historique habite la Galilée du 1er siècle. Miryam est alors une jeune fille juive parmi d’autres jeunes filles. Les premières sources à la mentionner sont les récits écrits par les évangélistes Marc, Matthieu, Luc et Jean entre 70 et 100. D’elle, il est peu dit. Un matin de vision, selon Luc, l’ange est entré dans sa vie pour lui annoncer que vierge, elle enfanterait un fils du nom de Jésus. La Vierge enfante : c’est un paradoxe pour traduire le mystère du Dieu qui se fait homme, autre paradoxe. Avec l’Incarnation, débute ainsi l’histoire du christianisme dont Marie est située à l’origine. Les évangélistes voient en effet en elle celle qui a donné naissance au Jésus de l’histoire reconnu comme « Christ » - mot grec qui traduit le terme hébraïque « messie » - par les premiers chrétiens.

Devenir l’élue du peuple élu en donnant naissance au messie attendu est le rêve de toutes les filles d’Israël. La figure du messie est au cœur de la religion juive. Prophètes et oracles ne cessent d’annoncer la venue d’un fils issu de la lignée du roi David porteur de salut et de paix. Cette espérance s’est réactivée au sein des mouvements messianiques protestataires qui infiltrent la société juive depuis que la Palestine est entrée sous occupation romaine en -63. Pour démontrer la messianité de l’enfant auquel Marie vient de donner naissance, vers -6, les évangélistes choisissent un récit de conception miraculeuse. Dans la Bible, l’enfantement des femmes stériles témoigne du renouvellement de la promesse divine faite à Abraham d’une descendance nombreuse, signe de l’alliance entre Dieu et l’homme. L’enfantement de la femme Vierge manifeste alors le signe d’une nouvelle alliance dont cherchent à rendre compte ceux qui en sont les témoins.

Theotokos des conciles

Toute la suite de l’histoire de la Vierge, commencée par le récit de l’Annonciation, est une histoire de la lecture infinie du mystère central du christianisme qui la rend Vierge Mère. « Épouse inépousée », « Touchée intouchée » continuent de traduire et retraduire d’un souffle poétique hymnes et homélies au fil des siècles... L’écart que le temps creuse entre cette Révélation et son interprétation construit peu à peu une théologie de la figure mariale, c’est-à-dire une manière de donner une intelligence humaine à son visage rendu divin parce qu’habité par Dieu. Les Évangiles qui font suite aux Évangiles sans être une Révélation, mais déjà leur relecture, débute l’histoire du culte marial proprement dit.

À partir du IIe siècle, ces écrits appelés « apocryphes » donnent à la Vierge la naissance, la vie, puis la mort que les Évangélistes ne lui ont pas écrite. Anne la stérile, sa mère, rencontre Joachim, son père. Les anges nourrissent l’enfant à son berceau. Petite fille de trois ans, elle danse sur les marches du temple. Puis, elle donne naissance à l’enfant Jésus dans une grotte... Les apôtres entourent son lit de mort tandis que douze nuées emportent vers les cieux l’âme et le corps de celle qui, dans les textes, n’est déjà plus l’anonyme Marie de Nazareth, mais la Mère de Dieu.

C’est à Ephèse, le 22 juin 431, que les évêques réunis en concile professent leur adhésion à la définition de Marie comme Mère de Dieu - theotokos, littéralement « accoucheuse de Dieu » -. Dieu a t’il une Mère ? questionnent les Pères de l’Eglise tout au long des controverses. Le siècle qui a précédé a vu surgir le conflit des croyances entre chrétiens et païens autour de la conception virginale de Jésus. Il a fallu démarquer le Fils de Dieu des hommes divinisés ou demi-dieux nés des amours d’un dieu et d’une mortelle. Les hérésies pullulent qui cherchent encore à nier la double nature du Christ, à la fois humaine et divine, pour en faire soit un Dieu sans corps, soit un corps sans Dieu - en somme, un fantôme ou un surhomme. Le dogme de la maternité divine tranche, donnant à Dieu une Mère, dont l’affirmation a force de Révélation - au sens même du mot dogmatique -. Sa formulation contribue à favoriser le démarrage d’un culte universel à la Vierge vers la seconde moitié du Ve siècle.

Celui-ci s’appuie sur les modes traditionnels de diffusion du culte impérial. Ainsi, fêtes, hymnes, épithètes, monnaies, images contribuent à universaliser progressivement la figure de Marie. Aux VIe-VIIe siècles, la vénération de son visage se répand dans l’ensemble de l’Empire d’Orient et très progressivement d’Occident, non sans provoquer ici ou là quelques confusions avec le culte rendu aux divinités mères. Ses sanctuaires accueillent des foules de plus en plus grandissantes venues implorer secours et recours. La croyance en ses miracles et ses apparitions témoigne qu’elle est proclamée sainte, elle, la bénie d’entre les femmes qui embrasse des lèvres « celui dont le brasier fait reculer les anges de feu ». Sur les icônes, images visibles de l’invisible, l’enfant la touche de sa divinité, elle le touche de son humanité.

