Mardi 23 septembre 2008

La Bible répond à toutes nos questions ! Pour nous en persuader, un internaute nous a envoyé cette série humoristique de références bibliques. Les numéros de téléphone d’urgence : pour que la Bible devienne réellement livre de Vie dans notre quotidien.

Quand vous êtes troublés, appelez Jn 14.
Quand les hommes vous harcèlent, appelez Ps 27.
Si vous voulez porter du fruit, appelez Jn 15.
Quand vous avez péché, appelez Ps 51, Mt 11.28-30, Luc 15, Jean 3.16.
Quand vous êtes inquiets, appelez Ps 46, Mt 6:19-34, Philippiens 4.6-7, 2 Tm 4.16-18.
Quand vous êtes en danger, appelez Ps 91.
Quand Dieu semble loin, appelez Ps 139.
Quand votre foi baisse, appelez Hé 11.
Quand vous vous sentez seuls et effrayés, appelez Ps 23.
Quand vous vous sentez batailleurs et critiqueurs, appelez 1 Co 13, cela vous calmera.
Pour savoir le secret de Paul concernant le bonheur, appelez Col 3.12-17.
Pour avoir une idée de ce qu’est l’état de chrétien, appelez 1 Co 5.15-19.
Quand vous vous sentez abattus et dépassés par les événements, appelez Rm 8.31.
Quand vous avez besoin de paix et de repos, appelez Ps 37, Mt 11.25-30, Jn 14, Rm 5.1-5.
Quand le monde vous semble plus grand que Dieu, appelez Ps 90, et cela vous vous montrera qui est le plus grand.
Quand vous voulez une assurance que la vie chrétienne est la seule vraiment valable ici-bas, appelez Rm 8.1-30.
Quand vous partez en voyage ou au travail et que vous voulez être rassurés sur votre sécurité durant votre absence de votre maison, appelez Ps. 27 ; 121 ; Mt 10.16-20, Lc 15.11-32.
Quand vos prières vous semblent devenir mesquines et égoïstes, appelez Ps 67.
Quand vous sentez que vous vous croyez plus intelligents que Dieu pour créer des choses, appelez Es 55.
Quand vous voulez du courage pour accomplir une tâche, appelez Josué 1
Quand vous vous sentez seuls dans le monde ou dans l’Église, appelez Ps 23, Jn 14, Rm 12, 2 Tm 4.16-18.
Quand vous pensez aux richesses, à la débauche et à la puissance, éloignez-vous-en vite, et appelez Mc 10, Lu 12.13-21.
Quand vos poches sont vides, appelez Ps 37.
Quand vous vous sentez abattus, appelez Ps 27.
Si vous perdez confiance et amour envers les gens, appelez 1 Co 13.
Quand les gens sont peu aimables à votre égard, appelez Jn 15.
Si vous êtes découragés dans votre travail, appelez Ps 126.
Si vous pensez que le monde est médiocre et petit, et que vous vous croyez assez grands pour dominer sur lui, appelez Ps 19, et il vous remettra à votre juste place.
Quand vous êtes découragés, appelez Rm 8.28-29, 1 Co 15.57-58, 1 Pi 4.12-13, 1 Jn 3.1-3.
Quand vous vous sentez abandonnés par vos amis, appelez Ps 27, Mt 10.24-31, 2 Timothée 4.16-18.
Quand vous êtes en difficulté, appelez Ps 16, Jn 14.1-4, Hé 7.25.
Quand vous êtes las, tristes ou chagrinés, appelez Ps 6 ;27;40 ;55, Mt 11.28-30, Jn 14.1-4, Rm 8.31-39, Hé 12.6-13.
Quand vous êtes malades ou souffrants, appelez Ps 32 ;91 Rm 5.3-8, 2 Co 12.9-10.
Quand vous avez peur, appelez Ps 4, Mc 4.35-41, Hé 13.5-8, 1 Jn 4.15-19.
Quand vous êtes tentés de retomber dans le péché, appelez Ps 6 ;51; Mt 26.33-35,69-75, Jn 21.15-22.
Quand vous vous sentez reconnaissants, appelez Ps 84 ;92,100,103.
Quand vous vous sentez exposés à la tentation, appelez Ps 1 ;73, Jc 1.12, 2 Pi 2.9.
Quand vous êtes dans l’adversité, appelez Mt 10.16-39.
Quand vous avez des problèmes avec l’amitié, appelez Jn 15.12,17.
Quand vous avez des problèmes avec la lecture de la Bible, appelez Jn 5.39, Mt 24.35.
Quand vous êtes en colère, appelez Mt 5.22-24.
Quand vous avez besoin de compassion, appelez Lu 10.30-37.
Quand vous êtes tentés par la médisance, appelez Mt 15.11,17,20.
Quand vous avez des problèmes avec les critiques, appelez Mt 7.1-5.
Quand vous avez des problèmes avec la cupidité, appelez Mt 6.20, Lu 12.15-21.
Quand vous avez des doutes, appelez Jn 20.24-29.
Quand vous avez des problèmes avec la droiture, appelez Mt 5.20, Jn 3.13-21.
Quand vous avez des problèmes avec vos ennemis, appelez Mt 5.10,43-48.
Quand vous avez des problèmes avec l’extravagance, appelez Lu 12.16-31.
Quand vous avez des problèmes avec l’amour fraternel, appelez Jn 13.34-35.
Quand vous avez des problèmes avec la haine, appelez Mt 5.43-48.
Quand vous avez des problèmes avec l’honnêteté, appelez Lu 19.11-26.
Si vous avez des problèmes avec l’honneur du aux parents, appelez Mt 15.4, Mc 10.19.
Si vous êtes intempérants, appelez Lu 21.34-37.
Si vous avez des problèmes avec le mariage, appelez Mc 10.2-12.
Si vous avez des craintes au sujet de la mort, appelez Lu 16.19-31, Jn 11.25,26.
Si vous avez des problèmes avec le pardon, appelez Mt 18.21-35, Mc 11.25,26.
Quand vous avez des problèmes avec le péché et que vous voulez en être délivrés, appelez Jn 8.24, 34-36.
Quand vous avez des problèmes avec la prière, appelez Lu 11.1-13.
Si vous avez des problèmes avec les serments, appelez Mt 5.33-37.
Si vous voulez savoir ce qu’est la sincérité, appelez Mt 7.15-27.
Si vous avez des problèmes avec la tromperie, appelez Mt 23.27,28.
Si vous avez des problèmes avec la vanité, appelez Lu 18.9-14.
Si vous avez l’esprit de vengeance, appelez Mt 5.43-48.
Pour savoir ce qu’est la vérité, appelez Jn 14.6.

Les numéros d’urgence peuvent être signalés directement. L’assistance d’une téléphoniste n’est pas nécessaire. Toutes les lignes pour appeler au ciel sont ouvertes 24 heures par jour. Ces numéros d’urgence sont là pour nourrir votre foi et pour détruire tous vos doutes. N’hésitez pas à passer cette liste à tous vos amis !

Source : ChristiCity

par Caroline publié dans : Méditations
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Lundi 22 septembre 2008

Voici un petit exercice pour nous aider à devenir meilleur.
Un petit jeu à faire souvent car il fait grandir notre âme et embellit notre coeur.

