Lundi 10 novembre 2008

J'en connais comme toi que le Seigneur a visités. Sur le champ, ils se sont mis en route vers des sages et des saints. Et les voici en train de méditer, de questionner, de s'agiter.

Ils me font penser à la Marthe de Evangile qui ne tient plus en place aussitôt que le Christ a franchi le seuil de sa maison. Au bout de quelque temps, le souffle court, ils retournent à leurs affaires. Ils parleront plus tard de ce moment, comme d'autres décrivent leur premier amour, à la fin d'une soirée.

Ne te presse donc pas. Tu verras bien en cours de route si tu as besoin de lumière. Et alors, tu sauras la trouver.

Si tu es parti quand même et que le maître spirituel que tu voulais t'a reçu, et s'il t'a donné l'ordonnance que tu attendais : méditation, lecture, oraison, rupture, jeûne, pèlerinage, demeure vigilant, ne confonds pas visite médicale, remède et guérison.

Jean-René Bouchet
Si tu cherches Dieu

par Caroline publié dans : Le billet d'humeur
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Dimanche 2 novembre 2008

Il y a des silences de lâcheté,

D’étourderie,

De somnolence,

De lassitude.

 

Il y a des silences de bouderies,

De rancune et

D’orgueil.

 

Il y a des silences égoïstes

D’amertume et

De haine.

 

Il y a des silences pesants,

Le silence qui divise,

Le silence qui nie ou qui juge.

 

Il y a des silences qui sont des refuges,

Voire des prisons.

 

Et il y a des silences transparents,

Des silences d’attention et de communion,

Des silences de vigilance et d’ouverture,

Des silences d’adoration.

 

Non seulement les bruits extérieurs ont été rejetés,

Mais même les bruits intérieurs, les pensées ou les sentiments qui nous encombrent.

 

C’est dans ce silence-là que parle le Seigneur.

Jean Sauvenay


par Caroline publié dans : Le billet d'humeur
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Samedi 25 octobre 2008
Un jour, alors que j'étais en première année du secondaire, j'ai vu un gars de ma classe marcher pour retourner chez lui après l'école. Il s’appelait Maurice. Il semblait transporter tous, mais vraiment tous ses livres. Je me suis dit :
- Qui peut bien ramener tous ses livres chez lui, un vendredi ? Il doit être idiot !

J'avais un week-end très chargé avec mes amis. Donc, je haussai les épaules et continuai mon chemin. Tout en marchant, j'ai vu une bande de jeunes courir vers Maurice. Ils l'ont rejoint, lui ont fait tomber tous ses livres. Ils lui ont fait perdre l'équilibre et il est tombé dans la boue, perdant ses lunettes. Ces dernières sont tombées à environ 3 mètres de lui. Maurice s'est relevé tranquillement et j'ai pu voir la terrible tristesse dans ses yeux. J'ai senti mon coeur se serrer et j'avais un noeud dans la gorge.

J’ai donc couru le rejoindre. Il cherchait ses lunettes et j'ai vu une larme couler sur sa joue. J'ai ramassé ses lunettes et lui ai dit :
- Ces gars là sont vraiment des cons de la pire espèce.  Ils devraient être punis pour ce qu'ils ont fait.

Il m'a regardé et m'a dit :
- Ah, merci !

Il avait un large sourire sur les lèvres. C'était un de ces sourires qui vous montrent de la gratitude sincère.

Je l'ai aidé à ramasser ses livres et je lui ai demandé où il habitait. Je me suis rendu compte qu'on habitait dans la même rue. Alors, je lui ai demandé pourquoi je ne l'avais jamais vu avant :
- C'est parce qu'avant j'allais dans une école privée.

Auparavant, je n'aurais jamais accepté de me compromettre avec quelqu'un qui fréquente l'école privée. Nous avons discuté sur tout le chemin du retour à la maison et j'ai transporté quelques uns de ses livres. Je me suis rendu compte qu'il était vraiment gentil. Je l'ai invité à venir jouer au foot avec mes amis le lendemain et il a accepté.