Impératrice de la terre

Impératrice, Marie trône à Byzance. Souveraine, elle est progressivement subordonnée à l’exercice du pouvoir à Rome. Entre 600 et 700, les fêtes de la Vierge gagnent l’ensemble encore peu christianisé du monde latin. Lorsque la dynastie des Carolingiens arrive au pouvoir en 751, ses images sont mises au service de l’idéologie de la souveraineté qui est définie comme une royauté sacrée. En même temps qu’elle devient Reine de la terre, Marie est proclamée Reine des cieux. Les anges s’en réjouissent dans le ciel - disent les hymnes, qui proclament tout juste sa conception immaculée survenue avant même la Création de l’aurore. Autre paradoxe pour dire l’inouï mystère chrétien qui ne s’énonce que sous forme de paradoxe...

La relecture sans cesse continuée des Évangiles conduit encore à l’approfondissement de la comparaison entre la Vierge et l’Église. Ce parallélisme prend sa source dans la comparaison des maternités de chacune : Marie est la Mère du Christ, l’Église est la mère des chrétiens. C’est l’origine du progrès doctrinal qui conduit à affirmer la maternité spirituelle de la Vierge : Marie est la Mère des chrétiens. Définie justement comme médiatrice entre le ciel et la terre vers le milieu du IXe siècle, la Vierge peut désormais pencher son visage sur les hommes du Haut Moyen Age qui l’invoquent comme Mère. Entre Dieu et les hommes, elle tisse le lien qui permet leur rencontre. Elle est le pont entre l’univers humain et l’univers divin. Aussi, au seuil de l’an mil, la chrétienté dans son ensemble se tourne peu à peu vers la Souveraine. Alors que les structures politiques s’effondrent en Occident et se consolident en Orient, la Mère de Dieu est sur le point de s’imposer comme une figure majeure de pouvoir de part et d’autre de la Méditerranée.

Vierge en majesté

Les regards latins du début du XIe siècle contemplent maintenant Marie sur son trône de bois sculpté. Vierge en majesté, elle est descendue du ciel pour assurer la vacance de la royauté dont l’exercice se dilue dans celui de la féodalité. Les nouvelles structures de commandement - parmi elles, l’ordre monastique de Cluny - sollicitent cette nouvelle image pour asseoir leur souveraineté On voit alors la Dame des dames chargée de chasser tout désordre causé par les laïcs désireux de s’approprier, par exemple, les terres clunisiennes. Forte de son inviolabilité, elle règne sans partage sur les monastères présentés comme des terres « vierges » délestées du péché et peuplées d’hommes spirituels, les moines, qui se rêvent semblables aux anges pour conduire les autres, les hommes charnels, vers le salut. La Toute pure est désormais en mesure d’imposer son autorité d’Eglise aux paganismes que la Réforme grégorienne s’est donnée en partie pour mission d’éradiquer. L’enfant Jésus sur ses genoux, elle présente un Dieu bien incarné aux hommes qui continuent d’interroger le sens du mystère chrétien au point de le mettre en question. « Pourquoi Dieu s’est-il fait homme ? » résume saint Anselme (+1109) qui répond par Marie interposée. Pour venir vénérer l’enfant Jésus, le peuple chrétien se met en marche comme les rois mages vers les sanctuaires marials, lui qui pérégrine vers la Jérusalem céleste, but et fin de son exil sur la terre.

Les pèlerinages à la Vierge connaissent alors dans les années 1100 le début de leur développement. Ils se localisent essentiellement dans le centre et le nord de l’Europe. À Laon, à Soissons, à Chartres..., ils sont des milliers à vouloir venir toucher les reliques de Marie : qui sa blanche chemise, qui son fin soulier, son lait ou ses cheveux, ultimes traces de sa présence corporelle. La croyance en l’Assomption qui se fixe dans les esprits du XIIe siècle place en effet au ciel le corps incorruptible de Marie élevée avec son âme dans la lumière de Dieu. Au Puy, les pèlerins s’agenouillent devant la Vierge noire dont la couleur témoigne du mystère de l’Annonciation décrit par les théologiens comme la coloration de Marie de teinte blanche en teinte noire. Les récits de miracles de la Vierge, écrits le plus souvent par des moines ou des chanoines, cherchent à faire éclore en chacun l’espérance d’une guérison tout en assurant la promotion des pèlerinages. Rassemblés bientôt en collections, ces récits content les bienfaits innombrables de la Mère de Dieu. Ici, elle a rendu la vue à un pèlerin. Là, elle a permis la marche d’un paralysé.

Ailleurs, elle a chassé les démons d’un possédé. Les miraculés du Moyen Âge semblent tout droit sortis des Evangiles. Ils vivent le même lot de souffrances et d’infirmités puisés à une histoire commune qui est celle de l’humanité soustraite depuis la Chute à l’ordre établi par Dieu à la Genèse. Les recueils de miracles en racontent l’errance toujours recommencée. C’est, par exemple, l’histoire de Théophile qui a vendu son âme au diable ou encore celle du clerc à la jambe coupée, celle de la femme enceinte tombée dans les abîmes de la perdition ou encore celle de la jeune mère en détresse devant son enfant qui se meurt... Notre-Dame intervient, opère le miracle en donnant une issue divine à une situation humaine sans issue. Elle montre ainsi à chacun le visage de sa grâce, elle qui est « pleine de grâces »... C’est pourquoi, elle en déborde. Saint Bernard (+1153) utilise l’image de l’aqueduc pour dire cet écoulement d’amour divin qui ruisselle vers tout homme élevant sa prière à Marie. Tous ces récits de miracles traduisent la croyance en l’intercession de la Vierge : elle entend les implorations des hommes, puis les présente à son Fils afin que tous soient sauvés. Le catéchisme minimal du XIIe siècle est alors celui de l’Ave Maria, prière qui joint la salutation de l’ange à Marie et la salutation de Marie à Elisabeth.