Lisez le texte qui suit : 1 Corinthiens 13, 4-7

L'amour prend patience, l'amour rend service, l'amour ne jalouse pas, l'amour ne plastronne pas, l'amour ne s'enfle pas d'orgueil,
l'amour ne fait rien de laid, l'amour ne cherche pas son intérêt, l'amour ne s'irrite pas, l'amour n'entretient pas de rancune,
 l'amour ne se réjouit pas de l'injustice, mais l'amour trouve sa joie dans la vérité.
L'amour excuse tout, l'amour croit tout, l'amour espère tout, l'amour endure tout.

Voici les règles :
1ère étape : chaque fois que vous lisez le mot "amour", vous le remplacez par "Dieu"  retournez au texte
2ème étape : recommencez et remplacez maintenant le mot "amour" par votre prénom
retournez au texte

Après avoir lu plusieurs fois le texte avec votre prénom, la rivière de votre coeur deviendra océan d'amour !
Ces paroles en vous serviront de merveilleux bagages pour votre chaminement de vie.


par Caroline publié dans : Méditations
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Jeudi 18 septembre 2008

Terrible oracle dicté par les nerfs ébranlés de la mère de Pier Giorgio Frassati qui n'a pas le droit de disposer de sa vie comme il l'entend car une carrière a déjà été choisie pour lui. Or, Pier Giorgio ressentait le désir de se consacrer entièrement à Dieu en devenant prêtre. C'est un choix de vie radical : les prêtres sont les témoins vivants de l'amour de Dieu pour les hommes, amour qui s'exprime dans l'Eglise et les sacrements, ils consacrent toute leur journée à leurs paroissiens, ils ne fondent pas de famille .....

As-tu déjà réfléchi à cette forme de vie pleinement consacrée à Dieu ? T'es-tu déjà posé des questions sur cette vocation particulière ? T'es-tu déjà dit "pourquoi pas moi?". Cet appel n'est pas uniquement l'appel à la vie consacrée : l'appel de Dieu commence dans la vie quotidienne, où il t'appelle pour faire le bien là où tu te trouves.

As-tu identifié les obstacles qui t'empêchaient de répondre à l'appel de Dieu, dans ta vie quotidienne ou pour un choix de vie radical : attachement au confort, aux loisirs, peur du regard des autres, manque de liberté, manque de confiance en soi ...? Quel sens donnes-tu à la parole du Notre Père : "Que ta volonté soit faite" ?

"Notre but est de suivre le Seigneur et de ne rien Lui refuser. Quant à la place que nous tiendrons à Son service, ce n'est pas à nous de la choisir. S'Il nous appelle à devenir prêtre, il n'y a pas là de quoi nous surprendre." Père Doncoeur

par Caroline publié dans : Méditations
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Lundi 8 septembre 2008



La bienheureuse et glorieuse Marie toujours vierge, de la race royale et de la famille de David, naquit dans la ville de Nazareth, et fut élevée à Jérusalem, dans le temple du Seigneur. Son père se nommait Joachim, et sa mère Anne. La famille de son père était de Galilée, et de la ville de Nazareth. Celle de sa mère était de Bethléem. Leur vie était simple et juste devant le Seigneur, pieuse et irrépréhensible devant les hommes: car ayant partagé tout leur revenu en trois parts, ils dépensaient la première pour le temple et ses ministres; la seconde, pour les pèlerins et les pauvres, et réservaient la troisième pour eux et leur famille. Ainsi, chéris de Dieu et des hommes, il y avait près de vingt ans qu'ils vivaient chez eux dans un chaste mariage sans avoir des enfants. Ils firent voeu, si Dieu leur en accordait un, de le consacrer au service du Seigneur; et c'était dans ce dessein qu'à chaque fête de l'année ils avaient coutume d'aller au temple du Seigneur. 

II. - Or il arriva que, comme la fête de la dédicace approchait, Joachim monta à Jérusalem avec quelques-uns de sa tribu. Le pontife Issachar se trouvait alors de fonction. Et lorsqu'il aperçut Joachim parmi les autres avec son oblation, il le rebuta et méprisa ses dons, en lui demandant comment, étant stérile, il avait le front de paraître parmi ceux qui ne l'étaient pas. Que, puisque Dieu l'avait jugé indigne d'avoir des enfants, il pouvait penser que ses dons n'étaient nullement dignes de Dieu: l'Écriture déclarant « maudit celui qui n'a point engendré de mâle en Israël. » Il ajouta qu'il n'avait qu'à commencer d'abord par se laver de la tache de cette malédiction en ayant un enfant, et qu'ensuite il pourrait paraître devant le Seigneur avec ses oblations. Joachim, confus de ce reproche outrageant, se retira auprès des bergers qui étaient avec ses troupeaux dans ses pâturages: car il ne voulut pas revenir à la maison, de peur que ceux de sa tribu qui étaient avec lui ne lui fissent le même reproche outrageant qu'ils avaient entendu de la bouche du prêtre. 

III. - Or, quand il y eut passé quelque temps, un jour qu'il était seul, l'ange du Seigneur s'apparut à lui avec une grande lumière. Cette vision l'ayant troublé, l'ange le rassura, en lui disant: Ne craignez point, Joachim, et ne vous troublez pas de me voir; car je suis l'ange du Seigneur: il m'a envoyé vers vous pour vous annoncer que vos prières sont exaucées, et que vos aumônes sont montées jusqu'à lui. Car il a vu votre honte, et il a entendu le reproche de stérilité que vous avez essuyé injustement. Or, Dieu punit le péché et non la nature: c'est pourquoi lorsqu'il rend quelqu'un stérile, ce n'est que pour faire ensuite éclater ses merveilles, et montrer que l'enfant qui naît est un don de Dieu, et non pas le fruit d'une passion honteuse. Sara, la première mère de votre nation, ne fut-elle pas stérile jusqu'à l'âge de quatre-vingts ans? Et cependant, au dernier âge de la vieillesse, elle engendra Isaac, auquel la bénédiction de toutes les nations était promise. De même Rachel si agréable au Seigneur et si fort aimée du saint homme Jacob, fut longtemps stérile; et cependant elle engendra Joseph, qui devint le maître de l'Égypte, et le libérateur de plusieurs nations prêtes à mourir de faim. Lequel de vos chefs a été plus fort que Samson, ou plus saint que Samuel? Et cependant ils eurent tous les deux des mères stériles. Si donc la raison ne vous persuade point par mes paroles, croyez par l'effet que les conceptions longtemps différées, et les accouchements stériles, n'en sont d'ordinaire que plus merveilleux. Ainsi votre femme Anne vous enfantera une fille que vous nommerez Marie; elle sera consacrée au Seigneur dès son enfance, comme vous en avez fait voeu, et elle sera remplie du Saint-Esprit, même dès le sein de sa mère. Elle ne mangera ni ne boira rien d'impur, n'aura aucune société avec la populace du dehors; mais sa conversation sera dans le temple du Seigneur, de peur qu'on ne puisse soupçonner ou dire quelque chose de désavantageux sur son compte. C'est pourquoi en avançant en âge, comme elle-même naîtra d'une mère stérile, de même cette vierge incomparable engendrera le fils du Très-Haut, qui sera appelé Jésus, sera le sauveur de toutes les nations, selon l'étymologie de ce nom. Et voici le signe que vous aurez des choses que je vous annonce. Lorsque vous arriverez à la porte d'or, qui est à Jérusalem, vous y trouverez votre épouse Anne qui viendra au-devant de vous, laquelle aura autant de joie de vous voir qu'elle avait eu d'inquiétude du délai de votre retour. Après ces paroles l'ange s'éloigna de lui. 