Nous avons donc passé le week-end ensemble. Plus j'apprenais à le connaître, plus je l'appréciais et mes amis aussi apprirent à l'aimer. Le lundi matin, sur le chemin de l'école, j'ai aperçu Maurice, encore une fois avec tous ses livres en main. Je l'ai rejoint et lui ai demandé :
- Wouah, tu vas te faire des super muscles à transporter tous tes livres comme ça chaque jour !
Il m'a souri et m'a donné la moitié de ses livres. Maurice et moi sommes devenu les meilleurs amis du monde.

Quelques années plus tard, nous avions terminé le secondaire et on planifiait nos études universitaires. Maurice, le plus fort de la classe, se dirigeait pour des études de médecine et moi, pour du sport-étude en football. Il était un de ceux qui s'étaient trouvés et affirmés pendant le secondaire. Il avait pris sa place et paraissait très bien. Il avait maintenant plus de rendez-vous que moi avec les filles. Elles l'aimaient et j’étais un peu jaloux !

Avant de se quitter, nous nous sommes tous retrouvés, élèves, enseignants et parents. Il avait préparé un petit discours mais il en était très nerveux. Je lui ai donné une tape d'encouragement dans le dos et lui ai dit :
- Hé, le grand, tu vas être parfait !

Il m'a regardé et m'a lancé un de ces regards (vraiment sincère) et m'a dit :
- Merci !

Il a commencé son discours, s'est arrêté pour éclaircir la voix puis a lancé :
- C'est un moment qui se prête bien pour remercier ceux qui vous ont aidé à passer au travers des moments difficiles : parents, professeurs etc. et plus particulièrement les amis. Je suis ici pour vous dire qu’être l'ami de quelqu'un, c'est lui donner le plus beau des cadeaux. Je vais vous raconter une histoire à ce sujet.

J'ai regardé Maurice avec stupéfaction lorsqu'il raconta la première journée où on s'était connu. Il avait planifié de se suicider ce week-end là. Il raconta qu'il avait vidé son casier pour éviter à sa mère d'avoir à le faire. Il m'a regardé droit dans les yeux et m'a souri :
- Merci de m'avoir sauvé ! Mon ami m'a protégé et empêché de faire une énorme bêtise !

Tout le monde est resté bouche bée lorsque Maurice, le gars le plus beau et le plus populaire de l'école, a raconté ses souvenirs les plus tristes. J'ai aperçu ses parents en train de me regarder avec ce même sourire de gratitude que Maurice avait. C'est à ce moment que j'ai réalisé toute la tristesse qu'il avait ce jour où l'on s'était rencontré. Ce n'était pas seulement à cause des jeunes voyous.

Ne sous-estimez jamais le pouvoir de vos actions. Avec un petit geste, vous pouvez changer l'existence de quelqu'un, pour le meilleur ou pour le pire. Les ami(e)s sont des anges qui nous remettent sur nos pieds lorsque nos ailes ont de la peine à se souvenir comment voler.

Anonyme

par Caroline publié dans : Le billet d'humeur
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Dimanche 19 octobre 2008
Un petit garçon demanda à sa mère :
- Pourquoi pleures-tu ?
- Parce que je suis une femme, lui répondit-elle.
- Je ne comprends pas, dit-il.

Sa mère le prit dans ses bras et lui dit :
- Et jamais tu ne comprendras.

Plus tard le petit garçon demanda à son père :
- Pourquoi maman pleure-t-elle ? Je ne comprends pas !
- Toutes les femmes pleurent sans raison, fut tout ce que son père put lui dire.

Devenu adulte, il demanda à Dieu :
- Seigneur, pourquoi les femmes pleurent-elles aussi facilement ?

Et Dieu répondit :
- Quand j'ai fait la femme, elle devait être spéciale.
J'ai fait ses épaules assez fortes pour porter le poids du monde ;
et assez douces pour être confortables.
Je lui ai donné la force de donner la vie,
et celle d'accepter le rejet qui vient souvent de ses enfants.

« Je lui ai donné la force pour lui permettre de continuer quand tout le monde abandonne,
et celle de prendre soin de sa famille en dépit de la maladie et de la fatigue.
Je lui ai donne la sensibilité pour aimer ses enfants d'un amour inconditionnel,
même quand ces derniers l'ont blessée durement.