Notre-Dame des cathédrales

En même temps qu’elle rétablit la société médiévale dans une bienheureuse félicité semblable à celle qui régnait avant la Chute, au jardin d’Eden, la Vierge en majesté trône sur les portails des cathédrales. Elle devient une image monumentale. A partir de la fin du XIIe siècle, on assiste à son couronnement aux côtés du Christ, à la fois juge et roi. Elle est l’Avocate des pécheurs et la Reine des reines. Triomphante, Marie est vêtue d’un manteau que ses mains de beauté déploient pour accueillir la chrétienté sur les seuils des églises qui représentent la porte du paradis. Les commentateurs identifient maintenant la Glorieuse à la Femme de l’Apocalypse vêtue de soleil et couronnée d’étoiles. Ils soulignent son rôle dans l’histoire de la fin des temps. Son giron de Mère s’arrondit en même temps de nouvelles maternités définies comme spirituelles. Vers 1200, l’ordre cistercien la proclame fondatrice et mère des moines. A l’instar de saint Bernard, « nourrisson de Notre-Dame » aux dires de son hagiographe Pierre de Celle, les novices sont présentés comme des frères de lait de l’enfant Jésus. Ils boivent le lait spirituel qui s’écoule du sein nourricier de la Mère de Dieu. A la suite de l’ordre cistercien, les nouveaux ordres religieux de saint François (+1226) et de saint Dominique (+1221) revendiquent son patronage. L’iconographie les verra se blottir sous les pans du grand manteau de la Mère de miséricorde.

La figure mariale déploie dès lors toute sa magnificence. Le corps de Marie se trouve en effet placé au cœur d’une théologie centrale. Il a donné naissance au corps du Christ qui est à la fois, corps de chair, corps de l’eucharistie et corps de l’Eglise, c’est-à-dire de tous les baptisés. C’est pourquoi l’image mariale sert également de métaphore pour désigner la chrétienté elle-même qui est l’Eglise. Chacun des membres ou corporations qui la constituent - du peuple au pape - voit donc en Marie sa plus éminente figuration. Au lendemain du Concile du Latran (1215), la Vierge, modèle d’obéissance au Père, se voit donc proposée comme modèle de normalisation de l’Eglise. À elle de montrer l’exemple aux ordres religieux, de guider les âmes à la découverte du mystère de Dieu, d’inviter les fidèles à devenir des chrétiens exemplaires. En bref, de faire respecter le programme conciliaire d’éradication de l’hérésie cathare, d’encadrement de la croyance des laïcs et de construction de l’unité de la chrétienté.

La Reine se présente alors également comme la servante de ce dispositif. La figure de la « servante » des Évangiles est mise en relief dans les relectures du texte sacré. C’est ainsi qu’apparaissent, vers le milieu du XIIIe siècle, les premiers serviteurs et servantes de Marie, qu’ils soient clercs ou laïcs, par exemple l’ordre des Servites de Marie. Marie leur est une Mère de tendresse qui s’agenouille et qui sourit. Ses « fils » et ses « filles » trouvent en elle une sainteté imitable. L’imitation de la Vierge ouvre de nouveaux chemins spirituels aux femmes mystiques du début du XIVe siècle qui se découvrent enceintes du Saint-Esprit, enfantent l’enfant Jésus en leur âme et lui tissent, en mères attentives, une petite tunique d’Ave Maria. Dans son Dialogue, Catherine de Sienne (+1380) invite tout voyageur en marche sur le chemin de Marie à devenir mère du Seigneur. La dévotion mariale fait partie de ce même processus d’incorporation destiné à intégrer chaque corps individuel ou collectif au corps de l’Eglise, grand corps marial à la robe efflorescente qui s’entrelace de bleu. De la Flandre à l’Italie, un même mouvement y range maintenant confréries, tiers-ordres, cités, universités...

Aussi lorsque la tunique se déchire, c’est la Chrétienté qui perd son unité Au lendemain du Grand Schisme (1378), le Fils martyrisé descendu de la Croix succède à l’Enfant Jésus sur les genoux de sa Mère. Les Pièta montrent la Vierge douloureuse devant tous les malheurs du temps tandis que le Stabat Mater et les lamentations montent des cœurs transpercés. Les douleurs remplacent les joies dans les litanies et les théologiens commentent la communication de la Passion entre la Vierge et son Fils. En Marie, clé de voûte de la Chrétienté, la fin du Moyen Âge essaie de trouver alors son ultime sursaut d’indivision. Ses miracles et ses apparitions s’y emploient, en particulier dans les controverses autour de sa Conception Immaculée qui menacent plus que jamais l’unité de l’Eglise. Son visage sans tâche rayonne sa beauté pure sur les tableaux qui imaginent un jardin marial, promesse de paradis offerte à tous les enfers vécus.