IV. - Ensuite il apparut à Anne son épouse, disant: Ne craignez point, Anne, et ne pensez pas que ce que vous voyez soit un fantôme. Car je suis ce même ange qui ai porté devant Dieu vos prières et vos aumônes; et maintenant je suis envoyé vers vous pour annoncer qu'il vous naîtra une fille, laquelle étant appelée Marie sera bénie sur toutes les femmes. Elle sera pleine de la grâce du Seigneur. Aussitôt après sa naissance, elle restera trois ans dans la maison paternelle pour être sevrée; après quoi elle ne sortira point du temple où elle sera comme engagée au service du Seigneur jusqu'à l'âge de raison; enfin y servant Dieu nuit et jour par des jeûnes et des oraisons, elle s'abstiendra de tout ce qui est impur, ne connaîtra jamais d'homme; mais seule sans exemple, sans tache, sans corruption, cette vierge, sans mélange d'homme, engendrera un fils; cette servante enfantera le Seigneur, le Sauveur du monde par sa grâce, par son nom, et par son oeuvre. C'est pourquoi levez-vous, allez à Jérusalem; et lorsque vous serez arrivée à la porte d'or, ainsi nommée parce qu'elle est dorée, vous aurez pour signe au devant de vous votre mari dont l'état de la santé vous inquiète. Lors donc que ces choses seront arrivées, sachez que les choses que je vous annonce s'accompliront indubitablement. 

V. - Suivant donc le commandement de l'ange, l'un et l'autre, partant du lieu où ils étaient, montèrent à Jérusalem; et lorsqu'ils furent arrivés au lieu désigné par la prédiction de l'ange, ils s'y trouvèrent l'un au devant de l'autre. Alors, joyeux de leur vision mutuelle, et rassurés par la certitude de la lignée promise, ils rendirent grâces comme ils le devaient au Seigneur qui élève les humbles. C'est pourquoi ayant adoré le Seigneur, ils retournèrent à la maison où ils attendaient avec assurance et avec joie la promesse divine. Anne conçut donc et accoucha d'une fille; et, suivant le commandement de l'ange, ses parents l'appelaient Marie. 




par Caroline publié dans : Méditations
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Mardi 2 septembre 2008

Je ne sais pas par quelle voie cette lettre t'est parvenue. Peu importe, puisque tu l'as entre les mains. Par elle, je voudrais simplement te dire un petit quelque chose de ce que j'ai dans le cœur en pensant aux jeunes. C'est une pensée qui m'est venue après les Journées Mondiales de la Jeunesse, l'an 2000, à Rome. Après avoir vibré à la joie de ces centaines de milliers de jeunes réunis avec le Pape, j'ai pensé qu'il serait bien de rédiger un message spécial à l'intention des jeunes (…).

Dépasser les clichés

Une fois sur deux, la rencontre dans les écoles commence avec des questions passe-partout de style journalistique. On a un évêque sous la main, on s'imagine qu'il voit le Pape toutes les semaines et donc on sort les pelures de banane habituelles pour voir comment il va déraper dessus… Le premier quart d'heure est ainsi souvent consacré à démonter tous les racontars qui traînent régulièrement dans la presse. Je ne refuse pas les tartes à la crème et je m'efforce d'y répondre patiemment. Mais comme il est beau le moment de grâce où, en vérité, nous parlons ensemble, vous et moi, toi et moi, des questions de la vie! Cela arrive, de manière très personnelle, quand j'accueille des jeunes pour une conversation confidentielle ou pour le beau sacrement du pardon, lors de moments de retraite ou de pèlerinages. Mais aussi lors de rencontres dans le contexte scolaire. Et alors, tout sort : les difficultés du dialogue avec les parents, que ceux-ci soient ensemble ou séparés ; les espérances et les craintes liées aux premières relations amoureuses ; la manière de se situer par rapport aux sorties en discothèque, aux menaces de l'alcool et de la drogue ; la révolte face à la mort d'autres jeunes ; les craintes devant le fléau du chômage ; la peur d'un monde gangrené par la violence et le fanatisme, etc.
J'espère ne pas te scandaliser en confessant que, parmi toutes ces rencontres, celles qui vont le plus vite droit au but, ce sont les rencontres avec les jeunes en prison. Les prisons sont peuplées de jeunes. La plupart du temps en liaison avec ce qui tourne autour de la drogue. Là, on ne perd pas beaucoup de temps en propos de convenance. On est tout de suite à l'essentiel. Chacun des garçons, chacune des filles rencontrés en prison est, de manière unique, un résumé, un concentré, de toutes les difficultés de vivre que connaissent pas mal de jeunes aujourd'hui. Et les expériences de grâce et de conversion que certains vivent en prison sont le reflet, dans un contexte tragique, celui du monde carcéral, des découvertes spirituelles faites par de tant de jeunes, quoi qu'on dise.

Le courage de la foi

Je ne sais comment, tu te situes par rapport à la foi. Crois-tu en Dieu ? Crois-tu en Jésus ? Peut-être fais-tu partie de ceux qui, à des dosages divers, osent, dans l'intime de son cœur, répondre "oui" à ces questions. Dans ce cas, surtout face aux copains et copines dans le monde scolaire, il te faut du courage pour le laisser transparaître au dehors. Car la tentation qui guette beaucoup de jeunes et d'adultes aujourd'hui est celle du conformisme. Faire comme tout le monde ! Aussi étonnant que cela puisse paraître, nombre de jeunes sont menacés par "la pensée unique" : penser tous la même chose ! Ce qui me peine le plus, ce sont les pressions exercées sur ceux qui voudraient faire preuve d'indépendance d'esprit en croyant en Dieu et en Jésus. Ils seront parfois objet de dérision ou d'expulsion. Et de la part de qui ? Hélas ! d'autres jeunes qui, partant du préjugé que la religion est une affaire ringarde, n'hésite pas à se moquer de ceux qui exercent leur liberté de pensée et osent tenir que la foi en Dieu et en Jésus est l'affaire la plus importante de toute la culture humaine.