« Je lui ai donné la force de supporter son mari dans ses défauts
et de demeurer à ses côtés sans faiblir.
Et finalement je lui ai donné des larmes à verser quand elle en ressent le besoin.

« Tu vois mon fils, la beauté d'une femme n'est pas dans les vêtements qu'elle porte,
ni dans son visage, ou dans la façon de se coiffer les cheveux.
La beauté d'une femme réside dans ses yeux.
car c'est la porte d'entrée de son coeur - le lieu où réside l'amour.
Et c'est souvent par ses larmes que tu vois passer son coeur.

« Toutes les femmes sont belles,
et nous devons les encourager à s'aimer telles qu'elles sont
et à avoir une juste estime d'elles-mêmes. »

Anonyme

par Caroline publié dans : Le billet d'humeur
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Lundi 1 septembre 2008

Pour beaucoup d’entre nous, ce lundi rime avec rentrée scolaire, ô joie !!!

Une année de plus, le temps passe, les rentrées scolaires demeurent. Sac, feuilles, stylos, récit de vacances, retrouvailles avec potes et profs fétiches… Un parfum de monotonie voltige dans l’air. Et cet été alors ? Y-a-t-il eu rupture avec la monotonie ? J’ose imaginer !!

Comment faire en sorte que ce que nous avons pu vivre de génial en un court été persiste pendant  une longue année ? La question est bonne, la réponse peut surprendre : en observant les constantes. Les constantes ! Y en a t’il seulement ? J’en vois au moins une, et c’est au long de ces vacances que j’ai pu la percevoir : « you’ve been looked after », littéralement : « on s’est occupé de vous ».

Phrase énoncée par un parfait inconnu au long d’un palpitant périple écossais. Qu’est ce à dire ? Que quelle que soit la situation, le contexte ou les circonstances la main de Dieu n’est jamais loin pour nous faciliter la tâche ! « trop original comme discours putain ! ». L’originalité n’est peut être pas au rendez vous pour rétablir l’originalité, mais il me semble qu’elle flirte avec la réalité. Une fois de plus, je pense que le renvoi à l’expérience est la meilleure argumentation possible, mais il n’est jamais facile de voir l’évidence ! Pour vous guider un peu, je peux vous conter une anecdote…

Nous avons passé avec un bon duo de potes quelques jours de « ouf’ » dans les îles Ecossaises, tout au long de notre séjour tout nous sourit ou presque, le quasi invraisemblable se produit…

31 Juillet, midi, à Stein, petit village de pêcheurs paumé dans l’île de Skye. La fatigue accumulée pendant 7 jours d’une rando assez sportive se fait sentir. Nous décidons de guérir le corps par le corps, nous voilà donc en train de nous péter le bide dans Stein Inn au rythme du glouglou des bières qu’on sert au bar. C’est bon, c’est beau, ça fait cher mais l’enthousiasme revient. Nous voilà sur la route, sous une pluie battante, 1 mile, 2 miles, 5 miles, aucune voiture ne s’arrête malgré nos signes désespérés, nous sommes trempés, l’enthousiasme retombe.

Comme souvent dans ce genre de contexte, on pète son câble, et ça va mieux ensuite. Chorée, chants, ola et haute voltige… Bizarrement personne ne stoppe, quand, soudain, une voiture vient vers nous en sens inverse et s’arrête à notre hauteur. « we came back for you »,  « wow, many thanks ! » La voiture nous largue 20 miles plus loin à Uig. Je m’aperçois vers 21 heures que j’ai oublié ma carte de crédit, mon argent, et 2 3 autres bricoles à Stein. Le lendemain, 1er Août, nous devons prendre un ferry à 14h pour changer d’île. La situation se complique singulièrement.