Madone des temps modernes

La Vierge des temps modernes est aussi la madone du catholicisme reconquérant. Parce que la Réforme suspecte la dévotion à Marie d’idolâtrie, elle lui rend une place qui se veut strictement évangélique. La prédication protestante magnifie la figure de la Servante pour un faire un modèle de foi et non de recours. La Vierge ne sauve pas... L’iconoclasme qui accompagne les guerres de religions emporte donc avec lui les statues et les miracles. La Contre-Réforme leur donne une visibilité d’autant plus grande qu’elle est réactive. Après le concile de Trente (1545-1563), la Vierge prend le visage de la Femme forte de l’Ancien Testament. Telle la Niké antique, elle se pare de lauriers pour afficher les couleurs du catholicisme triomphant. Les églises de la Vierge des Victoires et la Vierge du Laurier/Lorette s’implantent dans toute l’Europe catholique. Aussi, les monarchies catholiques du XVIIe siècle convoquent à leur tour sa figure victorieuse pour construire ou consolider leur pouvoir. L’Immaculata légitime les tentatives de restauration monarchique des Etats ibériques. La Vierge douloureuse accueille le vœu de Louis XIII qui place la France sous sa protection. Son visage de « vierge » sert à présent les desseins missionnaires qui cherchent à évangéliser le Nouveau-Monde, vaste terrain vierge de christianisme. L’image de la Guadalupe, par exemple, trouve place jusque dans les plus humbles des oratoires mexicains autour desquels se cimentent l’unité et la cohésion identitaire de cette chrétienté neuve. C’est auprès des images mariales que les prêtres de Marie trouvent également les moyens de l’évangélisation en profondeur des campagnes européennes au XVIIIe siècle. Ils ont pour nom Pierre de Bérulle (+1629), Jean Eudes (+1680), Louis Marie Grignion de Montfort (+1716)... Vœu à Marie, imitation de ses vertus, saint esclavage marial constituent alors les formes dévotionnelles les plus répandues. Sa statue porte le rosaire à la main - toute sa vie résumée dans ses mystères joyeux, douloureux, glorieux méditée par les dévots - et elle montre son cœur uni au cœur du Christ. Mais le siècle des Lumières, dont la raison ne se veut plus contemplative, questionne à nouveau le sens de l’Incarnation. La Révolution de 1789 conduit la Mère de Dieu en exil. La déesse Raison trône sur l’autel à Notre-Dame de Paris.

« Dame habillée de blanc »

C’est sous la forme d’une statue aux couleurs blanc et bleu que la Vierge refait son apparition dans un XIXe siècle traversé par les syncrétismes religieux. Les imagiers de catéchismes de la rue Saint-Sulpice à Paris donnent à Marie le visage de la femme-fleur des romantiques. Les images pieuses sentent la rose et la violette. Les « enfants de Marie » et les jeunes filles processionnent vêtues de blanc et de bleu. Leurs mères courage se retrouvent sous les traits de la Mère de cette Sainte Famille exemplaire que le nouveau catholicisme social cherche à diffuser. Notre-Dame de Grâce, de Charité, de Pitié ou du Bon Secours soutient la majorité silencieuse des masses laborieuses et travailleuses sur fond de montée des socialismes. Les années 1830-1840 voient la réanimation des pèlerinages marials, le rétablissement des fêtes patronales, la redécouverte de statues miraculeuses solennellement portées sur les autels. En 1858, les apparitions de Marie - plus visible que jamais - précipitent à Lourdes les foules priantes. Quatre ans plus tôt, en 1854, le pape Pie IX proclame l’Immaculée conception de Marie, conçue hors du péché originel qui macule toute l’humanité. Après 1870, face aux doctrines libérales et anticléricales, c’est à nouveau la Femme forte, cette fois vêtue du vêtement d’Apocalypse, qui est convoquée. Elle domine de ses 5, 10 ou 20 mètres de hauteur les rochers et les clochers de France... Au Puy, par exemple, elle écrase de sa stature imposante un serpent qui porte le nom de tous les universalismes laïcs et républicains. Au lendemain de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la Dame du ciel entre dans le discours d’un catholicisme radical et intransigeant où priment autorité et anti-modernisme. Les relectures apocalyptiques des apparitions de Fatima (1917) alimentent, par exemple, toute une propagande anticommuniste. C’est la Vierge de ce catholicisme réactionnaire qui domine toute la première moitié du XXe siècle. Elle s’estompe après 1945 pour faire place à de nouvelles tentatives de construction de la figure mariale entre tradition et modernité. La définition dogmatique de l’Assomption (1950) marque l’apogée d’une théologie qui est allée au bout de ses explorations rationnelles. Le concile Vatican II (1962-1965) invite maintenant à un renouvellement du regard sur la Vierge pour que s’ouvre une nouvelle forme de contemplation humaine de son visage dont la beauté manifeste la beauté de Dieu. Lecture non finie d’une lecture infinie des Ecritures, autre paradoxe...