Des valeurs auxquelles tu vibres

Mais peut-être te situes-tu autrement. Tu ne crois pas vraiment en un Dieu personnel qui te connaît et qui t'aime, mais tu penses qu'il y a quelque avant nous et au-dessus de nous. Tu ne crois pas vraiment que Jésus est le Fils même de Dieu venu en ce monde, mais son personnage et son message ne te laisse pas indifférent. Dans une enquête sociologique, tu irais même jusqu'à déclarer - anonymement - que tu es chrétien, mais tu l'es à ta manière. Tu ne pries pas très souvent. On te voit encore moins souvent à la messe. Mais tu vibres à certaines valeurs qui ne sont pas sans rapport avec l'Evangile de Jésus. Par exemple, à la beauté, comme le montre ton intérêt pour la musique, le cinéma, la photo ou, tout simplement, les paysages de la nature. Et s'il s'agit d'être solidaire avec les plus démunis de nos sociétés d'opulence, s'il s'agit de travailler au développement des pays du Tiers-Monde, s'il est question de protéger l'environnement contre le saccage systématique de la planète, ou, plus simplement, si une personne dans la détresse a besoin de ta présence, tu seras vite prêt à t'engager. Parfois même avec une très grande générosité ; Tout cela est formidable. N'est-on pas déjà chrétien en vivant tout cela ? On l'est même parfois beaucoup. Car, comme le dit Jésus : " Il ne suffit pas de me dire : Seigneur ! Seigneur ! pour entrer dans le Royaume des cieux" (Évangile de Matthieu, 7, 21). Or la volonté du Père, c'est certainement que nous nous aimions comme des frères et sœurs en humanité et que nous combattions ensemble pour la justice dans le monde. Et s'il fallait aller plus loin encore… S'il fallait aussi te poser, sérieusement, la question de Dieu. Car cela fait une grande différence si tu viens du néant pour retourner au néant, ou si tu viens de Quelqu'un pour aller vers Quelqu'un. Cela change tout dans ta vie présente.

Ne pas avoir peur de poser la question de Dieu

Je suppose qu'il t'arrive de te demander pourquoi tu existes et pourquoi existe tout ce monde qui te porte et te précède. Car il y a un ordre fabuleux dans l'univers, spécialement dans le monde des vivants. Nous commençons à le décoder un peu, mais, manifestement, ce n'est pas nous qui l'avons conçu. Difficile de penser que cela s'est construit tout seul, à partir d'une matière éternelle, sans aucune intelligence qui soit à la source d'une construction aussi élaborée… Autant imaginer qu'un ordinateur s'est construit tout seul à partir de la masse informe des atomes qui le composent ! Difficile aussi de ne pas se poser la question d'un Dieu personnel… Car, à supposer que l'Intelligence divine qui porte le monde soit simplement une Équation universelle, une Énergie supérieure, un rayonnement cosmique, il faudrait accepter que le plus est sorti du moins ! Il faudrait avaler que de ce Grand Machin anonyme est sorti le cœur humain, le cœur d'une personne capable de vouloir, de désirer, et d'aimer… D'une Source impersonnelle serait née une personne avec toute sa liberté ? "Bizarre autant qu'étrange", diraient Dupont et Dupont. Il vaut la peine de ruminer ces questions essentielles. Peut-être as-tu (eu) l'occasion d'y réfléchir dans un cours de religion ou de philosophie. C'est une chance à saisir.

Ne pas avoir peur de te situer par rapport à Jésus

Croire en Dieu, c'est bien. Mais, malgré tout, cela te laisse démuni devant la terrible question du mal. Si le monde a été créé par Dieu, alors pourquoi y a-t-il tant d'horreurs dans le monde à côté de tant de beauté ? Tant d'ordre, mais aussi de désordre… Valait-il la peine de créer un Univers si beau, certes, mais si redoutablement tragique ?
Tu sais comme moi que les explications du mal ne manquent pas. Tous les mots savants en "isme" sont là pour te l'expliquer à l'envi. Je m'en méfie comme de la peste en cette matière. Car tous "expliquent" le mal sans l'endurer vraiment, sans le prendre vraiment au sérieux. C'est pourquoi, au risque de t'étonner, je me méfie, dans un premier temps, du "Christianisme ". De même, tous les discours sur les "valeurs évangéliques" et les couplets sur les "valeurs chrétiennes" me laissent plutôt froid. Quand je suis dans le pétrin, ce ne sont pas les "valeurs" qui vont me tendre la main. Par contre, Jésus le peut, lui. Ah ! comme il vaut la peine de le connaître ! Tu n'en trouveras pas un autre comme lui !

Un homme qui se présente comme Dieu !

Jésus est le seul homme, dans toute l'histoire du monde, qui a prétendu être l'égal de Dieu. Il l'a signifié clairement par ses paroles et par ses gestes. Il a demandé pour lui ce que Dieu seul peut demander, à savoir qu'on le préfère à tout. Ses adversaires ont très bien compris où il voulait en venir. Ils le lui envoient à la figure avec hargne : "Toi que n'es qu'un homme, tu te fais Dieu !" (Évangile de Jean, 10,33). Finalement, Jésus a été condamné à mort pour blasphème, parce qu'il appelait Dieu son Père, se faisant ainsi l'égale de Dieu (cf. Évangile de Jean, 5,18). Cela est unique. De grâce, ne te fabrique jamais un Jésus à ta mesure, qui serait simplement un prophète généreux et sympathique, accueillant gentiment tout le monde. Laisse Jésus venir à toi avec toute sa simplicité et sa cordialité, mais aussi avec toute sa grandeur de Fils de Dieu.

Un Dieu qui descend au fond de l'abîme

Et pourtant, ce Jésus qui a revendiqué une telle intimité avec Dieu est mort dans la solitude et l'angoisse. Au moment de mourir, il a poussé un cri qui a bouleversé ceux qui l'on entendu, il a poussé le cri qui poussent tant de gens de par le monde, le cri que tu pousses peut-être parfois toi-même quand tu es au fond du trou : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" (Évangile de Matthieu, 27,46). Tous les autres t'expliqueront le mal avec des mots prétentieux. Jésus, lui, pleure tout simplement devant la tombe de son ami Lazare (cf. Évangile de Jean, 11, 35). Et, à l'heure de la propre mort, en proie aux ténèbres, il pousse ce cri de détresse. Jamais tu ne viendras à bout de la détresse que laisse entrevoir ce cri.
Cela peut paraître étonnant. Mais si Jésus est bien celui qu'il a prétendu être, alors son désarroi à l'agonie et sa solitude en croix, loin de Dieu, signifient que désormais tu as un Dieu qui peut te rejoindre, aussi seul que tu puisse être et aussi bas que tu sois peut-être tombé. Lui pourra toujours venir te prendre par la main.