Ma mission est la suivante : retourner à Stein, retrouver mon bien, revenir à temps pour prendre le ferry. C’est loin d’être gagné, en effet 50 miles en une nuit sans autre moyen de transports que ses pieds, c’est dur. Complètement désespéré, je demande à la 1ère personne que je croise dans le camping si elle connaît Stein et si elle compte y aller dans les jours qui suivent, réponse attendue et non escomptée : «  non ! »

10 minutes plus tard, la même personne revient et me dit qu’elle m’emmènera là-bas demain dans son mini-bus et que je serai de retour à temps pour le ferry « Wow ! Many thanks ! »

Cette histoire paraîtrait bien anodine si des situations similaires ne s’étaient pas produites tout au long de l’été, ou lors de l’année précédente. Quand tu prends conscience de ça, ton regard sur la réalité se métamorphose, et la monotonie est rejetée… loin !

Gardons l’œil ouvert, semblables à des veilleurs sur les remparts de Jérusalem.

Excellente année scolaire 2008-2009 belle et enrichissante à tout niveaux !!

Mon billet d'humeur
A.

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Vendredi 13 juin 2008

« Chercher avant tout à être heureux », c’est pas super original quand même !

Ce qui est original par contre, c’est déterminer ce que ça veut dire pour nous « être heureux », si ça veut dire quelque chose d’ailleurs… Mais c’est complètement impossible  de déterminer ça, il y a tant de bonheurs différents, « à chacun son bonheur » après tout. C’est pas ça qui nous empêche de réfléchir 3 minutes.

Allons voir chez les sages : si on en croit André Vingt-Trois,  ça consiste à se mettre au service les uns des autres, bon il est mignon Dédé mais pas très funky, y’a qu’à le regarder.

Allons voir chez Saint Paul c’est une référence après tout : « à chacun la manifestation de l’esprit est donnée en vue du bien commun ». Ah… ça veut dire quelque chose ça ? il y a un rapport avec le fait d’être heureux ? C’est bien…

 

Autre possibilité = petit retour sur expérience.

Avril 2008, soirée théâtre de mon école, grand projet, moteur des derniers mois, tout le monde au taquet depuis le début de l’année. Ça se passe à perpète pourtant on est tous là à 8h pétantes ! Préparatifs intensifs pendant les 11  heures qui suivent. Disposition du théâtre pour accueillir  1000 personnes, préparation du buffet,  ( ça c’est pour l’aspect chiant, même si quand on prépare des petits fours à 17, on s’éclate quand même plus) ! Et puis après faut répéter la 1ère partie, la 2ème partie. Faut commencer à accueillir les gens en préparant en même temps les acteurs en les maquillant par exemple, faut gérer les décors, les lumières, les costumes, s’entendre avec ceux du théâtre, servir le buffet, s’occuper des mecs bourrés, déstresser ceux qui s’apprêtent à rentrer sur scène, filmer la représentation, photographier tout le monde… Sans compter tout ce qu’il a fallu faire avant : trouver un théâtre, le louer, trouver de quoi financer, envoyer les invites’, faire le programme, répéter et encore répéter… Sans compter tout ce qu’il faut faire après : ranger, nettoyer, débarrasser…

C’est clair que ça a pas l’air comme ça, mais quand t’es dedans, tu la sens bien passer quand même la soirée théâtre. Bon, je raconte ma vie, on s’en fout, ce qui est important c’est de savoir qu’on s’y est tous mis, et de voir ce qui s’est passé à la fin.

 

Le rideau tombe. La salle explose littéralement. Le rideau s’ouvre. On est tous là. Sur la scène. On se regarde comme des cons : ceux qui sont restés dans l’ombre toute la journée, sans qui rien n’aurait pu se faire, ceux qui étaient en pleine lumière, sans qui rien ne se serait fait. Et puis on sait pas ce qui se passe mais, devant 1000 personnes déchaînées, on pète un câble, on se met tous à hurler, battre des mains, sauter partout, lancer des chenilles géantes.

Et là, tous ceux qui sont sur scène disent :  « wow » ; pensent : « je suis trop heureux » constatent « c’est complètement ouf ! »

 

C’est ce qu’on appelle la joie du Bien Commun, c’est pas le bonheur d’un pauvre pelé paumé dans son coin, c’est celui de tous et ça  a rien à voir. Chacun est capable d’accomplir quelque chose pour le bien de tous, chacun est doté par « l’esprit » d’un charisme en vue du Bien Commun.