Miryam la juive, Mère de Jésus devenue Mère de Dieu, Reine des cieux, Notre-Dame, Servante du Seigneur, Madone dans la gloire, Vierge des pauvres, Immaculée conception porte donc les noms qui ont dessiné ses deux mille ans d’histoire. Nom de celle, écrit Péguy, « qui est la plus près de Dieu parce qu’elle est la plus près des hommes ».

http://www.canalacademie.com/Les-mots-des-religions-la-Vierge.html

par Caroline publié dans : Vu sur la Toile
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Samedi 8 novembre 2008

L’hymne acathiste passe pour être la plus ample et la plus belle hymne à la Mère de Dieu. Elle exprime la louange et la prière des Eglises d’Orient depuis plus de 1400 ans.
C'est un poème acrostiche alphabétique, chacune des 24 strophes commençant par l'une des lettres de l'alphabet grec. Un « acathiste » est une hymne que l'on écoute debout. L'hymne'acathiste doit probablement son origine au siège de Constantinople en 626, lorsque le patriarche Serge, en l'absence de l'empereur Héraclius, organisa la défense de la cité et consacra la ville à la Mère De Dieu.
Couronnement de la Vierge de Fra Angelico


Paroles légèrement différentes de la musique :

Un ange, parmi ceux qui se tiennent devant la Gloire du Seigneur, fut envoyé dire à la Mère de Dieu : " Réjouis-toi ! Il incline les cieux et descend, Celui qui vient demeurer en toi dans toute sa plénitude. Je le vois dans ton sein prendre chair à ma salutation ! " Avec allégresse, l'ange l'acclame :

Réjouis-toi en qui resplendit la joie du Salut
Réjouis-toi en qui s'éteint la sombre malédiction
Réjouis-toi en qui Adam est relevé de sa chute
Réjouis-toi en qui Ève est libérée de ses larmes
Réjouis-toi Montagne dont la hauteur
dépasse la pensée des hommes
Réjouis-toi Abîme à la profondeur insondable même aux anges
Réjouis-toi tu deviens le Trône du Roi
Réjouis-toi tu portes en ton sein Celui qui porte tout
Réjouis-toi Étoile qui annonce le Lever du Soleil
Réjouis-toi tu accueilles en ta chair ton enfant et ton Dieu
Réjouis-toi tu es la première de la Création Nouvelle
Réjouis-toi en toi nous adorons l’Artisan de l’univers
Réjouis-toi Épouse inépousée !


La Toute-Sainte répondit à l'ange Gabriel avec confiance : " Voilà une parole inattendue, qui paraît incompréhensible à mon âme, car tu m'annonces que je vais enfanter, moi qui suis vierge. "
Alléluia, alléluia, alléluia !
________________________________________
Pour comprendre ce mystère qui dépasse toute connaissance, la Vierge dit au Serviteur de Dieu : " Comment, dis-moi, me sera-t-il passible de donner naissance à un fils alors que je ne connais pas d'homme ? " Plein de respect, l'ange l'acclame :

Réjouis-toi tu nous ouvres au secret du Dessein de Dieu
Réjouis-toi tu nous mènes à la confiance dans le silence
Réjouis-toi tu es la première des merveilles du Christ Sauveur
Réjouis-toi tu récapitules la richesse de sa Parole
Réjouis-toi Échelle en qui Dieu descend sur la terre
Réjouis-toi Pont qui unit la terre au ciel
Réjouis-toi Merveille inépuisable pour les anges
Réjouis-roi Blessure inguérissable pour l’adversaire
Réjouis-roi ineffable Mère de la Lumière
Réjouis-toi tu as gardé en ton coeur le Mystère
Réjouis-toi en qui est dépassé le savoir des savants
Réjouis-toi en qui est illuminée la foi des croyants
Réjouis-toi Épouse inépousée !

La puissance du Très-Haut reposa sur l'Inépousée et comme un jardin au beau fruit, elle porta le Salut pour tous ceux qui désirent le cueillir.
Alléluia, alléluia, alléluia !
________________________________________
Portant le Seigneur dans son sein, Marie partit en hâte chez Élisabeth. Lorsqu'il reconnut la salutation de Marie, l’enfant se réjouit aussitôt, bondissant d’allégresse comme pour chanter à la Mère de Dieu :

Réjouis-toi Jeune pousse au Bourgeon immortel
Réjouis-toi Jardin au Fruit qui donne Vie
Réjouis-toi en qui a germé le Seigneur notre Ami
Réjouis-toi tu as conçu le Semeur de notre vie
Réjouis-toi Champ où germe la Miséricorde en abondance
Réjouis-toi Table qui offre la Réconciliation en plénitude
Réjouis-toi tu prépares l'Espérance du Peuple en marche
Réjouis-toi tu fais jaillir la Nourriture d'Éternité
Réjouis-roi Parfum d'une offrande qui plaît à Dieu
Réjouis-toi en qui tout l'univers est réconcilié
Réjouis-toi Lieu de la bienveillance de Dieu pour les pécheurs
Réjouis-toi notre assurance auprès de Dieu
Réjouis-toi Épouse inépousée !