Un Vivant qui a traversé la mort

Jésus est enfin le seul homme dans l'histoire du monde dont, au prix de leur vie, des témoins disent que Dieu l'a ressuscité des morts. Je sais bien que ce n'est pas facile à croire. Et pourtant, sans cette réalité, jamais l'Évangile ni l'Église ne seraient nés. À limite, sans la résurrection de Jésus, une bonne part de l'histoire du monde serait incompréhensible. La toute première fois qu'on a parlé au nom de Jésus en ce monde, lors de la Pentecôte de l'an 30, ce fut pour proclamer cela : "Celui que vous avez humilié jusqu'à la mort en croix parce qu'il se disait le Fils même de Dieu, eh bien ! Dieu l'a glorifié en lui faisant traverser la mort. Vous l'avez discrédité. Dieu, lui, l'a accrédité. Vous lui avez donné tort. Mais Dieu lui a donné raison !" (cf. Acte des Apôtres, 2, 14-36).
Alors une petite lumière commence à éclairer le terrible drame du mal dans le monde. Pour Jésus et ses disciples, le monde actuel n'est plus comme Dieu l'a créé. C'est un monde cassé, abîmé, par des puissances diaboliques et humaines perverses. Car, comme l'écrit l'apôtre Paul, la création tout entière, en son état présent "est livrée au pouvoir du néant, non de son propre gré, mais par l'autorité de celui qui l'y a livrée" (cf. Lettre aux Romains, 8, 18-25). Ce monde blessé, Jésus n'est pas d'abord venu l'expliquer comme le font les philosophies et les religions. Il est venu le porter. Il est venu l'endurer dans toute sa dureté. Ton Dieu, si tu es chrétien est un Dieu crucifié. Mais c'est aussi un Ressuscité, qui à traversé le double mur de la solitude du cœur humain et de la mort. Si tu mets ta main dans la sienne, tu pourras finalement tout traverser. Si tu lui ouvres ton cœur, il y déposera cette espérance folle que le monde pourra un jour être libéré du mal et déboucher sur la vraie vie, celle que la souffrance et la mort n'abîmeront plus jamais.

Un Dieu présent à tes côtés aujourd'hui

Jésus n'est pas un mythe, une belle histoire inventée par les hommes. Il est mort et ressuscité sous Ponce Pilate, alors que Tibère était empereur de Rome. Et cependant, il n'est pas seulement un homme illustre, derrière nous dans l'histoire, dont on pourrait simplement se souvenir en cultivant les "valeurs" qui furent les siennes. Ses derniers mots avant de nous quitter sont : "Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde" (Évangile de Matthieu,28, 20). Jésus est un Vivant qui marche aujourd'hui avec nous sur les routes de notre vie et de l'histoire. Si tu ne le connais pas, va lire en de sens le splendide épisode des pèlerins d'Emmaüs (Évangile de Luc, 24, 13-35).

Une parole d'amour qui peut t'éclairer

Oui, sa parole continue à retentir aujourd'hui. Tu en as l'écho dans l'Évangile tel que l'Eglise nous l'annonce depuis vingt siècles. Il s'agit d'une parole d'amour extraordinaire ! À travers Jésus, qui est à la fois ton Dieu et ton frère, Dieu te dit qu'il t'aime. Il te dit que sa vie et la tienne ne font désormais plus qu'un. Il ne peut plus être heureux sans toi. Si, en Jésus, Dieu et l'homme sont unis pour l'éternité, alors ta vie humaine a toutes les chances d'aboutir. Et à travers Jésus crucifié, abandonné, humilié, Dieu te dit : "Je t'aime tellement que jamais, même dans la pire détresse, je ne t'abandonnerai. Je t'aime à la vie et à la mort". Et à travers Jésus ressuscité, Dieu te dit "Mon amour pour toi traversera tout et te conduira jusqu'à une joie que rien ni personne ne pourra t'enlever".
Penses-y ! Quand tu aimes quelqu'un, cela signifie pour toi : "Je pense à cette personne, j'ai envie de la rencontrer, je voudrais pouvoir passer du temps avec elle, je désirerai partager ma vie avec elle, construire mon avenir avec elle, à la limite ne faire plus qu'un avec elle". Eh bien ! c'est ainsi que Dieu t'aime, en vérité. Ah ! si nous pouvions deviner avec quel amour il pense à nous à chaque instant ! Combien il nous désire ! Et chaque fois que nous aimons ainsi, en profondeur, d'un amour authentique, il nous rejoint et, si nous le voulons bien, vient faire couler dans les fragilités de notre amour la force de son amour à lui, si grand qu'il est capable de nous guérir de tous nos manques d'amour.

Un pain de vie qui peut te nourrir

Oui, sa vie continue à couler dans notre vie. C'est le sens propre de l'Eucharistie. Je pense que Jésus ne nous a pas trompés quand il nous a dit : "Prenez et mangez, ceci est mon corps qui est livré pour vous" (cf. Première Lettre aux Corinthiens, 11, 23-26). Je pense qu'il dit la vérité quand il a affirmé : " celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour" (Évangile de Jean, 6, 54). C'est parce que je crois dur comme fer à ces paroles que je suis devenu prêtre. Sinon, j'avais mieux à faire. Sinon, à quoi bon passer sa vie à faire des simagrées autour de quelques morceaux de pain ! Mais si Jésus est bien présent, en personne, comme il nous l'a dit, dans ce Pain de vie, alors oui, cela vaut la peine d'être prêtre, notamment pour célébrer l'Eucharistie. Et les jeunes qui ont compris que l'Eucharistie, c'est Jésus en personne, ne se posent plus tellement la question de savoir à quoi ça sert la messe. Ils ont perçu que la messe, c'est Jésus lui-même, présent avec nous, en personne, à travers les siècles. C'est nous ensemble, avec lui, sur les chemins de l'homme et du monde. Cela en vaut la peine !

À quoi ça sert, l'Eglise ?

Franchement, si l'Eglise n'était qu'une institution humaine comme les autres, je ne suis pas certain que je m'y serais engagé. Mais l'Église, c'est d'abord nous tous, cette grande famille où je peux recevoir la Parole de Dieu et accueillir le Pain de la Vie. Elle a des défauts ? Forcément, puisque c'est nous qui la composons. Mais ce ne sont pas toujours les défauts qu'on dit. Parfois l'Église est critiquée justement sur les points où elle a pleinement raison. Comme il y a des dérives dans le monde, elle doit bien, de temps en temps, ramer à contre-courant. D'autres fois, ce sont les membres de l'Église, y compris de hauts responsables, qui agissent de travers, en étant infidèles à l'Évangile. C'est alors qu'il faut se convertir. Et l'Église doit demander pardon pour ceux de ses enfants, fussent-ils évêques ou Papes, qui ont trahi le Christ. Mais demande le Christ à l'Église, demande-le à ses saints et à ses saintes, à commencer par la Vierge Marie, et toujours elle te le donnera. Sur ce point, qui est essentiel, elle ne te décevra Jamais.
L'Église peut donc nous donner beaucoup. Et nous pouvons lui apporter beaucoup. Dès lors, si tu me demandes ce qu'il faut, de tout urgence, changer en elle pour qu'elle remplisse mieux sa mission, je te répondrai comme Mère Teresa de Calcutta : "Ce qu'il faut changer d'abord dans l'Église ? Eh bien, toi et moi !". Tu changeras plus l'Église en l'aimant et en t'y engageant qu'en tapant dessus…

Le cœur de Dieu et le cœur des jeunes sont faits pour s'entendre !

J'entends souvent dire par des adultes que Dieu, Jésus et la religion, ça ne vous intéresse plus, vous les jeunes. Je ne méconnais pas le problème. Je sais que vous n'avez que faire d'une pratique purement extérieure, par convenance ou obligation. Je sais aussi que le produit ne vous est pas toujours présenté avec un emballage adéquat. Mais quand j'entends ces jugements sur "les jeunes" en général, je sursaute et je proteste. Car je sais aussi, par la foi, que le cœur de Dieu bat d'amour pour vous. Je sais que le cœur de Jésus déborde d'amour pour vous. Et, par expérience directe, je sais que vous ètes merveilleusement doués pour ouvrir votre vie à la vie du Christ. Voilà près de quarante ans que je le vois, comme prêtre. On ne me fera donc jamais dire que vous n'ètes pas capables d'un grand élan d'amour pour le Seigneur en même temps que pour vos frères et sœurs en humanité. Jamais !