Et c’est là qu’on rejoint « Dédé », se mettre au service les uns des autres, ça veut dire viser ensemble le Bien Commun et tout faire pour l’atteindre. Ce bien - comme les moyens pour l’atteindre - peut prendre différentes formes, tout dépend du contexte. Et quand tu l’atteins, c’est un truc de barge…

 

Bon en langage technique, ça s’appelle la « communion des saints » ou le « dogme du corps mystique », mais on s’en tape.

par Caroline publié dans : Le billet d'humeur
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Samedi 31 mai 2008

 

« Aimer ses ennemis ». Tu parles d’un plan foireux !

 

Hier à Châtelet, à attendre le RER B, pour changer...

Une voix m’interpelle : « tu fais quoi comme étude ? »

 

Emergence difficile du bouquin que j’avais en mains, en face un visage, décomposé par la souffrance, crispé par l’angoisse. S’ensuit ce qui suit, diction difficile, au bord des larmes, mimique qui va bien avec :

 

« - Je suis originaire d’Afrique, arrivé en France il y a très peu de temps, un doctorat en Physique. Le CROUS de Paris refuse une bourse aux étudiants étrangers, plus d’argent, seule possibilité, appeler mon père en Afrique pour qu’il me fasse un virement. La démarche est trop compliquée, je ne peux appeler que d’un seul endroit dans Paris, j’ai besoin de 3 cartes téléphoniques, elles coûtent chacune 14,2 Euros. »

«  - En gros, tu veux que je te files du fric ? »

« - Tu peux pas imaginer l’humiliation que c’est pour moi, je sais pas si tu réalises à quel point je bafoue ma dignité. En Afrique, la dignité est ce à quoi nous sommes le plus attachée »

« - Rien me prouve que t’es pas en train de me baratiner, comment je peux te croire ? »

« - Je suis contraint par l’obligation morale à te rembourser dès que je le peux. »

« - Tu crois en Dieu ? »

« - Je suis chrétien. »

« - Tu peux me le jurer sur ta Foi ? »

« - Je te le jure sur ma foi en Dieu »

« - Ah ouais quand même ! »

 

Je me laisse touché,  lui file 40 Euros, mes coordonnées, lâche au passage :

« - Tu sais, moi, j’ai la conscience tranquille, toi, tu sais à quoi tu t’engages, t’as juré sur ta foi. C’est toi qui parlais de dignité tout à l’heure. »

 

Et puis, plus aucun signe de vie. Je m’en veux à un point.

Philanthropie de merde, « Foi en l’homme » de merde.

Je lui en veux à un point, je le chope, je le démonte.

 

Pourtant, ce mec est vraiment à plaindre, il est descendu tellement bas dans l’échelle de la dignité humaine. Il me méprise, me manipule, me ment, me trompe, passe encore. Pire, il renie son pays, ses attaches, sa culture, sa dignité, sa Foi pour 40 Euros à la con. Elle est où la proportion ?

 

Aimes tes ennemis, ils en ont tellement besoin, tu leurs dois bien ça.

Grandis dans l’amour, purifies-le cet amour.

Sors de toi même,  de ton cocon, de ton « individualisme communautaire ».

Facile à dire, c’est clair, mais c’est tellement important.

 

Comme dit l’autre, « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. », ça marche aussi.

 

Mon billet d’humeur

A.

 

 

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Mardi 22 avril 2008

Il y a déjà un certain temps que l’humeur ne m’avait pris de rédiger quelques lignes.

Panne d’inspiration ? Absence d’envie ? Appel à l’humilité ?

Je ne suis pas à même de le dire.

J’ai cependant vécu quelque chose de si particulier ce soir qu’il convient d’en parler.

 

J’étais tout à l’heure à un temps de louange animé par un « fameux » groupe de louange.

Un homme a témoigné, son discours était le suivant :

« « Aimez vous les uns et les autres comme je vous ai aimé », « Tu aimeras ton prochain comme toi même ».

Voilà sûrement les 2 phrases les plus profondes laissées par le Christ, et j’ai l’intime conviction que seul celui qui a une réelle estime pour lui même pourra aimer son prochain.