Joseph le Sage se troubla, secoué par une tempête de pensées contradictoires. Il te vit inépousée et te soupçonna d'un amour caché, toi l'Irréprochable. Mais, apprenant que ce qui avait été engendré en toi venait de l'Esprit-Saint, il s'écria :
Alléluia, alléluia, alléluia !
________________________________________
Quand les bergers entendirent les anges chanter la venue du Christ en notre chair, ils ont couru contempler leur Pasteur reposant sur le sein de Marie en Agneau Immaculé. Ils exultèrent en chantant :

Réjouis-toi Mère de l'Agneau et du Pasteur
Réjouis-toi Maison des brebis rassemblées
Réjouis-toi Protection contre le loup qui disperse
Réjouis-toi en ta chair s’ouvre la Porte qui conduit au Père
Réjouis-toi en qui les cieux se réjouissent avec la terre
Réjouis-toi en qui la terre exulte avec les cieux
Réjouis-toi tu donnes l'assurance à la parole des Apôtres
Réjouis-toi tu donnes la force au témoignage des Martyrs
Réjouis-toi inébranlable soutien de notre foi
Réjouis-toi tu sais la splendeur de la grâce
Réjouis-toi en qui l'Enfer est dépouillé
Réjouis-toi en qui nous sommes revêtus de gloire
Réjouis-toi Épouse inépousée !

Les Mages ont vu l'astre qui conduit à Dieu. Marchant à sa clarté comme on saisit un flambeau, ils ont trouvé la Lumière véritable. Tout proches de Celui que personne n'a jamais vu, ils acclament sa Mère :
Alléluia, alléluia, alléluia !
________________________________________
Ceux qui savent lire les signes des astres ont reconnu dans les bras de la Vierge le Créateur des hommes ; dans les traits de Celui qui a pris condition d'esclave ils ont adoré leur Maître. Avec empressement ils l'honorèrent de leurs présents en chantant à la Toute-Bénie :

Réjouis-toi Mère de l'Astre sans déclin
Réjouis-toi Reflet de la clarté de Dieu
Réjouis-toi en qui s’éteint la brûlure du mensonge
Réjouis-toi en qui s'illumine pour nous la Trinité d'Amour
Réjouis-toi en qui l'inhumaine puissance est défaite
Réjouis-toi tu nous montres le Christ Seigneur Ami des hommes
Réjouis-toi en qui les idoles païennes sont renversées
Réjouis-toi tu nous donnes d’être libérés des oeuvres mauvaises
Réjouis-toi en qui s’éteint l'idolâtrie du feu païen
Réjouis-toi en qui nous sommes affranchis du feu des passions
Réjouis-toi tu conduis les croyants vers le Christ Sagesse
Réjouis-toi Allégresse de toutes les générations
Réjouis-toi Épouse inépousée !

Les Mages s'en retournèrent à Babylone en témoins, porteurs de Dieu. Là ils annoncèrent la Bonne Nouvelle et accomplirent les Écritures en te proclamant devant tous comme Messie. Hérode resta seul, livré à sa sottise, incapable d'entrer dans la louange :
Alléluia, alléluia, alléluia !
________________________________________
Ô Sauveur, tu as porté en Égypte l'éclat de la vérité et tu en as chassé les ténèbres du mensonge. Les idoles du pays de l'esclavage se sont placées sous ta puissance et ceux que tu as ainsi délivrés du péché se tournent vers la Mère de Dieu pour lui chanter :

Réjouis-toi en qui l'homme est relevé
Réjouis-toi en qui les démons sont défaits
Réjouis-toi tu foules au pied le maître du mensonge
Réjouis-toi tu démasques le piège des idoles
Réjouis-toi Mer où trouve sa perte 1e Pharaon
qui se tient dans l'esclavage du péché
Réjouis-toi Rocher d'où jaillit la Source
qui abreuve les assoiffés
Réjouis-toi Colonne du Feu
qui illumine notre marche dans la nuit
Réjouis-toi Manteau aussi vaste
que 1a Nuée pour ceux qui sont sans recours
Réjouis-toi tu portes le vrai Pain du ciel
qui remplace la manne
Réjouis-toi Servante du Festin
où nous avons part aux réalités du ciel
Réjouis-toi Belle terre de la foi où s'accomplit la Promesse
Réjouis-toi Pays ruisselant de lait et de miel
Réjouis-toi Épouse inépousée !

Lorsque Siméon fut au seuil de la mort, Seigneur, tu lui fus présenté comme un enfant mais il reconnut en toi la perfection de la Divinité. Plein d'admiration pour ton Être qui n'a pas de fin, il chanta :
Alléluia, alléluia, alléluia !
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Le Créateur a fait une Oeuvre Nouvelle lorsqu'il se rendit visible à nos yeux. Il a pris chair dans le sein d'une vierge en la gardant dans son intégrité, pour qu'à la vue de cette merveille nous chantions :

Réjouis-toi Fleur de l'Être inaltérable de Dieu
Réjouis-toi Couronne de son amour virginal
Réjouis-toi Figure qui resplendit
de la Résurrection du Seigneur
Réjouis-toi tu partages avec les anges la clarté du Royaume
Réjouis-toi Arbre dont le Fruit splendide nourrit les croyants
Réjouis-toi Feuillage dont l'ombre procure
la fraîcheur aux multitudes
Réjouis-toi tu enfantes la rançon des captifs
Réjouis-toi tu portes dans ta chair le Guide des égarés
Réjouis-toi notre Avocate auprès du Juge juste et bon
Réjouis-roi en qui arrive le pardon pour la multitude
Réjouis-toi Tunique d'espérance pour ceux qui sont nus
Réjouis-toi Amour plus fort que tout désir
Réjouis-toi Épouse inépousée !