Vous avez surtout besoin de témoins et d'expériences vécues !

Mais vous ètes ainsi faits que, en matière de religion, vous avez plus besoin de témoins que de longs baratins. C'est pourquoi je vais d'ailleurs bientôt m'arrêter… Les discours théoriques vous laissent presque toujours de marbre. Vous vous méfiez d'instinct de ce qui ressemble à de la récupération idéologique. Et vous n'avez pas tort. Mais les témoins ne vous laissent pas indifférents. Quand la parole est portée par la vie, elle trouve chez vous une remarquable écoute. C'est pourquoi le plus grand service qu'on puisse vous rendre sur le plan de la foi est de vous permettre de rencontrer librement des témoins, des jeunes notamment, mais pas exclusivement, qui ont rencontré le Christ, vivent de lui, et ainsi relaient auprès de vous l'invitation de Jésus : "Venez et voyez !" (Évangile de Jean, 1, 39). L'essentiel est que vous puissiez venir et voir personnellement combien il est beau et bienfaisant d'ouvrir son cœur à Jésus et à Dieu. Les hommes vous décevront parfois, y compris les hommes d'Église, mais le Seigneur, une fois que vous l'aurez rencontré personnellement, ne vous décevra jamais !
J'ai été souvent le témoin émerveillé de vos découvertes de la foi et de la vraie vie en Église. Parfois à travers un bon cours de religion donné par un témoin convaincu et respectueux. Ou à l'occasion d'une retraite dans le cadre scolaire ou paroissial. Assez souvent dans le contexte d'une marche ou d'un pèlerinage ou lors d'une rencontre avec des personnes ou des communautés qui vivent simplement de l'Évangile, dans le quotidien de leur vie. Mais parfois aussi lors d'événements exceptionnels comme les Journées Mondiales de la Jeunesse avec le Pape. En ces diverses circonstances, vous êtes alors capables de faire en quelques jours, voire en quelques heures, des expériences spirituelles qui ont pris des années chez vos aînés.

Tel que tu es, crie vers Jésus ta soif de vivre en plénitude ! Tu ne seras pas déçu…

Pour Conclure, je voudrai t'inviter à faire comme Charles de Foucauld, ce jeune officier français qui avait perdu la foi et menai une vie de bâton de chaise, mais qui, au fond de son désarroi, criait déjà vers un Dieu auquel il ne croyait pas encore : "Mon Dieu, si tu existes, manifeste-toi à moi !". Sa prière était honnête. Il parlait seulement au conditionnel : "si tu existes…". Mais il était ouvert à la lumière de Dieu : "manifeste-toi à moi!". Et Dieu s'est révélé à lui, jusqu'à faire de lui un grand prophète pour notre temps…
Eh bien, toi aussi, tel que tu es, dans le secret de ton cœur ou avec d'autres, crie vers Jésus ta soif de vivre en plénitude, crie-lui cette soif qui t'habite et dont tu pressens que rien ne pourra finalement l'étancher. Ouvre-lui ta vie, ne fût-ce qu'en entrebâillant la porte, et lui fera le reste. Ma seule récompense, en mettant un point final à cette lettre, c'est que tu puisses découvrir dans la personne de Jésus la source d'un vrai bonheur. Je te souhaite bonne route dans la vie ! Et, si tu me le permets, je te bénis.

Mgr Léonard, évêque de Namur en Belgique
(Merci à A-F qui nous a envoyé ce beau message de vérité)

par Caroline publié dans : Méditations
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Dimanche 29 juin 2008

LA VIE

La vie, c'est d'abord un projet, des projets qu'il faut se donner.

Ce qui compte c'est ce qui s'inscrit dans le monde réel.

Est réel dans la vie ce qui agit.

Car la vie c'est construire, édifier, élever.

Pierre après pierre, pensée après pensée, acte après acte, apprendre soi, apprendre le monde, pour se connaître, le connaître, se changer et le changer.

Pour atteindre la paix intérieure. La seule qui puisse durer.

Pour rendre la vie de l'homme moins cruelle.

Pour tendre la main, la voix, le regard vers ceux qui appellent.

Il faut se donner des projets qui vous grandissent. Des projets qui tendent la vie vers le haut.

Qui obligent à choisir la cime plutôt que le fossé.

Des projets généreux qui font la vie généreuse.

Et qui permettent à la vie de l'homme de se déployer. De s'élever.

On ne construit pas contre quelqu'un ou quelque chose.

Une vie, si on veut qu'elle soit pleine, ne doit pas être dressée contre mais pour quelqu'un ou quelque chose.

Pour.

Parce qu'une vie est une totalité, une seule plante. Et si l'on griffe au dehors les autres, on griffe aussi soi au-dedans.

D'abord, chasser la peur de son esprit. Restaurer en soi le calme. Se répéter qu'il y a toujours une chance à saisir.

Que tout le bonheur du monde est possible tant que la vie existe.

Vivre, ce n'est pas seulement se laisser aller au fil du courant. Un jour, le courant peut cesser de porter. Un jour, le tourbillon peut vous entraîner vers le fond ou vers les marécages.

Vivre, c'est savoir pour quoi l'on vit.

Vivre, c'est vouloir vivre.

Vivre, c'est avoir foi dans la vie.

On ne croit jamais assez en soi.

On ignore toujours la puissance des ressources de la vie.

Mais la vie c'est oser franchir les murailles que l'on dresse devant soi-même. Oser dépasser les limites que l'on se donne.

La vie c'est toujours aller au-delà.

L'esprit, la volonté, la pensée, peuvent multiplier les forces de la vie.

Pour pouvoir il faut d'abord vouloir.

C'est la volonté, la pensée, cette puissance invisible qui permet de saisir la vie à pleines mains.

Et c'est pourquoi il faut veiller sur sa pensée ; vivre selon elle, vivre selon l'esprit. Car on ne peut longtemps sans dommage vivre à contre-courant de sa pensée.

Si on le fait elle se dresse contre vous. Comme le dard du scorpion elle peut être l'arme invisible ou bien se retourner contre soi.

La connaître, la maîtriser, la respecter, l'utiliser, est la grande aventure de la vie.

Ce sont les actes qui font et jugent une vie. Non les mots. Non les intentions.

Mais un mot, une pensée, peuvent faire surgir un acte ou l'empêcher. Et il faut prendre garde aux pensées et aux mots. Ils sont cancer ou énergie.

Ils désagrègent ou rassemblent.

Un mot, une pensée dans une vie peuvent être un acte.

Ce n'est pas vers le passé qu'il faut tourner sa vie mais vers l'avenir. Car la vie est un fleuve qui coule vers demain et qu'on ne peut freiner. C'est pourquoi demain doit avoir plus d'importance qu'hier. Savoir qu'aujourd'hui naît du passé et porte vers demain.

La vie : chacun de nous en fait une expérience nouvelle, personnelle.

Et de toute expérience, dure ou douce, l'homme doit tirer un bien.