Jusque là rien d’exceptionnel, c’est après que les choses se sont compliquées, le discours continuait en ces termes :

« Aimez vous, seule cette phrase doit vous animer, chacun va regarder à gauche et à droite, et dire à son voisin qu’il l’aime (l’assemblée s’est exécutée). 

Il m’arrive moi même en marchant dans les rues d’arrêter quelqu’un pour lui dire que je l’aime, au bureau, je dis à tous mes collaborateurs que je les aime, ça vous change la vie… »

 

Il y a quelque chose de très beau dans ce témoignage, cependant, restons lucides, on ne peut pas systématiquement aimer tout le monde, on ne peut pas prétendre à un amour universel qui s’appliquerait à tous.

Qui peut prétendre aimer chacun ?

Le seul qui ait aimé le monde entier, c’est Jésus.

C’est lui qui est allé jusqu’à donner sa vie pour chacun d’entre nous.

Or l’homme n’est pas Dieu,  même s’il peut pressentir ce vers quoi il doit tendre, ce qui doit l’animer.

 

Je pense que lorsque on prétend aimer, c’est en vérité qu’on doit aimer, et ce non pas parce quelqu’un a dit « il faut aimer », mais parce que cette exigence s’impose d’elle même.

Qu’est ce qu’aimer en vérité ?

Aimer en vérité, c’est « tout donner et se donner soi même ».

Aimer en vérité, c’est donner sa vie pour ceux qu’on aime.

Aimer en vérité, c’est ce qui fait de nous une créature si merveilleuse.

 

Et il semble plus juste de commencer par aimer en vérité les personnes qu’on fréquente au quotidien, celles de qui on se croit proches.

Est ce à dire que l’on se renferme sur un cercle restreint ?

Non car l’amour grandit et purifie,  repousse les limites, enfonce les verrous qu’on croyait fermés, se propage, nous ouvre à l’extérieur.

 

Comment peut on grandir dans l’amour?

En demandant et en accueillant la Grâce dans la patience et dans l’humilité.

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais, et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers le Père. Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. »

Mon billet d'humeur
A.

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Samedi 22 mars 2008

La foi que j’aime le mieux, dit Dieu, c’est l’espérance.

 

La foi ça ne m’étonne pas.

Ça n’est pas étonnant.

J’éclate tellement dans ma création.

 

La charité, dit Dieu, ça ne m’étonne pas.

Ça n’est pas étonnant.

Ces pauvres créatures sont si malheureuses qu’à moins

d’avoir un cœur de pierre, comment n’auraient-elles

point charité les unes des autres.

Comment n’auraient-ils point charité de leurs frères.

Comment ne se retireraient-ils point le pain de la bouche,

le pain de chaque jour, pour le donner à de malheureux

enfants qui passent.

Et mon fils a eu d’eux une telle charité.

 

Mon fils leur frère

une si grande charité.

 

Mais l’espérance, dit Dieu, voilà ce qui m’étonne.

Moi-même.

Ça c’est étonnant.

 

Que ces pauvres enfants voient comme tout ça se passe

et qu’ils croient que demain ça ira mieux.

Qu’ils voient comme ça se passe aujourd’hui et qu’ils

croient que ça ira mieux demain.

Ça c’est étonnant et c’est bien la plus grande merveille

de notre grâce.

Et j’en suis étonné moi-même.

Et il faut que ma grâce soit en effet d’une force incroyable.

Et qu’elle coule comme une source, et comme un fleuve inépuisable.

 

Et cette fois, oh cette fois, depuis cette fois qu’elle

coula, comme un fleuve de sang, du flanc percé

de mon fils.

Quelle ne faut-il pas que soit ma grâce et la force

de ma grâce pour que cette petite espérance, vacillante

au souffle du pêché, tremblante à tous les vents,

anxieuse au moindre souffle,

soit aussi invariable, se tienne aussi fidèle, aussi droite,

aussi pure ; et invincible, et immortelle, et impossible

à éteindre ; que cette petite flamme du sanctuaire.

Qui brûle éternellement dans la lampe fidèle.

 

Une flamme tremblotante a traversé l’épaisseur des mondes.

Une flamme vacillante a traversé l’épaisseur des temps.

Une flamme anxieuse a traversé l’épaisseur des nuits.