Quand nous contemplons cet enfantement inhabituel nous devenons étrangers à notre monde habituel et notre esprit se tourne vers les réalités d'en haut. Car le Très-Haut s'est révélé aux hommes dans l'abaissement pour élever ceux qui croient en lui.
Alléluia, alléluia, alléluia !
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Le Verbe que rien ne contient a pris chair dans notre condition humaine sans cesser d'être Dieu. En venant habiter le monde d'en-bas, il n'a pas quitté pour autant les réalités d'en-haut, mais il est descendu tout entier dans le sein d'une Vierge qu'il a habitée de sa divinité :

Réjouis-toi Temple du Dieu de toute immensité
Réjouis-toi Porche du Mystère enfoui depuis les siècles
Réjouis-toi incroyable nouvelle pour les incroyants
Réjouis-toi Bonne Nouvelle pour les croyants
Réjouis-toi Vaisseau choisi où vient à nous
Celui qui surpasse les Chérubins
Réjouis-toi Demeure très sainte de Celui
qui siège au-dessus des Séraphins
Réjouis-toi en qui les contraires sont conduits vers l'Unité
Réjouis-toi en qui se joignent la virginité et la maternité
Réjouis-toi en qui la transgression reçoit le pardon
Réjouis-toi en qui le Paradis s'ouvre à nouveau
Réjouis-toi Clef du Royaume du Christ
Réjouis-toi Espérance des biens éternels
Réjouis-toi Épouse inépousée !

Tous les anges du ciel ont été frappés de stupeur devant la prodigieuse oeuvre de ton Incarnation, Seigneur, car toi le Dieu que nul n'a jamais vu, tu t'es rendu visible à tous et tu as demeuré parmi nous. Tous nous t'acclamons :
Alléluia, alléluia, alléluia !
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Devant toi, ô Mère de Dieu, les orateurs bavards sont muets comme des poissons, incapables de dire comment tu as pu enfanter et demeurer vierge. Remplis d'étonnement, nous contemplons en toi le Mystère de la Foi :

Réjouis-toi Trône de la sagesse éternelle
Réjouis-toi Écrin du dessein bienveillant de Dieu
Réjouis-toi tu conduis les philosophes
aux limites de leur sagesse
Réjouis-toi tu mènes les savants aux frontières du raisonnement
Réjouis-toi devant qui les esprits subtils deviennent hésitants
Réjouis-toi devant qui les littérateurs perdent leurs mots
Réjouis-toi devant qui se défont
les raisonnements les plus serrés
Réjouis-toi car tu montres Celui
dont la Parole agit avec puissance
Réjouis-toi en qui nous sommes tirés de l'abîme de l'ignorance
Réjouis-toi en qui nous accédons à la plénitude
du Mystère de Dieu
Réjouis-toi Planche de salut pour ceux
qui aspirent à la pleine vie
Réjouis-toi Havre de paix pour ceux
qui se débattent dans les remous de leur vie
Réjouis-toi Épouse inépousée !

Dans sa volonté de sauver toute sa création, le Créateur de l'univers a choisi d'y venir lui-même. Pour refaire en nous son image à sa ressemblance divine, il est devenu l'Agneau, lui notre Dieu et notre Pasteur.
Alléluia, alléluia, alléluia !
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En toi Vierge Marie, Mère de Dieu, trouvent refuge ceux qui ont fait choix de virginité et qui se tournent vers toi. Car le Créateur du ciel et de la terre t'a façonnée, ô Immaculée, en venant demeurer dans ton sein. Tous, il nous apprend à t'acclamer :

Réjouis-toi Mémorial de 1a virginité
Réjouis-toi Porte du Salut
Réjouis-toi premier fruit du Royaume Nouveau
Réjouis-toi en qui resplendit la merveille du don gratuit
Réjouis-toi en qui sont régénérés les esprits accablés
Réjouis-toi en qui sont fortifiés ceux que leur passé a blessé
Réjouis-toi car tu enfantes Celui qui nous délivre du Séducteur
Réjouis-toi car tu nous donnes la Source de la chasteté
Réjouis-toi Chambre nuptiale où Dieu épouse notre humanité
Réjouis-toi tu confies au Dieu d'amour
ceux qui se donnent à lui
Réjouis-toi Nourriture du Seigneur pour ceux
qui ont pris le chemin de virginité
Réjouis-toi tu conduis les croyants à l’intimité avec l'Époux
Réjouis-toi Épouse inépousée !

Toutes nos hymnes de louange sont impuissantes à chanter, Seigneur, la profusion de ta miséricorde infinie. Seraient-elles aussi nombreuses que le sable de la mer, jamais elles ne parviendraient à égaler la richesse du don que tu nous as fait.
Alléluia, alléluia,, alléluia !
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Nous contemplons dans la Vierge sainte le flambeau qui a porté la Lumière dans les ténèbres. Embrasée par la flamme du Verbe de Dieu qu'elle accueille dans sa chair, elle conduit tout homme à la connaissance de Dieu, illuminant l'intelligence de sa Splendeur. Joyeusement nous l'acclamons :

Réjouis-toi Aurore du Soleil levant
Réjouis-toi Flambeau qui porte la Lumière véritable
Réjouis-toi Éclat de Celui qui illumine notre coeur
Réjouis-toi devant toi l'Ennemi est frappé de terreur
Réjouis-toi Porte de la Lumière étincelante
Réjouis-toi Source d'une Eau jaillissant en Vie éternelle
Réjouis-toi Image vivante de la piscine du baptême
Réjouis-toi en qui nous sommes lavés de la souillure du péché
Réjouis-toi Bassin où nous est donné un esprit renouvelé
Réjouis-toi Coupe où nous puisons la Joie
Réjouis-toi en qui nous respirons le parfum du Christ
Réjouis-toi Source intarissable d'allégresse
Réjouis-toi Épouse inépousée !