Il n'y a pas d'événement qui soit vain dans une vie.

Pas de jour, pas d'épreuve qui soient inutiles. A condition qu'on ne les contemple pas, fasciné, immobile comme l'est la proie d'un serpent, mais qu'on se serve d'eux comme d'un appui pour aller plus avant.

Dans chaque vie vient un moment où s'ouvre devant soi, à côté de soi, en soi un gouffre.

Vivre c'est réussir à ne pas y tomber.

Vivre c'est savoir le regarder et s'écarter.

Vivre c'est avancer : c'est à dire croître, s'épanouir par le bonheur mais aussi apprendre à tirer du malheur sa leçon.

Faire des temps de sécheresse des jours d'ouragan, des moyens de se renforcer, de s'éprouver. Pour s'élever, non pas par rapport aux autres mais par rapport à soi. Vivre c'est se déployer. Devenir pleinement ce que l'on est.

Vivre, c'est savoir ce qui compte d'abord dans sa vie. Ce que l'on place au plus haut. Rétablir l'ordre des importances. Et pour chacun, il change. Il faut trouver le sien.

Ne pas imiter ceux des autres. Inventer sa voie. Et se persuader qu'il faut la suivre : car la vie qu'on a refusé de vivre, la vie qui était en soi et qu'on a étouffée, elle devient jour après jour une puissance de destruction qui, comme un flux toujours amplifié, sape la personnalité, détruit tous les bonheurs possibles. Etouffe l'avenir sous les regrets de vie manquée.

Car vivre c'est être dans le monde avec joie. C'est vouloir cette joie. La maintenir. Refuser de se laisser envahir par les herbes grises de la tristesse.

Vivre c'est s'engager à agir. Vivre c'est être soi. C'est résister et aimer. Accepter et refuser.

Vivre, c'est créer.

Martin GRAY Le livre de la vie
pp 219 ... 260 Editions Robert Laffont, 1973

par Caroline publié dans : Méditations
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Mercredi 25 juin 2008

Un vendeur d'eau, chaque matin, se rend à la rivière, remplit ses deux cruches,
et part vers la ville distribuer l'eau à ses clients. Une des cruches, fissurée, perd
de l'eau ; l'autre, toute neuve, rapporte plus d'argent. La pauvre fissurée se sent
inférieure. Elle décide un matin de se confier à son patron.

"Tu sais, dit-elle, je suis consciente de mes limites. Tu perds de l'argent à cause
de moi car je suis à moitié vide quand nous arrivons en ville. Pardonne mes faiblesses."

Le lendemain, en route vers la rivière, notre patron interpelle sa cruche fissurée et lui dit :
- Regarde sur le bord de la route.
- C'est joli, c'est plein de fleurs.

- C'est grâce à toi, réplique le patron. C'est toi qui, chaque matin, arroses le bas-côté
de la route. J'ai acheté un paquet de graines de fleurs et je les ai semées le long
de la route, et toi, sans le savoir et sans le vouloir, tu les arroses chaque jour.
Ne l'oublie jamais : nous sommes tous un peu fissurés mais Dieu, si nous le lui
demandons, sait faire des merveilles avec nos faiblesses.

par Caroline publié dans : Méditations
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Mercredi 18 juin 2008

Un jour, quelqu'un murmura: " Seigneur, parle-moi !"
Et un oiseau chanta. Mais la personne ne l'entendit pas.
Alors elle cria: " Seigneur, parle-moi !"
Et le tonnerre roula dans le ciel. Mais cette personne n'écouta pas.
Elle regarda autour d'elle et dit: " Seigneur, laisse-moi te voir !".
Et une étoile scintilla dans le ciel, mais elle ne la vit pas.
Et elle s'écria :" Seigneur, montre-moi un miracle !"
Et une vie est née! Mais cette même personne ne la remarqua pas.
Alors, elle cria désespérément:
"Touche-moi, Seigneur et laisse-moi voir que tu es là."
Sur ce, Dieu la rejoignit et la toucha. Mais elle écarta le papillon et s'en alla...

Cela me rappelle grandement
que Dieu est toujours près de nous dans les petites choses simples
que nous prenons pour acquises même à l'âge électronique.
Alors j'aimerais en ajouter une autre : 
Elle cria encore: "Seigneur, j'ai besoin de Toi !"
Et un courriel lui arriva avec de bonnes nouvelles d'encouragement.
Et elle le supprima et continua à crier et à brailler...
Ne ratez pas une bénédiction,
parce qu'elle n'est pas enveloppée de la façon que vous l'attendiez.

Et attendez l'inattendu...

par Caroline publié dans : Méditations
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Dimanche 15 juin 2008

Tous les après-midi, au sortir de l'école, les enfants allaient jouer dans le jardin du Géant, un vaste et magnifique jardin au gazon doux et verdoyant. Des fleurs merveilleuses le parsemaient comme autant d'étoiles, et 12 pêchers s'y dressaient qui, au printemps, se couvraient d'une profusion de délicates fleurs roses et nacrées et, à l'automne, ployaient sous une masse de fruits splendides. Perchés dans les arbres, les oiseaux lançaient des trilles si mélodieux que les enfants suspendaient leurs jeux pour les écouter.

 

-Comme on est heureux ici se criaient-ils l'un l'autre.

 

Un beau jour, le Géant, qui venait de passer sept ans chez son ami l'ogre de Cornouailles, regagna son château. À son arrivée, il aperçut les enfants jouant dans le jardin.

 

-Que faites-vous ici? cria-t-il d'une voix rude. Mon jardin, c'est mon jardin. Vous comprenez, oui ou non? Et il n'y a que moi qui aie le droit d'y jouer.

 

Alors, il dressa un haut mur tout autour du jardin et planta un écriteau: ENTRÉE INTERDITE, SOUS PEINE DE POURSUITES. C'était, en fait, un Géant fort égoïste.

 

Les pauvres petits ne savaient plus où aller pour s'amuser. Ils essayèrent de jouer sur la route, mais elle était toute poussiéreuse et semée de cailloux, et cela ne leur plût pas. La classe finie, ils erraient autour des hauts murs et parlaient entre eux du beau jardin.

 

-Comme nous y étions heureux! se disaient-ils l'un à l'autre.

 

Le printemps revint et, avec lui, dans toute la contrée, les fleurs et les petits oiseaux. Mais, dans le jardin du Géant égoïste, l'hiver s'installa. Sans les enfants, les oiseaux n'avaient pas la moindre envie d'aller y chanter et les arbres oublièrent de fleurir. Un jour, une jolie fleur risqua bien un oeil au -dessus de l'herbe, mais elle vit l'écriteau et fut si attristée pour les enfants qu'elle rentra dans le sol et se rendormit. Les seuls à se réjouir furent la neige et le gel.

  

-Le printemps a oublié le jardin! s'écrièrent-ils. Nous allons pouvoir vivre ici toute l'année!

 

Et la neige recouvrit l'herbe de son grand manteau blanc, et le gel peignit tous les arbres d'argent. Puis ils invitèrent le vent du nord à les rejoindre. Il vint et se mit à rugir à longueur de journée dans le jardin et à bousculer les cheminées.