Depuis cette première fois que ma grâce a coulé pour

la création du monde.

Depuis toujours que ma grâce coule pour la conservation

du monde.

Depuis cette fois où le sang de mon fils a coulé pour

le salut du monde.

 

Une flamme impossible à atteindre, impossible à éteindre

au souffle de la mort.

 

Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance.

Et je n’en reviens pas.

Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout.

Cette petite fille espérance.

Immortelle.

Charles Péguy

In, le porche du mystère de la deuxième vertu.

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Jeudi 13 mars 2008

J’ai été enthousiasmé par les échos qui me sont parvenus du Camp ski/spi 2008, un moment magique gravé à jamais dans les mémoires.

J’ai été frappé par le rayonnement qui émanait des personnes qui l’ont évoqué.
J’ai été touché par les quelques mots échangés avec Padre, ses yeux étaient brillants, son regard était éloquent.
J’ai été bouleversé par l’évangile de Dimanche dernier, la Résurrection de Lazare.
Je voudrais attirer votre attention sur quelques points qui me semblent essentiels et révélateurs.
 
Jésus se rend au tombeau en compagnie de Marthe et de Marie et des juifs, venus de Jérusalem consoler les deux sœurs. Arrivé au tombeau, malgré la mise en garde de Marthe « Mais, Seigneur, il sent déjà, voilà quatre jours qu’il est là. », Jésus ordonne aux juifs, c’est à dire à la communauté, d’enlever la pierre.
C’est la communauté qui nous met face au Christ, c’est elle qui roule la pierre, c’est elle qui permet à la lumière de s’engouffrer dans l’obscurité du tombeau.
Vous venez de passer une semaine en communauté…
Le Christ ordonne ensuite au mort de sortir, « Lazare, viens dehors, et le mort sortit, les pieds et les mains attachés, le visage enveloppé d’un suaire ».
Il est rare qu’un mort lié dans des bandelettes prenne ses petites pattes et se mette à sautiller tel un cabri. Quand Lazare sort du tombeau, il n’est pas encore revenu à la vie, son visage est enveloppé du suaire, son corps est ligoté.
Le « djeun » du PJD qui revient d’un Camp ski/spi qui déchirait tout, n’est pas encore tout à fait revenu à la vie, il n’en est pas loin…
Le Christ ordonne ensuite aux juifs, c’est à dire à la communauté (encore), de délivrer le mort toujours emballé dans ses bandelettes : « Déliez-le… »
Le rôle de la communauté reste fondamental, le Camp ski/spi, ça ne dure pas qu’une semaine...
« Et laissez-le aller ! », c’est à celui qui vient d ‘être délié et arraché aux ténèbres, c’est à dire au djeun du PJD qui revient du Camp ski/spi qui déchirait tout, de choisir librement de s’engager désormais sur le chemin qu’il souhaite, celui de la vie ou celui de la mort…
 
« Jésus lui dit, « moi je suis la Résurrection et la Vie ». »
« Crois tu cela ? »
 
Bon Vent !!!

Mon Billet d'Humeur
A.
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Présentation

  • : Pôle Jeunes Daubigny
  • pjd17
  • : aumonerie catholiques Religions
  • : ce blog s'adresse à tous les jeunes de 14 à 20 ans ayant envie de connaître Dieu ou en recherche sur le sens de leur vie. Il présente les activités du PJD : camps de ski, d'été, pélerinage, activités dans l'année et tous les bons moments partagés dans une ambiance chaleureuse de fraternité.
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Rendez-vous hebdo

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Mercredi 7 janvier
Jérusalem Céleste
Temps de louange et de prière
19h15
crypte, rue Ampère


Vendredi 9 janvier

Activités

18h00-20h00


Samedi 10 janvier

Groupe St Paul 4ème-3ème

18h00-22h15

Dimanche 11 janvier

Messe des jeunes

18h15

crypte, rue Ampère

 

Evènements 2008-2009

Février 2009
Camp ski/spi

Avril 2009

Pélerinage à Rome

Mai 2009
FRAT Jambville

Juillet 2009

Camp d'été Hautes Alpes

Juillet-Août 2009

Pélerinage en Italie 

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