Il a voulu faire grâce des anciennes dettes à tous les hommes. De lui-même il est venu habiter chez les siens, parmi ceux qui vivaient loin de sa Grâce et déchirant leurs billets de créance, il entendit de toutes les bouches sortir cette acclamation :
Alléluia, alléluia, alléluia !
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Nos voulons, ô Mère de Dieu, chanter ton enfantement, te louer comme le Temple vivant que le Seigneur a sanctifié et glorifié en demeurant dans ton sein, lui qui tient tout dans sa Main :

Réjouis-toi Tabernacle du Dieu vivant
Réjouis-toi Sanctuaire qui contient le Seul Saint
Réjouis-toi Arche de la Nouvelle Alliance dorée par l'Esprit
Réjouis-toi Trésor inépuisable de la Vie
Réjouis-toi Diadème de grand prix pour les gouvernants
Réjouis-toi Gloire vénérable des prêtres de Dieu
Réjouis-toi Solide Tour qui garde l’Église
Réjouis-toi Rempart inébranlable de la Cité
Réjouis-toi en qui surgit le Trophée de notre victoire
Réjouis-toi en qui sonne la déroute de notre Ennemi
Réjouis-toi Guérison de mon corps
Réjouis-toi Salut de mon âme
Réjouis-toi Épouse inépousée !

Ô Mère bénie entre toutes, toi qui as enfanté le Verbe de Dieu, le Seul Saint, reçois l'offrande de notre prière. Garde-nous de tout malheur et de toute menace, nous qui te chantons d'un même coeur :
Alléluia, alléluia, alléluia !

Traduction du Foyer de Charité
d'Ottrott en Alsace.

par Caroline publié dans : Chants
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Samedi 8 novembre 2008

"Jamais le Bon Dieu ne donne de désir qu'il ne puisse réaliser..."
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

par Caroline publié dans : Une pensée par jour
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Vendredi 7 novembre 2008

Cliquez ici,
 puis sur la 1ère image "la lumière de cette étoile"
C'est magnifique !

Ensuite, vous aurez envie de cliquer sur les autres images.

par Caroline publié dans : Vu sur la Toile
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Vendredi 7 novembre 2008

"Il faut nous soustraire à la pression et nous recueillir profondément. De là, parfois, surgissent des solutions auxquelles nous n'aurions pas pensé."
Anselm Grün

par Caroline publié dans : Une pensée par jour
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Jeudi 6 novembre 2008

par Caroline publié dans : Le temps spi
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Jeudi 6 novembre 2008

Un type meurt sur la frontière franco belge, quand il arrive au ciel, Saint Pierre lui dit:

- Bon votre vie sur terre, pas terrible, pas souvent à la messe, un blasphème, quelques adultères, je ne peux pas vous faire entrer au Paradis, mais comme vous n' avez rien commis de grave, et que vous êtes mort sur la frontière je vous laisse le choix entre l'enfer belge et l'enfer français.

- Mais Saint Pierre je ne connais ni l'un ni l'autre, pourriez vous m' en dire un peu plus ?

- Et bien l'enfer belge, on vous met dans une grande marmite pleine de purin, des petits gnomes très très vilains qui sentent mauvais mettent des bûches sous la marmite, un dragon vient allumer les bûches et vous cuisez toute la journée et le lendemain, pareil !

- Et l’enfer français ?

- Et bien l'enfer français, on vous met dans une grande marmite pleine de purin, des petits gnomes très très vilains qui sentent mauvais mettent des bûches sous la marmite, un dragon vient allumer les bûches et vous cuisez toute la journée et le lendemain, pareil ! Mais moi, je serai vous, je prendrai l’enfer français...

- Mais Saint Pierre, c’est la même chose !

- Non, dans l’enfer français, un jour les gnomes sont en grève, un jour on n’a pas livré les bûches, un jour le dragon est en retard, un jour il ne trouve plus la marmite, un jour on n’a pas commandé le purin !!

par Caroline publié dans : Humour
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Jeudi 6 novembre 2008

"Celui qui aime Dieu quand tout va très bien, ne peut pas affirmer avec certitude qu'il aime Dieu."
Saint Maximilien Kolbe

par Caroline publié dans : Une pensée par jour
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Mercredi 5 novembre 2008

Cliquez ici

par Caroline publié dans : Diaporamas
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Présentation

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  • : ce blog s'adresse à tous les jeunes de 14 à 20 ans ayant envie de connaître Dieu ou en recherche sur le sens de leur vie. Il présente les activités du PJD : camps de ski, d'été, pélerinage, activités dans l'année et tous les bons moments partagés dans une ambiance chaleureuse de fraternité.
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