 

-Quel délicieux endroit! disait-il. Nous devrions y inviter aussi la grêle.

 

La grêle vint à son tour. Chaque jour, trois heures durant, elle crépita sur la toiture du château jusqu'à briser presque toutes les ardoises. Puis, elle s'élançait dans le jardin pour y tourner comme une folle. Son haleine était de glace. Assis à la fenêtre, le Géant contemplait son jardin blanc où il faisait grand froid.

 

-Je ne comprends vraiment pas, s'étonnait-il, pourquoi le printemps tarde tant. Vivement que le temps change!

 

Mais ni le printemps ni l'été ne venaient jamais. L'automne répandait des fruits dorés dans tous les jardins, sauf dans celui qui appartenait au Géant.

 

-Il est bien trop égoïste, se plaisait à répéter l'automne.

 

Et, dans le jardin, c'était toujours l'hiver.

 

Un matin qu'il reposait tout éveillé dans son lit, le Géant entendit de la musique ravissante, si douce à ses oreilles qu'il crut que les musiciens du roi passaient par là. Ce n'était, à vrai dire qu'une petite linotte sous sa fenêtre, mais il y avait si longtemps que le Géant n'avait entendu un chant d'oiseau dans son jardin que cette musique lui parut la plus belle du monde.

 

Tout à coup, la grêle cessa de trépigner au-dessus de sa tête, le vent du nord de hurler à ses oreilles, et un délicieux parfum entra par la fenêtre ouverte.

 -Je crois que le printemps est enfin là! s'écria le Géant, qui sauta de son lit et courut regarder dehors.

 

Un spectacle des plus étonnants l'attendait. Par une brèche du mur, les enfants s'étaient faufilés dans le jardin et avaient grimpé dans les arbres. Chaque arbre portait un petit enfant! Et, pour fêter ce retour qui les comblait de joie, les branches s'étaient couvertes de fleurs et remuaient doucement au-dessus des petites têtes. Les oiseaux voletaient en gazouillant de bonheur et les fleurs se haussaient en riant par-dessus l'herbe d'un vert éclatant.

 

C'était une vision exquise. Mais, dans un coin du jardin, le coin le plus reculé, à vrai dire, l'hiver sévissait encore. Un petit garçon était là, sous un arbre, si petit qu'il ne pouvait rejoindre les branches, et il tournait autour du tronc, pleurant à fendre l'âme. Le pauvre arbre était encore tout couvert de neige et de glace, et le vent du nord soufflait et hurlait autour de sa cime.

 

-Grimpe donc, petit ! disait-il, en inclinant ses branches le plus bas qu'il pouvait.

 

Mais l'enfant était bien trop petit. À ce spectacle, le Géant sentit fondre son coeur. "J'ai été trop égoïste, se dit-il. Je sais maintenant pourquoi le printemps ne voulait pas venir. Il faut que je mette ce pauvre petit à la cime de l'arbre et que je démolisse ce mur. Désormais, mon jardin sera toujours ouvert aux enfants."

 

Alors il descendit furtivement l'escalier, ouvrit tout doucement la grande porte et sortit dans le jardin. Mais en le voyant approcher, les enfants furent saisis d'une telle frayeur qu'ils s'enfuirent. Et l'hiver reprit possession des lieux. Seul restait le petit garçon, aveuglé par les larmes, il n'avait rien vu. Le Géant se glissa derrière lui, le prit délicatement dans sa main et le déposa sur une branche. Aussitôt, celle-ci se couvrit de fleurs et d'oiseaux chanteurs. Et le petit garçon tendit les bras, se jeta au cou du Géant et l'embrassa. Voyant cela, les autres enfants revinrent en courant et, avec eux, le printemps revint aussi.

 

 -Maintenant, le jardin est à vous, dit le Géant.

  

Et il prit une grande cognée et abattit le mur. Plus tard, les gens qui passaient sur la route l'aperçurent en train de s'amuser avec les enfants dans un jardin si beau qu'ils n'en avaient jamais vu de pareil. Au soir tombant, les petits prirent congé de lui.

  

-Mais où est donc votre ami? demanda le Géant. Celui que j'ai mis dans l'arbre.

  

-Nous ne savons pas, répondirent-ils. Il est parti.

 

 -Dites-lui bien de revenir demain.

  

Mais ils ignoraient où l'enfant habitait et ne l'avaient jamais vu auparavant. Le Géant en fut très attristé.

  

Tous les après-midi après l'école, les enfants venaient jouer avec lui. Le Géant était avec tous, d'une grande gentillesse, mais le petit garçon qu'il aimait tant ne revenait pas et il lui manquait.

  

-Je voudrais tellement le revoir! disait-il souvent.

  

Les années passèrent, et le Géant devint très vieux et sans forces. Il ne pouvait plus jouer et restait assis dans un énorme fauteuil pour regarder les enfants et admirer son jardin.

 

 -J'ai de très belles fleurs, disait-il, mais les enfants sont les plus belles de toutes.

 

 Un matin d'hiver, tout en s'habillant, il jeta un coup d'oeil par la fenêtre. Il ne détestait plus l'hiver, sachant bien que c'est tout au plus le moment où le printemps dort et où les fleurs se reposent. Soudain, saisi d'étonnement, il se frotta les yeux. Dans le coin le plus reculé du jardin, il y avait un arbre tout couvert de ravissantes fleurs blanches. Ses branches étaient d'or et ses fruits d'argent. Et, à son pied, se tenait le petit garçon qu'il avait tant chéri.

 

 Fou de joie, le Géant se hâta de descendre au jardin. Mais, quand il fut tout près, son visage s'empourpra de colère.

 

  -Qui a osé te faire du mal? cria-t-il.

 

Car, dans les paumes de l'enfant, on voyait la marque de deux clous et on voyait aussi la marque de deux clous sur ses pieds.

  

Qui a osé te faire du mal? répéta le Géant. Dis-le-moi que je prenne mon épée pour le tuer!

  

-Oh! non, répondit l'enfant. Ce sont les blessures de l'amour.

  

-Qui donc es-tu? demanda le Géant, qu'une étrange terreur envahit soudain.

 

 Et il tomba à genoux devant le petit garçon. Alors, l'enfant sourit au Géant et lui dit d'une voix très douce:

 -Tu m'as laissé, un jour, jouer dans ton jardin. Aujourd'hui, je vais te conduire dans mon jardin à moi qui est le Paradis.

Oscar Wilde

Quelques questions à se poser :

 « Apprends-nous la vraie mesure de nos jours » (Ps 89,12)

Qu’est ce qui fait la mesure de mes jours. En quoi sont-ils « réussis » ou « ratés » ?

 

« Elle est vivante, la parole de Dieu, elle pénètre au plus profond de l’âme. » (Hébreux 4,12)

Le géant, affecté par le petit garçon en pleurs à fendre l’âme, ne serait-ce pas la Parole de Dieu qui travaille dans mon cœur ? Par quoi suis-je touché ?


« Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l’aimer » (Mc 10,21)

Le petit garçon tendit les bras, se jeta au cou du géant et l’embrassa.

Jésus me fait confiance à ce point, en suis-je conscient ?

 


 

 

par Caroline publié dans : Méditations
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